Mon cher ami lecteur, comme tu le sais, je suis partie une semaine en vacances (désolée, je ne t'ai pas envoyé de carte) (pas le temps, et surtout, autre chose à faire). Ok, cela fait maintenant 8 jours que je suis rentrée, mais il m'a fallu ces quelques jours pour gérer mon holidays-blues (et la montagne de taf qui m'attendait. et qui est toujours là, en fait).

Donc mes vacances. Comme tu le sais, mon ami lecteur (on se tutoie, hein ?), je suis allée au Club Med de Kémer. Où est ce que c'est donc ? "Oh tu pars en Bretagne ?" m'avait demandé mon boss avant mon départ... Non, c'est en Turquie. Mais vu le temps qu'on a eu, il m'a porté la poisse, j'en suis sûre.

Parce que... comment te dire... Kémer, nous y avions (oui, je suis partie avec mon clan de tortues) déjà été en septembre dernier. Nous avions eu alors super chaud, presque on aurait prié pour un peu de fraîcheur. Ben du coup, en faisant la semaine d'ouverture, on l'a bien eu, la fraîcheur.

Bon, je ne vais pas être mauvaise langue non plus: nous n'avons eu que deux jours de pluie, et le reste: du soleil. Et puis faut dire que nous avons été tellement bien accueillis, que le mauvais temps on ne l'a (presque) pas vu (et que jamais au Kémer de Bretagne tu aurais eu un accueil pareil). Je ne sais pas encore le pourquoi, mais un ange a veillé sur nous, et du coup, nous avons eu droit au surclassement toute la semaine. Les tortues l'ont déjà bien décrit, mais en deux mots, cela veut dire massages, plus de temps pour profiter du dernier jours, déplacement VIP... ("vis ma vie de blogueuse influente") (ahahah) (ahem...)

Arrêtons donc de nous éparpiller et revenons-en au sujet: le Club Med de Kémer. Sa réputation est un peu (beaucoup) fondée sur son soleil (déjà vu ci dessus... suis un peu, merci), ses soirées animées (alcool et musique trop forte), son apport dans la découverte et le rapprochement avec l'autre (le cul), et la quantité non négligeable de sports à disposition (les femmes russes le sport, pour de vrai).

Pour ce qui est des soirées animées, je dois avouer que j'ai plus fait ma folasse que la dernière fois, ayant cette fois ci ma place réservée pour me déhancher sur le bar de la boite. Je dois toutefois avouer que gigoter jusqu'à plus d'heure, imbibée de vodka et perchée sur des talons de 10 cm, ce n'est plus de mon âge. Je te dis pas ma gueule le matin, quand je me levais aux aurores (que même le petits déj n'était plus servi...) (non, je te dis pas...)

Pour ce qui est de l'aspect rencontre avec le mâle bipède qui a le couteau entre les dents, on peut dire que je n'y étais pas allée pour ça. Et que ma foi, cela tombait bien. Parce que je te dis pas la lose dans ce que j'attire comme garçon: ssoit c'est du timide qui se cache derrière un numéro, soit c'est Bernard Menez... Ok, je développe.

Pour l'histoire du numéro, ils sont bien organisé au Club: si t'as pas réussi à choper tout seul comme un grand, c'est pas grave, il y a la soirée de rattrapage. Celle où on te colle un numéro sur le buste, tu répères le numéro de la (ou des) personnes que tu trouves alléchantes, tu leur laisses un message dans le tableau prévu à cet effet, et avec un peu de chance, tu peux conclure au rdv donné à 3h du mat sur le ponton du ski nautique (ou derrière le 2ème arbre en sortant à droite, si t'as un peu plus le sens de l'orientation). Voilà donc qu'au moment d'aller dîner, pef ! on me colle le numéro 190 sur le torse. J'ai hésité à l'enlever tout de suite (j'étais pas venue pour ça, j'vous dis) (et je ne suis pas qu'un numéro, bordel). Mais bon, autant jouer le jeu et voir plus tard si je recevrais un message. La soirée se passe (on boit, on chante, on danse la vie) et pis sur le coup de 2h et des brouettes, on réalise qu'on a pas pensé un instant de la soirée à aller regarder si on avait un message. Et là: un message m'attendait. Du haut vol. "Je veux un bisou de toi", qu'il disait. Ou elle, d'ailleurs, parce que je ne sais toujours pas qui à ce jour m'a envoyé ce message, la personne ayant simplement mentionné son numéro (et j'ai eu beau mater les torses qu'il restait encore à cette heure là: il n'y était point). Et vu l'heure à laquelle je l'ai découvert, c'était trop tard pour répondre. Bref... j'étais tellement pas dans cette vibe là que j'ai même réussi à foirer une soirée speed dating... (le boulet)

Mais ô joie ! Il y eu tout de même Bernard Menez. J'aurai du me douter qu'un fiscaliste, c'était pas quelqu'un de drôle (ça se saurait, tout de même). Alors donc il vient me parler. Bon il ressemble à rien, ça doit déjà être dur pour lui, je vais lui parler gentiment, je n'ai aucune raison d'être méchante. ERREUR FATALE. Parce qu'après, le Bernard (oui, parce qu'il danse comme B. Menez, c'est dire la sensualité du spécimen...) il te colle aux sandales. Et voilà que deux jours plus tard, il décide de m'accompagner jusqu'à la boite (genre je sais pas y aller toute seule...). Je dis rien, Coupin et Coupine sont juste derrière, au cas où j'ai des envies de meurtres, ils interviendront (ou pas).

Me voilà donc sur le trajet vers la discothèque, à longer les cours de tennis, avec Bernard qui me cause escalade et autres trucs dont j'ai rien à faire. C'était tellement chiant, que j'ai essayé de dire deux-trois trucs drôles pour que ça devienne moins chiant: rien à faire, le garçon est premier degré (oué, il cumulait, le pauvre). Alors j'ai appelé au secours mes deux comparses (qui étaient toujours derrière moi): rien à faire, ces salauds ne sont pas intervenus, malgré les signes très clairs que je leur faisais (tout en essayant d'être discrète pour ne pas froisser le crustacé).
Putain, on n'a pas des vies faciles, hein.

Bref, si je dois résumer ma semaine à Kémer, oui ça a été le bonheur, parce que j'étais avec des gens que j'aime, que même quand il a fallu compter les gouttes de pluie, on s'est marré, que j'ai tout de même pris quelques couleurs, que l'accueil VIP ça le fait grave (M. Thierry Orsoni, Directeur de la Com' au Club: je suis fan de toi et de tout ce que tu fais) (tu recommences quand tu veux), et qu'au niveau sport, je me suis bien éclatée cette année encore au ski nautique (en haut à droite sur la photo).

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(mais non, j'déconne) (t'es con, aussi)

Oui enfin, je note quand même que d'un point de vue séduction, j'attire soit les blaireaux, soit les trop-timides-qui-se-cachent-derrière-un-numéro et que du coup, je me pose deux/trois questions sur mon sex appeal.