Des sensations, des bruits, des odeurs, qui nous font replonger en enfance, nous font rêver ou imaginer...
Il pourrait s'agir du sable, l'été, en bord de mer. Sortir de l'eau encore fraîche en ce début d'été, s'asseoir sur sa serviette, se laisser sécher par le soleil, chaud... Enfouir ses pieds sous le sable.
Cela pourrait être aussi cette odeur de barbapapa, assimilée pour moi aux vacances à la montagne. Tout comme le goût du pain perdu, d'ailleurs. Se retrouver quelques années en arrière, à l'époque où les joues rougies par le froid, on rentre fatigué mais tellement heureux, pour l'heure du goûter, avant de repartir illico pour faire de la luge dès la fermeture des pistes.
Il pourrait également s'agir de ces chamailleries avec mon cousin. De sa façon très agaçante qu'il avait de me surnommer "Marie -Charlotte", en chantant "elle a fait pipi dans sa culotte" (alors que cela n'a jamais été le cas, hein). De sa façon de toujours me faire rire. De m'être indispensable.
Cela m'évoque aussi comme j'ai pu tyraniser ma cousine chérie, en lui faisant écouter en pleine nuit la musique des Dents de la mer tout en lui racontant des trucs horribles juste pour qu'elle se mette à chouiner. Et comme elle est belle aujourd'hui. Du bonheur à chaque fois que je la vois.
Il pourrait s'agir de cette odeur d'herbe fraichement coupée du Golf. Lorsqu'il fallait se lever aux aurores le dimanche pour aller en compétition. Et les manigances avec ma copine pour glisser un mot doux dans le sac d'un jeune crétin dont le swing nous faisait chavirer (qu'est ce qu'on est con quand on est ado...mais qu'est ce qu'on rigolait !)
Cela pourrait être également cette virée impromptue un 14 juillet au soir, où nous nous sommes retrouvés avec mon meilleur ami à bouffer une paella à Rosas, pour ensuite filer sur Barcelone pour le petit déj, et être de retour à Montpellier de lendemain matin.
Ou encore ces voyages en Italie. La place Saint Marc, où je m'amusais à mettre des graines sur ma tête pour que les pigeons viennent s'y percher. Le goût de la straciatella. L'écho sous les ponts.
Et pourquoi pas ces petits messages qu'on s'échangeait avec ma copine alors que nous étions en cours, dans lesquels on se racontait ce qu'on s'était déjà dit 20 fois dans la cour et qu'on allait se répéter le soir en rentrant du lycée.
C'est bien, les souvenirs.