L'aventure, c'est l'aventure
Par Miss Blablabla le lundi 14 décembre 2009, - Tout et n'importe quoi - Lien permanent

Tout avait commencé simplement: je sortais de mon 1-6 pour un drink de la
déprime du dimanche soir. Un truc entre filles, basé sur un principe simple: on
boit nos 46 cl de Chardonnay, on dit du mal des gens et on rigole.
Hé bien les gens, croyez moi, sortir du 1-6 pour aller voir ce qu'il se
passe à Abbesses, c'est un truc de dingue. Parce qu'une fois sortie du métral,
je crois que je suis passée quelque part dans la 4ième dimension (ou pas
loin).
Cela a commencé par un petit camion qui diffusait très très fort de la
musique et nous souhaitant un joyeux Hanoukka. Jusque là, rien de fou, hein,
juste que le camion a stationné à 10m de nous et que du coup, cela devenait
bien compliqué de discuter mascara et top-coat.
Une fois le petit camion parti, un couple est venu s'installer à côté de
nous (en terrasse, donc) (oui, même avec moins 15 degrés, on reste en
terrasse). Le Monsieur, je dois t'avouer que je n'ai pas fait bien attention
mais la Dame était plutôt élégante avec ses cheveux tout blancs nickel et bien
brushés (pas comme ma tignasse du dimanche, mais ceci est un autre
sujet)
Bon ben la Dame, quand elle s'est levée, elle était tellement murgée qu'elle
est tombée le nez le premier sur le passage clouté. La grande classe
internationale.
Visiblement, elle comptait dormir chez le Monsieur, mais on n'est même pas sûr
qu'elle connaissait son nom. Mais c'était pas bien grave parce qu'à quelques
mètres de là, il y avait un autre Monsieur qui n'arrêtait pas de dire que la
Dame elle était "bonne" et qu'elle pouvait dormir chez lui. Autant te dire que
la Micheline, elle avait grave du succès.
Bref, nous étions bien rassurées de savoir que même vieilles et murgées, il
serait possible qu'on ait encore une vie sexuelle.
Puis on a eu gros connard qui est venu s'installer à côté de nous. Alors
lui... un poème. Il a pris une soupe de poireaux qui pue, un plat qui sent pas
bon et qu'il a mangé en nous faisant bien profiter des bruits de mastication.
Et c'est au moment où il allait commander son dessert que les choses sont
parties en cacahuète.
Je t'explique.
On a eu une sorte de Marianne James black qui est venue fumer sa clope sur
un tabouret dehors, installé juste à côté de Violette (ah oui, je ne t'ai pas dit: je
prenais donc un drink avec Violette). Du coup, Marianne était un peu sur les
genoux de Violette mais ça allait encore car elle était plutôt
sympathique.
Bon ok, elle nous parlait de trucs dont on se foutait et nous a coupé en
pleine discussion sur les billets sponsorisés mais bon, nous étions open pour
parler au peuple.
C'est pas Hanoukka tous les jours.
Là est arrivé Aldo-le-sous-marin. Pote de Marianne. Le type qui t'explique
qu'il est nettoyeur (du coup, j'ai failli l'appeler Léon mais je n'ai pas osé),
qu'il était dans la brigade chais pas quoi, qu'il savait régler ses problèmes
tout seul. Et pendant ce temps là, la cendre tombait sur sa veste. Le genre un
peu clodo mais qui veut rester élégant.
Le Aldo, il était un peu lourd, mais attachant: pas méchant pour un sou,
émouvant, avec une vraie gueule, et puis il a un Facebook et un site internet,
il nous a dit. Du coup, il est un peu de la famille des influenceurs, comme
nous. D'autant qu'il avait l'air super connu dans le quartier, même que
Violette se demandait pourquoi nous ne l'avions pas encore croisé dans une
soirée blogueurs.
Bref, on tapait la discute (enfin, Aldo monologuait pendant que le mal de
crâne menaçait Violette et que je me rappelais que je n'avais pas fait de
machine de culottes du week end).

Jusqu'à ce que gros connard (tu sais, celui qui a bouffé comme un chancre
avec des bruits de sucion) (fais un effort, suis un peu) pète sa durite et se
mette à parler méchamment à Aldo.
Et nous, cela ne nous a pas trop plu qu'il s'en prenne à Aldo, qui était
tout gentil (saoûlant, mais gentil et sûrement plus respectable que gros
connard). Du coup, on s'est un peu énervé et il nous a traité de "parisienne de
mes couilles".
Tu y crois, toi ?
Là, Marianne version black nous a dit qu'elle allait rentrer chez elle car
elle avait un peu bu et que le poulet dans son sac à main commençait à peser
lourd (je n'ai pas d'explication à tout, désolée)
Au bord du nervous breakdown, nous avons décidé de boire notre café à
l'intérieur, où nous avons retrouvé Aldo (que Violette a aussi retrouvé dans
son Flick'r, mais je te met pas la photo, qu'elle se démerde si il lui colle un
procès)
Epuisées, nous avons fini par partir, Violette se moquant du fait que c'est
une vraie histoire quand je sors de mon 1-6.
Elle ne croyait pas si bien dire, parce qu'aventurière dans l'âme, je me
déplacais hier soir en métro.
C'est quand un type, entre Kléber et Boissière, a sorti son attirail sous
mes yeux éberlués que je me suis dit que, quand même, nous vivions dans un
monde merveilleux.

Commentaires
Ah mais lul ! Je te l'avais dit que y'avait du matos à note !
Je cherche encore pour le poulet dans le sac, mais même dans wikipédia, y'a rien.
J'aime bien ce genre d'histoire. Encore !
Violette > Je vais regarder l'Universalis.
Mry > Et que je retourne à Abbesses ?! (oui, parce que rien n'a été inventé...)
pas de tout repos la vie quotidienne d'une "parisienne de mes c......."!
Alors, pourquoi pas ne pas faire une chanson avec ton poste, après tu la montres à Zaza Fournier ;-)
http://www.youtube.com/watch?v=EBwq...
Gaëlle > M'en parle pas, life is not a piece of cake...
Iknowa > Moi, faire une chanson ?! Déjà que pondre une note c'est compliqué sans une séance de yoga préalable...
Mais quelle idée de sortir le dimanche soir aussi!!!! T'as vraiment le goût de l'aventure ;-) (tu devrais essayer un quartier plus exotique la prochaine fois... ce serait rigolo!)
c'est pas à Rouen que ça arriverait. A la fermeture des boutiques, la ville s'endort...
Mmmm, le poulet dans son sac à main : je crois que ca veut dire "l'addition devient lourde". Genre, en Afrique, des fois tu payes en "poulet". Véridique. tu pars au marché, tu échanges un poulet que tu eleves contre un sac de 5 kilos de riz. Truc du genre. Ou alors "elle en avait plein le c...", ce qui est possible également. Je savais bien que j'aurais du prendre PEUL en LV2... Sinon, poilante cette note :D