Bon les gens, je sais, je n'ai pas été sympa avec toi... Voilà 10 jours, je te disais que bientôt, tu pourrais gagner du cadal pour tes cheveux et depuis, silence radio.

Je sais, c'est nul.

Mais bon, c'est comme ça.

Il n'empêche que quand même, si je n'ai pas été là (et que je t'ai manqué) (forcément), c'est que j'avais une bonne raison. Voire même plusieurs bonnes raisons.

D'abord, il m'a fallu converser avec un chauffeur de taxi, même que ce n'était pas n'importe qui, puisqu'il m'a raconté sa carrière incroyable mais vraie (.. ou pas), qui a débuté il y a 4000 ans, quand il a ouvert la 1ère société de taxis avec son troupeau de chameaux, dans le désert algérien.
Tu penses bien qu'un truc pareil, c'est totalement fou.

Ce qui est encore plus fou, c'est quand il m'a raconté avoir sauvé cette année la vie à 9 personnes, toutes victimes, quand elles l'ont croisé, d'une attaque cardiaque.

Là, je ne te cache pas que j'ai commencé à regarder mon paquet de clopes avec un oeil inquisiteur. Puis j'ai porté mon regard vers le taxi, en me disant qu'en fait, c'est peut être le chauffeur qui provoque des maladies cardio-vasculaires.

De cette rencontre improbable, tu imagines bien qu'en sont ressorties plein de réflexions métaphysiques: d'où vient on ? Où va t on ? Top coat O.P.I ou Essie ?

Bref, pas facile. Voire ardu.

Et là, j'ai eu mal à la tête et je ne sais pas pourquoi, je me suis mise à penser à Jean-Pierre François.

Mais si, souviens toi. C'était le chanteur de fin des années 80, qui beuglait:

"Dans les miroirs chinois
Dans le bleu des photos
Dans le regard d'un chat
Dans les ailes d'un oiseau
Dans la force d'un arbre
Dans la couleur de l'eau
Je te survivrai"

Je n'ai toujours pas compris comment on peut survivre à quelqu'un dans la force d'un arbre ou dans le regard d'un chat.

Et voilà que j'étais repartie dans une réflexion complexe. Qu'est il devenu ?
Après un travail d'investigation très poussée (Wikipédia, donc), il s'avère qu'il veut monter un centre de formation au foot pour les jeunes filles. Je me suis donc imaginée en footballeuse...

Autant te dire, ça m'a épuisée.

Du coup, impossible d'écrire ici. Il me fallait d'abord calmer ce mal de crâne (et on m'a menti: la vodka ne résout pas le problème), puis parvenir à mettre des mots sur tout ça, trouver du top coat O.P.I (car j'ai fini par trancher), pour enfin me rappeler que j'avais un blog.

Me voilà donc reviendue. Et te voilà donc rassuré, ami lecteur qui vivait dans l'angoisse et la peur, frissonant d"émotion.

Donc promis, demain ou après demain (oui parce qu'on n'est pas à l'usine non plus, hein), je te pondrai la note qui parlera de Hambourg et qui sera concours-inside. Et on va essayer de redonner son rythme de croisière à ce blog.

Bien qu'en vrai, je pense que tu me survivrais. Mais on sait jamais.

JPF___sesyeuxrevolvers.bmp

(toute cette intelligence dans le regard, ça me bouleverse)