"Viens petite sur mon scooter..."
Par Miss Blablabla le samedi 28 août 2010, - Je, Moi et ma petite personne - Lien permanent
...Cela a commencé comme cela. On le sait, les hommes aiment faire rêver les
femmes. Et c'est ainsi que l'on vit des moments hors du temps...
Ou carrément lunaires.
J'ai donc récemment été embarquée un soir sur un scooter et le beau gosse en
question a voulu me faire rêver. A sa façon. Et on peut dire qu'il a de
l'imagination, le bougre.
Je te raconte. Et pour la facilité du récit, trouvons lui un nom (soyons
respectueux des réputations de chacun, hein). Vu que tout cela s'est passé dans
le Sud et qu'ici on apprécie les espagnolades, appelons le Juan Carlos. Ça
sonne bien ça, Juan Carlos.
Donc Juan Carlos m'embarque sur son scooter et nous voilà rendus sur une des
paillotes locales en vue. Bon sauf que là, la saison se termine, qu'il n'y a
pas foule, voire même c'est presque désert. On s'en fout, on va pas se laisser
aller, on boit nos mojitos.
C'est là que les choses m'ont échappées et que je ne sais sur quel délire
c'est parti, mais Juan Carlos décide de me faire découvrir Palavas-Les-Flots by
night.
Oui, moi, Miss Blablabla, blogueuse influente et connasse du 16ème à mes
heures, je me retrouve sur un scooter, à arpenter Palavas, la nuit.
(rigole pas, le pire n'est pas encore arrivé)
Sauf que Palavas, à 1h30 du mat', fin août, c'est un peu la mort du petit
cheval niveau ambiance. Mais c'est pas grave, Juan Carlos reste dans son délire
du "on va faire la tournée des endroits nazes". Comme je suis blonde et beurrée
comme un petit Lu, je trouve l"idée super. Et nous voilà devant le Casino de
Palavas.
Et de causer 5 min avec le clan des vamps (50 balais bien tassés, maquillées
comme des voitures volées), qui sortent du Casino et expliquent à Juan Carlos
(il a la côte avec le 3ème âge) qu'elles partent parce qu'elles n'ont rien
trouvé à se mettre sous la dent.
Et donc scoop: à Palavas, la nuit, tu croises des veuves joyeuses qui ont le
couteau entre les dents. Et trop de blush.
(les trainées)
Encouragés par cet échange, nous allons direct au Dancing du Casino. Et là,
grosse grosse ambiance... trois couples en train de danser sur "Can't take my
eyes off of you". Moyenne d'âge ? Elevée, sans nul doute. Je passe sur la
commande de coupes de champagne Piper le Dauphin (c'est un peu l'autoroute du
rire, avec Juan Carlos), l'interdiction formelle qui nous a été signifiée de
danser avec nos coupes (WTF ??), les vieux qui se collent des mains aux fesses
et font des figures de style sur la piste de danse. Bref, ça chauffe grave dans
les bermudas.
Le pompom, c'est le 1/4 d'heure slow qui a débuté peu de temps après notre
arrivée... On a quand même eu droit à L'été indien et une obscure soupe d'Hervé
Vilard. Bon ok, on était dans un délire des endroits les plus nazes de la
planète mais rapidement, Juan Carlos et moi sommes arrivés au bout du rollmops
et avons enfourché le scooter à la recherche d'un autre haut lieu des soirées
palavasiennes.
C'est comme ça que nous sommes arrivés dans LA boite de Palavas, celle qui
se trouve aux arènes. Le Latina quelque chose (Piper le dauphin semble avoir
causé de sérieux dommages collatéraux au niveau de ma mémoire).
Là encore, foule en délire: au moins 10 personnes sur le dancefloor. Mais au
moins, il y avait de la jeunesse.
C'est à n'y rien comprendre: où sont donc passés tous les aficionados du
camping censés échouer ici ? Bref, nous n'avons pas failli (l'alcool
aidant, faut avouer) et sommes (un peu) restés. Enfin, le temps de deux verres,
quoi. Et de quelques cigarettes (la Loi Evin semble ne pas être arrivée jusque
là) (et c'est tant mieux, parce qu'à part picoler et fumer en rigolant sur des
conneries, y'avait pas grand chose d'autre à faire au Latina truc). Et
d'observer des boutonneux gigoter mollement devant des Loanas en devenir,
jupes-tutus et licorne tatouée de circonstance.
Bref. Tu comprends maintenant pourquoi je parlais de soirée
lunaire.
Le pire, c'est que c'était une très bonne soirée et que ce genre de délire,
c'est tout à fait mon truc.
Ou alors, il est urgent que je rentre à Paris pour retrouver tout sens
commun.

(oui parce que quand même, à Palavas, il y a du level mais on voit ça
aussi, le lendemain d'une soirée hors du temps)
Commentaires
Ton Juanito, il s'appelait pas Jean-Claude Duss à tout hasard ?
Bon c'est pas tout, mais 3 cartables à vérifier… ;-)
je me suis dit que j'allais pas piper mot à la lecture de ce cocasse récit mais ce lever de soleil manque de moët. hum. nan, sérieux, voilà un sunrise comme j'aimerais en voir plus souvent sur le canal saint martin.
Imposture > Ouhla non, on est trèèèèès très loin de Jean-Claude Duss... (n'oublie pas de prendre une pomme pour la prof)
Philippe > Photo prise avec mon téléphone, ça ne vaut pas ce que j'aurai pu avoir avec mon Reflex (que j'ai regretté plein de fois pendant mes vacances)
Sérieux Palavas ? (la honte)
Violette > Parce qu'on m'y a trainée. Sans ça, tu penses bien que je n'y aurais jamais mis mes petons de femme du monde. (hin hin)
Je me demande : c'est plus la honte d'aller passer ses vacances à Palavas ou d'avoir un ex qui s'appelle Juan Carlos ?
Ouais, t'façon je cumule alors qu'est ce que ça peut bien me faire ...
Fanny > Un "ex" ?!? J'ai jamais dit que j'avais fauté avec Juan Carlos, wow ! Je suis encore vierge, moi, Madame !!!
(et oui, j'ai grandi pour partie à Palhawaï, et alors ?!?