(le titre est racoleur, c'est fait exprès)

Bon commençons par le commencement. Tout d'abord, mon goût prononcé pour l'époque des yé-yés. Je sais, cela dépasse l'entendement, mais c'est comme ça: l'insouciance de ces années là me plaît. Et parmi les artistes de cette grande époque, j'ai toujours eu un grand attachement pour Françoise Hardy et Jacques Dutronc (ça date du collège, c'est pour vous dire si mes goûts sont bien ancrés depuis longtemps). Parce qu'ils étaient beaux, parce ses chansons à lui me faisaient marrer par leur impertinence, etc...

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Du coup, quand Françoise Hardy a sorti sa biographie "Le désespoir des singes et autres bagatelles" (éditions Robert Laffont), forcément, je m'y suis intéressée. Mais j'ai alors entendu dire qu'elle crachait sur tout le monde, qu'elle y faisait des révélations pour assurer les ventes de son livre... bref, des discours qui dissonaient avec l'élégance et la discrétion que j'ai toujours attribués à la Dame.

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Je ne me suis donc pas précipitée pour faire l'acquisition du livre mais, passant devant dans un aéroport, je n'ai pu résister, en me disant qu'au pire, cela serait comme lire le Closer des années 60.

Et bien pas du tout: cette autobiographie est bien à l'image de Françoise Hardy: élégante et pudique. Et redoutablement bien écrite. Au point qu'on a l'impression de c'est Françoise (oui, je l'appelle maintenant par son prénom) qui nous lit son livre: les mots sont siens, cela ne fait aucun doute.
Sur le contenu, oui il y a des choses intimes, sur ses ressentis, sur sa façon d'aborder l'amour, la vie, la maternité, sa carrière. Elle y raconte ses rencontres professionnelles, dont certaines furent très belles...
Vous l'avez compris, j'ai beaucoup aimé ce livre, qui révèle tant tout en restant pudique, un équilibre assez délicat mais toujours maintenu.

Et donc, forcément, quand j'ai su qu'elle serait en dédicace au Salon du Livre, j'y suis allée. Avec une idée bien précise en tête: réussir à la faire rire.
Le problème, c'est qu'au Salon du Livre, il y a un peu de monde, donc il m'a fallu faire 1.5 heure de queue avant d'arriver devant Françoise Hardy.

Une fois parvenue à destination, je pose mes livres sur sa table, lui dit "Bonjour je m'appelle Blablabla" (ben oué, elle me connait pas et j'ai un truc important à lui demander).
Et là je me mets à genoux et lui demande si elle accepterait de me donner la main de son fils. Je précise aussi que je cuisine bien (quand je veux, certes, mais ce n'est pas le propos).

Grand éclat de rire de Françoise Hardy, qui me répond: "Pourquoi pas, il veut avoir des enfants !! Mais cela fait quand même quelques années qu'il est avec la même jeune femme et je l'aime bien".

Bon.

M'en fous, elle a rit, c'était ce que je voulais. Grand sourire (et me relevant, Amélie Nothomb, à proximité, commençant à me regarder bizarre), je lui précise que je ne suis pas une briseuse de couple mais comme rien n'est éternel, je tentais. Sa réponse: "Je lui transmettrai le message ! " (et rires, à nouveau)

C'est pas gagné, mais je pose mes jalons. Doucement, mais sûrement.
(oué ben faut bien que je m'occupe un peu le week end, hein)

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