Oui parce que ma transformation, j'y travaille. C'est pas tout d'avoir un bon job, pour être bonne à marier, faut aussi savoir entretenir son jardin (je me fais peur: on dirait la Rotschield qui cause, dis donc...). Bref, après avoir trouvé les bonnes astuces pour garder des ongles nickels et faire en sorte que cela ne soit pas trop le bordel chez soi, j'ai aussi récemment découvert, avec l'achat d'une centrale vapeur, que le repassage n'était pas nécessairement une corvée. Enfin, si, ça reste chiant, mais on y passe beaucoup moins de temps, en fait.
Bref, la mutation en parfaite ménagère de moins de 50 ans (et pas totalement désespérée) se fait petit à petit. C'est pour cela que, il y a quelques semaines, quans Monsieur Slim a sorti de derrière sa mèche une invitation pour une soirée "B-Projekt", qu'après investigation, il s'est avéré qu'il s'agissait d'un truc Bosch, j'en ai été toute émue: le monde du buzz se rendait compte de cette mutation et voulait apporter sa contribution dans ce long (et rude) cheminement (Alleluiah mes frères !). Fébrilement, je marquais donc dans mon agenda la soirée du 20 novembre comme une date clef dans mon parcours initiatique.
Depuis la remise du carton d'invitation, d'autres indices sont venus m'éclairer sur cette fameuse soirée du 20 novembre, et notamment la réception d'un sac en papier que je devais emmener à la soirée, et dans lequel je devais mettre du linge qui devait être repassé.
Fétrillante à l'idée de passer ma soirée entourée d'électroménager en tout genre (un peu le paradis sur terre, quoi), ce n'est donc pas sans émotion que hier matin, j'enfournais dans le fameux sac en papier noir quelques tee-shirt bien bien froissés, que j'ai donc promenés toute la journée. Le but était bien évidemment de me rendre à la découverte du "B-Projekt" directement en sortant du travail.
C'était sans compter sur nos amis les grévistes.
Parce que pour votre bonne compréhension, je bosse dans le trou-du-c** de la banlieue, et la soirée se déroulait du côté d'Odéon. En temps normal, en 1/2 heure, le trajet était bouclé. En temps normal, hein... Parce que comme il y a juste zéro RER dans ma p*** de banlieue de m***, je suis revenue intra muros en covoiturage. On m'a donc déposée à l'Etoile avec mon sac de linge à repasser. De là, pas de métro, les bus n'en parlons pas, je suis donc rentrée chez moi pour piquer la voiture de Monsieur (là déjà, je me disais que le sac de tee-shirt, je l'avais un peu promené pour rien)
Donc piquage de voiture. Et me voilà sur les routes, radio à fond, sac de linge à l'arrière, prête à aller découvrir le monde merveilleux de l'électroménager made in Bosch. Je me suis rencardée: les copines sont déjà au rendez vous, ça va être une bonne soirée.
C'était sans compter sur tous ces c** qui n'ont rien trouvé de mieux que de sortir leur voiture EXPRES en même temps que moi, histoire de créer des embouteillages de folie. Dans lesquels je suis restée coincée près d'une heure. Temps pendant lequel, grosso merdo, j'ai pu à peu près faire le tour du pâté de maisons. J'ai donc fini par baisser les bras...
C'était fini, pas de soirée "paradis de la ménagère de moins de 50 ans" pour moi.
Je rentrais donc chez moi, mon sac de linge sous le bras.
Et pour que la soirée continue dans sa lancée, sur le chemin entre la voiture enfin garée et mon canapé, j'ai marché dans une merde de clebs, et je me suis tapé 7 étages à pieds à cause d'un ascenseur en panne. Les éléments le liguent contre moi, c'est une conspiration j'en suis sûre: jamais je ne parviendrai à être une parfaite ménagère de moins de 50 ans.
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