17 ans. Mon premier jet de dés. J’avance de trois cases, fais la moustache à un blaireau et prend 7 ans de prison dans les dents. Je laisse donc passer quelques tours, prend mon élan et rejette les dés : je fais la peau à ce con de Saint Valentin, fais trois tours de moi-même, n’ai toujours pas compris la leçon et finit en position fœtale dans une baignoire, à sucer mon pouce. KAMOULOX !

Ok, on va donc essayer de repartir sur des bonnes bases. Je jette les dés, roule une galoche à un caribou, mais il fait bien trop froid à -40°C, alors je n’avance que de deux cases. Pour moi-même. On va décider de se poser un peu. Je laisse à nouveau passer quelques tours, prends dans ma calèche des objets porte bonheur : un qui n’est jamais content mais qui a un joli museau, un qui a une bonne oreille et des jolis yeux. Et deux-trois copines, pour ajouter un peu de langue de pute dans la potion. KAMOULOX !

Merde, faut recommencer... Alors on rejette les dés, on pense très très fort : « je vais y arriver, je vais y arriver ». Les dés sont avec moi, le score est plutôt bon. J’avance donc de quelques cases à cloche pied. C’est con, je finis par tomber, ayant perdu mon sac de bonnes intentions. On va laisser passer quelques tours...
Oh et puis non, je remonte tout de suite sur la calèche, je jette les dés, écoute Jenifer et donne le sein à deux chatons abandonnés. Entre un dribble et un petit pont, je me recasse la gueule : mon jeu de jambes manque d’assurance. Je décide donc d’aller sur le banc de touche, me poser un peu, réapprendre les règles du bon fonctionnement avec soi même. KAMOULOX !!

Putain de spontanéité qui fait que je me lève dès qu’on me présente des dés sexy. Alors je relance les dés : Sébastien Tellier dans les oreilles, je passe d’un coup au dessus de plusieurs cases, aye beulive aye cane flaye, et me mange les dents sur une piste de flamenco.

Ce jeu est décidément bien trop compliqué pour moi.