18h et des brouettes. Il fait déjà nuit. Je rentre en taxi, Lionel Ritchie à la radio ("say you, say me"... le truc qui vous plombe le moral). Je regarde ces couples sur les quais, qui se prennent en photo devant les bouquinistes. Je les envie. On passe devant ce café où gamine, quand je venais sur Paris avec mes parents, on prenait le petit déj. Je contemple les illuminations des Grands Magasins. Je repense au toit de la Samaritaine, où ma mère m'emmenait voir le Village de Noël. Et à quel point je trouvais cela magique. Et toujours Lionel Ritchie à la radio... ça me fait penser à mon premier slow... c'était sur cette chanson. J'étais toute rouge et toute gauche, intimidée de danser avec le garçon le plus beau de la classe. Tiens, va savoir ce qu'il est devenu... On passe devant les files d'attente devant les cinés. Tiens pourquoi pas... et puis non, toute seule c'est chiant. Autant rentrer direct chez moi. J'aime pas le dimanche. Surtout le dimanche soir. Surtout quand il fait nuit trop tôt.