Ou comment un film tape là où ça fait mal.
Sonia Bergerac est prof. Dans une zone où Molière ne fait pas rêver.
Sonia Bergerac est fatiguée, désemparée. Face à des élèves qui ne savent plus. Ils ne savent plus leur place, dans la société, dans leur famille, dans leur religion.
Cela fait beaucoup de monde paumé...
Jusqu'au moment où une chose en entrainant une autre... Sonia Bergerac finit pas prendre une partie de sa classe en otage. Parce que fatiguée. Parce que désemparée. Parce qu'elle a des choses à dire, à transmettre, et qu'il serait temps qu'elle soit écoutée.
Par eux.
Par nous.
Le film de Jean-Paul Lilienfeld est un bijou. De ceux qui nous reflètent notre monde, notre réalité. Mais surtout la partie que l'on ne veut pas voir. Parce que rude. Parce que cruelle.
Au coeur de ce film, une Adjani sublime. Qui une nouvelle fois se poste devant la caméra pour déposer sous nos yeux le monde dans lequel on vit.
On ne raconte pas ce film. On le reçoit. Comme une gifle. Mais surtout comme un sublime cadeau.

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La journée de la jupe de Jean-Paul Lilienfeld
Au printemps sur Arte.
Avec Isabelle Adjani, Denis Podalydès, Marc Citti, Khalid Berkouz, Yann Ebonge, Sonia Amori, Kevin Azaïs, Sarah Douali, Jacky Berroyer.