Ou comment je suis passée du côté obscur de la force (en étant aujourd'hui totalement dénuée, de force). Oui ami lecteur, voilà plus d'une semaine que je n'ai pas écrit en ces lieux. J'en suis désolée, je sais bien que mon absence a un effet anxiogène sur toi. Mais remet toi, làààààà... tout va bien. Ou presque. Parce que mon absence est bien évidemment justifiée, comme tu peux l'imaginer. D'abord, j'ai fait plein de trucs: essayage de nouveaux produits dans la lutte contre le capiton (l'été approche, la guerre est ouverte) dont je souhaite te parler, poupougnage du visage et du corps avec des produits bio (ma peau, miraculée après ces soins, tient à témoigner des découvertes faites: le bio, ça se mange, mais ça se tartine aussi sur la face. Et oué...), mais aussi un shooting de la mort qui tue (que pendant 1/4 d'heure tu te prends grave pour une star. Et puis tu rentres chez toi, mater sur Arte la vie de Maradona en attendant que les pâtes soient al dente...)
Bref, plein de choses à te raconter, ami lecteur. Mais c'était sans compter sur mon ennemie de toujours, celle qui guette le moment opportun pour sortir de son trou. La loose, c'te salope. Parce que là, elle m'a sauté dessus, et je n'arrive plus à m'en débarrasser...
Cela commence la semaine dernière: deux cas d'intoxication alimentaire au bureau. Il en fallait un troisième: c'est sur Bibi que c'est tombé. La fête. Parce que c'est là que tu découvres toutes les ressources de ton corps pour te faire souffrir. Et puis, une petite intoxication toute seule, c'est pas drôle. C'est tellement mieux couplée d'une petite gastro. Alors en voiture Simone, n'oublie pas ton Smecta ! Et voilà que le vendredi après midi tu rentres chez toi, souffrante et pleine de culpabilité d'être partie du taf (ma conscience professionnelle aura ma peau)
Tiens, d'ailleurs, à propos de Smecta, visualise bien, ami lecteur, le moment où tu as l'impression que l'on t'arrache les tripes. Tu parviens péniblement à te sortir de ton lit, toute gluante de sueur, pour te préparer un Smecta, censé colmater ce qui te reste d'estomac. Alors tu prépares le truc vite fait, tu avales cul-sec cette horrible chose au goût de terre, et une fois le bordel ingurgité, un pseudo neurone te fait regarder le paquet: date de péremption> Novembre 2006. Joie, joie, joie. Voilà que je trouve le moyen de m'empoisonner au Smecta...
Cette savoureuse aventure continue quand tu dois trouver la force de sortir, pour te trainer jusqu'à une boutique SNCF. Parce que oui, avant l'arrachage de boyeaux, j'avais dans l'idée de descendre dans mon Sud natal. Dommage. Et comme leur fichu numéro de tél ne fonctionne pas (ou que j'avais trop le cerveau à l'envers pour comprendre), me voilà dehors pour aller changer mon billet de train. Et bien sûr, un vendredi soir à 18h30, c'est l'heure où les mamies et autres femmes enceintes (qui pourtant, pourraient acheter leur billets sur le net) (ces connes) décident de venir acheter les allers retours qui vont pimenter leur été. Parce que oui, devant moi, il y en a une qui a acheté des billets pour tous les week end, jusqu'à septembre. Pendant que toi, tu agonises, en te disant que si tu vomissais dans le porte parapluie, peut être qu'ils se décideraient tous, là, à s'activer un peu pour que tu puisses enfin changer ton billet et rentrer te recoucher.
Je passe donc sur l'heure passée dans cette fichue boutique SNCF (où je priais pour que l'on me pique et qu'on abrège ainsi mes souffrances), sur le week end allongée (et de bien piètre humeur), sur l'absence angoissante de nourriture (reverrais je un jour la couleur du chocolat ?), sur la fièvre qui me poursuit encore un peu aujourd'hui (que fait cet éléphant rose dans mon bureau ?!), sur les kilos de riz ingurgités (Kouchner est dans mon placard de cuisine, semble t il)...
Oui, ami lecteur, je passerai sur tout cela. Car il me faut être forte et te donner l'exemple (je suis influente oui ou non ?!): je vaincrai l'ennemie, et très vite, je reviendrai te faire part de toutes les choses sympas évoquées en début de ce post.
Sois fort toi aussi, et tu sauras patienter. Ou pas.