Point de vue. Image de (mon) monde.
Par Miss Blablabla le mardi 16 octobre 2007, - Je, Moi et ma petite personne - Lien permanent
Réaction suite à un mail reçu hier soir. Et bien plus que le contenu de ce
mail, c'est la réflexion générée par ce qui m'était dit. Il s'agissait de la
part de l'expéditeur de me faire part de son ressenti me concernant, à la
lecture des notes que j'ai pu faire ces derniers temps. Cette personne ne me
connait pas autrement que par ici. Bien sûr, l'impression dégagée par mes
dernières notes n'était pas exacte, la réalité étant bien plus
fournie/complexe/simple que ce qui est dit ici. Mais du coup, je me suis
demandée comment mon entourage proche, celui de la "vraie vie", me
voyait.
Alors il va encore s'agir de subjectivité. Même pire: ce sera mon ressenti sur
ce que je présume être perçu par l'autre. Le truc où forcément, donc, il y a un
moment où tu es à côté de la plaque.
Et là, je me suis rendue compte que peu me connaissaient réellement. Nous
passons finalement notre vie avec des masques, plus ou moins épais. A remplir
le rôle qui nous est dévolu, ou dans lequel nous avons bien voulu nous glisser.
Et nous passons notre vie à idéaliser les gens que nous aimons, nous voilant
ainsi plus ou moins la face sur des aspects de leur caractère qui,
potentiellement, nous révulseraient chez d'autres.
Prenons un exemple: mes parents. Voilà plus de 30 ans qu'ils me connaissent,
ils devraient de ce fait être ceux qui peuvent le mieux comprendre et
appréhender mon caractère, mes réactions. Et bien keudale. La vision de ma mère
est totalement déformée par son propre Moi, ce qu'elle voudrait que je sois, et
sa capacité à refuser d'admettre ce qui ne lui convient pas. Mon père a peut
être une vision plus réaliste, me rappelant souvent de mettre de l'eau dans mon
vin et de ne pas exiber l'étendue de mon mauvais caractère.
Souvent, le plus proche ne voit pas ce qui pourrait être pour d'autres une
évidence: aboyer ne veut pas forcément dire attaquer, mais simplement appeler
au secours. Etre tout sourire ne veut pas forcément dire que tout va bien.
Ramener sa grande gueule ne veut pas dire qu'on n'est pas timide et qu'on n'a
pas un mal fou à avoir confiance en soi.
Ce qui est con, c'est qu'on ne nait pas avec un mode d'emploi à l'usage des
gens qu'on aime. Ca nous simplifierait pourtant tellement les choses.
But why should I care?
What the world thinks of
me
Won't let a stranger
Give me a social disease

Commentaires
Vrai.
...Et en même temps, le mode d'emploi enlèverait le charme de la découverte qui est (selon moi) le sel des rencontres et des liens que l'on crée. Quand on prend le temps de se construire loin de sa famille (ces proches si éloignés) et qu'on choisit de s'attacher à d'autres (pour tout un tas de raisons et de ressentis), qu'on se dévoile aussi du coup et qu'on se sent compris(e), apprécié(e) tel(le) que l'on est, c'est tellement chouette qu'on en a le vertige (ou des frissons c'est selon ...). Et ce vertige là, il vaut tous les mode d'emploi du monde.
Enfin moi ce que j'en dis hein...
Il est vraiment joli ton billet :)
"[...] ne pas exiber l'étendue de mon mauvais caractère"
- Oui, car sinon c'est l'ex-H[omme ?]-il assuré !
En discutant autour de moi, je suis surprise de constater à quel point nos mères nous connaissent finalement si peu !
Oui mais Miss, c'est là les limites du fait de bloguer.
Atone
Noir
Blanc
Suis ravie de voir que je m'étais vautrée.
Des bizettes