Une biographie de Clémentine Autain est sortie le 9 novembre dernier. Je ne l'ai pas lue, mais je me suis intéressée aux différentes interview que CA a pu donner (c'est simple, on l'a vue un peu partout la semaine dernière, en presse écrite ou TV...). Parce que cela fait des années qu'elle m'exaspère dès qu'elle est présente dans un débat, que je n'ai jamais compris cette haine de la gente masculine (à l'époque où elle était porte parole, ou en tout état de cause présentée comme le porte parole, de Mix Cité, la Clémentine était un vrai poème...). Elle révèle dans cette biographie le viol dont elle a été victime il y a dix ans, dont elle parle comme "de la raison profonde de son engagement féministe".
Outre la compassion pour le vécu, la compréhension de cette souffrance, de cette difficulté d'en parler et de la volonté de vivre une vie "normale malgré tout", j'ai un goût amer dans la bouche.
Parce que tout honorable que soit le combat pour que les victimes d'un tel acte ne vivent pas une vie de victime, pour que le sujet ne soit plus tabou et que les langues se délient, pour que les plaintes soient déposées, pour que l'on arrête de juger celle qui a été violée plus que le coupable, le moment de cette révélation me paraît plus qu'opportun pour CA. Comme par hasard, cela tombe au moment où elle est candidate à la candidature. Il me semble que cette révélation aurait plus trouvé sa place dans le cadre de Mix-Cité ou de toute autre association féministe ou de victimes. Je ne veux pas faire de débat de comptoir, mais je ne peux m'empêcher de penser qu'il y a calcul. Comme lorsqu'on la voit à un congrès de la LCR se pendre au bras de José Bové, cherchant ainsi à faire l'éponge niveau popularité. Peut être est-ce parce que le côté enragée du soutif du personnage m'a toujours gonflé, mais ce goût amer est bien là. Ca me dérange. Qu'on instrumentalise pour récolter la sympathie de l'électeur.