Cher Journal Intime,

J'ai reçu aujourd'hui un mail d'un pote, qui m'envoyait un lien vers cette vidéo:


Moi, c'est le genre de truc qui me fait marrer. C'est totalement caricatural, mais c'est comme voir quelqu'un glisser sur une peau de banane: je suis bon public.

Même si en vrai, je ne me retrouve pas du tout dans la caricature de la nana qui bricole, étant devenue la pro de la perçeuse (vie seule oblige, c'est pas le crétin de chat qui va s'en occuper).

En même temps, je dois avouer que ma première fois avec une perçeuse a été un grand moment... C'était il y a 8 ans. D'abord, j'avais emprunté à Papa sa perçeuse, qu'il avait dû acheter la même année que celle de ma naissance (en âge de perçeuse, c'est comme les années chien: ça compte pour plus que pour les humains).
Je venais de m'installer dans la Capitale et l'idée était d'accrocher solidement un cadre au milieu d'un mur.

Me voilà donc seule, face au mur, l'antiquité la perçeuse à la main avec son long fil, la cheville, la vis. Comme il faisait une chaleur à crever et que Papa m'a toujours dit que pour pas faire de bêtises en bricolant, faut être habillé à l'aise, j'ai décidé de me mettre SUPER à l'aise.

Me voilà donc enfilant le maillot de bain que je chérissais à l'époque. Un deux-pièces en lurex rose. Oui. comme celui de Barbie.

Puis j'ai pris conscience qu'en perçant, je risquais de prendre des éclats de béton dans les yeux. Donc il me fallait une protection, mais hors de question d'abîmer mes lunettes de vue. Que cela ne tienne: me voilà avec mes lunettes de soleil aux verres de couleur rose sur le nez.

Total monochrome.

Et voilà comment en 10 minutes je me retrouvais en maillot et lunettes Barbie, sur un tabouret Ikéa, à subir l'épreuve de ma première fois avec une perçeuse.

Heureusement, seul le voisin d'en face, un vieux Monsieur qui doit être mort depuis, a goûté à ce charmant spectacle.

Parce qu'entre nous, cher Journal, c'est tellement la honte, que jamais je n'oserais raconter cela à qui que ce soit.