Cette fameuse affiche a pas mal fait parler d'elle. En bien, en mal, peu importe. Plusieurs questions ont été soulevées: pourquoi, qu'y a t il derrière cette intiative, ces filles veulent elles gonfler leur audience...
Alors j'ai décidé de vous raconter mon bal à moi. Pas pour justifier ma démarche, dont les raisons m'appartiennent, mais comme le témoignage d'une expérience singulière.
Cette idée est venue comme ça, en se marrant, sur un "chiche ?". Pas d'objectif derrière, pas de calcul. Juste l'envie de participer à quelque chose d'un peu hors du commun, de vivre une expérience unique. En aucun cas je ne saurai m'avancer sur les motivations des 9 autres blogueuses, mais très clairement, le dimanche où nous avons fait le shooting, nous sommes toutes arrivées là, un peu gênées, ne se connaissant pas les unes les autres, sans trop savoir ce que cela allait donner, si ce n'est que cela allait être critiqué. Forcément.
Je ne suis pas exactement une spécialiste du nu. Loin de là. Pas à l'aise avec ce bout de barback qui me sert de corps, j'ai toujours préféré suggérer que dévoiler. Oui, parce que si je ne suis pas à l'aise avec, je sais quels en sont les composants qui sont succeptibles de plaire. Alors je préfère laisser faire l'imagination, ayant toujours la crainte qu'au moment fatidique où la chair sera mise à nue, la déception se lise dans les yeux de celui auquel j'ai eu l'audace de tant montrer.
Dans ma vie perso, les critiques, les petites réflexions blessantes, la petite phrase qui fait mouche sur un de mes complexes, j'y ai déjà eu droit. Comme tout le monde. Sauf que mon empotement avec mon corps rendait la chose d'autant plus blessante, surtout quand elle venait d'un homme auquel j'espérais plaire.
Se mettre à nue comme cela devant l'oeil d'une pro de la photo permet de se détacher de tout cela, et c'est cette expérience là qui m'intéressait, notamment. Il ne s'agit plus de scruter un corps, d'en attendre potentiellement du plaisir, mais de le disposer, de le valoriser, dans un tout.
Lors du shooting, il ne s'agissait pas de corps individuels, mais d'un ensemble.
Sandrine Sauveur a su rapidement nous mettre à l'aise, la présence de son assistant et d'Mry n'ont à aucun moment été gênantes, car leur yeux ne cherchaient pas du plaisir, mais une expérience esthétique.
Et malgré ce détachement, naturellement, l'après midi s'est passée dans un cocon de douceur, de rires, car si nous étions là pour former un tout qui serait exhibé sur le net, chaque individualité, chaque sensibilité était prise en compte.

Alors quand je vois les critiques à gauche et à droite, les questions sur l'audience de nos blogs (pour être franche, à part un pic d'activité le jour de la sortie de l'affiche, j'ai retrouvé dès le lendemain mon rythme de croisière. Et c'est tant mieux.), je me dis que toutes ces choses bien matérielles sont bien loin de l'expérience vécue.
Mon bal à moi, c'est celui qu'on voit dans le making of ci dessous: de la douceur, du respect, des rires, le professionnalisme de Sandrine, la complicité de filles qui ne se connaissaient pas avant.
Et ça croyez moi, cela va bien au delà des mesquineries qui trainent sur la toile.