Elle est à mes côtés depuis plus de 6 ans maintenant. C'est simple, on se suit partout. Parfois elle m'exaspère. D'autres, elle m'attendrit. Si semblable tout en étant si différente.

Je m'amuse assez régulièrement de ce qu'elle provoque dans l'imaginaire des gens, surtout chez les hommes, qui bien souvent se mettent à la draguer, ne voyant en elle que la femme libérée avec laquelle on peut se marrer. Elle semble parfois un peu flotter au milieu de tout ça. Et en sourit. Et de mon côté je me dis que j'aimerais bien connaître ça, aussi.

Si semblable à moi par sa sensibilité, sa spontanéité (qui lui joue bien souvent des tours), son envie de rire de tout.

Si différente par ces soirées où elle semble être tout le temps alors que personnellement, je ne suis mieux nulle part ailleurs que dans ma tanière, à manger des carrés de chocolat bien au chaud sous mon plaid. Si différente par sa légèreté, ce sourire quasi permanent, cette force qu'elle dégage. Alors que de mon côté, tout n'est pas si rose et le masque souriant a des fêlures de plus en plus visibles.

Bref. Je l'aime bien et même si elle a parfois pu être envahissante, j'ai du mal à imaginer qu'elle ne soit plus là.

J'ai toutefois fait un rêve bizarre il y a peu... Je la tuais.

Je rendais Miss Blablabla à ce grand royaume virtuel où elle est née une fin de mois d'août 2005. Parce que ce monde virtuel pue de plus en plus, entre bataille d'influence, de m'as tu vu, de taille de Klout. Sans vous parler des coucheries, souvent instruments de cette course à l'influence pathétique.

Je me suis réveillée en sueurs, parce que si nous devenons moins productives ici pour X raisons, il n'en reste pas moins l'attachement sentimental, ce besoin viscéral de parfois écrire mais surtout de tenter de créer une émotion, un sourire, et soyons fous, parfois même un rire, même si vous n'êtes plus que deux derrière votre écran à vous dévouer (si je ne compte pas la Reine Mère qui vient en cachette ici, j'en suis sûre).

Et puis, la connasse avec son chapeau n'est pas responsable de ce qu'il se passe tout autour, dans ce monde 2.0. Alors pourquoi ne pas la laisser continuer son bout de chemin...? A son rythme (lent). Dans ce nid virtuel auquel elle a fini par s'attacher.

Et soyons clairs: à quoi bon fermer ce blog ? D'abord, ça va pas changer la face du Monde. Et surtout, ça ne nous rendra pas Mike Brant.

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Sur ce, je vais aller prendre mes petits cachets roses