... Et donc que je n'étais pas immortelle. Parce qu'il y a le réaliser, et il y a l'intégrer l'idée. Réaliser que je n'ai qu'une vie, qu'elle m'appartient, que c'est avec mes petites mimines que je dois conduire les choses et non plus me laisser guider où le vent me porte: ça, je l'ai fait il y a quelques mois. Après une longue phase de digestion, je mets doucement en oeuvre (oué, les filles du Sud, faut pas les bousculer non plus).
Alors non, je ne reste pas avec quelqu'un juste par habitude et j'arrête de nous observer comme deux solitudes qui cohabitent. Par respect pour soi et pour l'autre, vaut mieux en finir. Confirmation de mon malaise: il voyait les choses de la même manière. Une solide amitié en découlera-t-elle peut être ?
Et oui, je prends le risque d'aller vers celui où mes sens me guident, aussi inattendu que cela puisse être, le risque de m'offrir à nouveau, même si je ne voulais plus y croire. Et les choses n'en sont que plus fortes et plus belles.
Et oui, je prends le risque d'être transparente et de dire à mon boss que ce métier que je fais ne me plaît pas, que je n'y suis pas bien, et qu'il vaut mieux qu'on arrête là. D'un coup, je me sens plus légère.
Et oui, je tente de frapper à de nouvelles portes professionnelles. Rien à perdre, suis pas plus con qu'une autre, suis débrouillarde, pourquoi pas ?...et cela aurait été trop bête de ne pas essayer.
Les prochaines semaines vont sûrement être faites alternativement d'angoisses, de coups de flip et de regain d'optimisme... Mais pour une fois, ce sera le fruit de ma volonté. Je suis là où je suis parce que je l'ai décidé. Et ça, cela n'a pas de prix.