Cubik, notre Charly à Folie, Page 5 et moi, nous a investies d'une nouvelle mission: nous défouler. Et pour nous défouler, sachant que nous sommes capables du pire et qu'il faut un peu nous canaliser, il a eu l'idée d'une une chaîne de violence gratuite, écrite, inspirée d'un blog BD, qui ne prendra qu'une minute à lire... Remontée comme un réveil en ce Youpi Day, je me lance immédiatement:

La scène: Suis au bureau, avec le coloc' toujours en face de moi, tous les deux la tête dans le guidon. Entre alors connard, sans frapper, qui s'adresse immédiatement au coloc' (avec cheveu sur la langue et air pédant du mec élevé au grain ): "Bonjour Duschmol... Dans le dossier Tantampion, tu en penses quoi de la déposition de la copine de Jonathan ? Moi je pense que..." Et là, le mec s'asseoit sur mon bureau, se retourne "Ah oui, bonjour au fait..." (les yeux mi-clos du mollusque)
La réplique: "Bonjour connard. Maintenant tu vas lever ton gros cul bien gras de mon bureau avant que je ne t'explose ta sale gueule à coup de code du travail !" Et en même temps, lui latter la tronche dans l'encadrure de la porte.

(putain ! J'en ai fait qu'un, mais ça fait déjà un bien fou !)

La scène: Arrivée le matin au Cabinet. Je croise l'une des associées. Une caricature: sèche comme un coup de trique, les yeux exorbités, jamais un sourire. Moi: "Bonjour Machine !". Réponse: "..." (même mon écho ne me répond plus depuis que je bosse ici)
La réplique: "Dis donc la mal baisée ! Ca t'arracherait la gueule d'avoir un peu de savoir vivre ?!" Et en même temps, lui enfoncer mes stilettos dans ses gros yeux globuleux.

(Ouéééééé !!! ça libère !!!!)

La scène: Une soirée de blogueurs, une nana totalement inconnue (ou pas, d'ailleurs), à l'élégance incertaine, vient vers moi: "T'es qui toooiiii ? T'es celle qui se met toujours devant les autres quand elle voit une caméra, noooon ? hi hi hi !!!"
La réplique: "Va garrer ton cul de poney ailleurs, tu seras bien gentille. Et puis surtout, oublie que j'existe, hein" Et très sournoisement, lui faire un petit croche patte, histoire qu'elle se retrouve les 4 fers en l'air...

(Ce n'est pas très violent, mais jubilatoire)

La scène: Le soir, je rentre du boulot. Crevée, forcément. Une petite boule noire à quatre pattes vient m'acceuillir "Miaouh !" "Miaouh!". Attendrie par tant d'attention féline, je la prends dans mes bras, vais poser mon sac et, je ne sais pas pourquoi, passe par la salle de bain. Là, une odeur nauséabonde me prend à la gorge. Cette salope a encore coulé un bronze à côté de la litière.
La réplique: Je l'attrape par la peau du cou, lui écrase ses petites moustaches jolies dans sa merde, je sors de l'appart, descends d'un étage, sonne, et quand ma connasse de voisine ouvre, je lui balance cette fourbe de chatte toutes griffes dehors dans la gueule.

(Là, je fais d'une pierre deux coups, j'exècre mes voisins du dessous)

La scène: Dans le bus. Du monde. Un ado est vautré sur une place assise, l'Ipod vissé sur les oreilles, genre je suis seul au monde et j'emmerde la terre entière (avec la voix qui mue, cela va sans dire). Une mémé montre dans le bus, c'est à peine si elle tient sur ces deux jambes. Il n'y a plus de place assise. L'ado la regarde passer, l'oeil bovin, à ruminer son chewing-gum.
La réplique: "Dis donc petit con, tu va lever tes fesses acnéïques de ce siège et ta vas apprendre le respect en laisant ta place à la Dame !" Là, chopage d'oreille en pinçant bien fort. Penser à lui tirer son Ipod au passage.

Voilà quelques unes des scènes quasi quotidiennes qui ont la fâcheuse tendance de me mettre hors de moi, et face auxquelles ma zénitude légendaire (le premier qui s'étouffe, je le tape !) me permet de ne jamais craquer. Mais bon, on peut bien se mettre à rêver, parfois, hein... Je passe maintenant le relai aux deux autres Cubik's Angel...