Hier soir on m'a demandé comment j'étais quand j'étais petite... en sous-entendant que je devais être une chipie. Moué... Pas totalement faux. Avec le recul, je me dis que c'est drôle comme finalement, on ne change pas. On évolue, certes, mais on ne change pas. A part les couettes. Je n'en fais plus depuis que j'ai les cheveux courts (ça fait 7 mois, donc, que je suis une grande).

Gamine, j'étais plutôt du genre à donner les idées de bêtises à mon cousin qui, beaucoup plus tête brûlée que moi, fonçait dans le tas... et du coup, était le seul à se faire engueuler (avouer que j'étais aussi de la partie ?! Même pas en rêve !!) Donc plutôt observatrice...

Et quelques fois il m'arrivait de mettre en pratique, en voulant aller jusqu'au bout du concept. Un exemple ? A la plage, les pêcheurs laissaient leurs barques sur le sable, retournées. Donc quand on a un format crevette, c'est vite fait de creuser un peu pour passer sous la barque retournée, qui fait office de cachette. Et quand on voit que sa Maman commence à courir partout sur la plage les mains sur la tête en demandant où est passée la chair de sa chair, on rigole, comme une tête à baffe que l'on est. Et on continue d'attendre, pour voir si toute la plage va finir par nous chercher avec Maman. Et c'est quand on voit les hélicos et les pompiers débarquer que l'on sort de sa cachette, en criant "C'était une blague !" (vous imaginez comment je me suis fait latter le derche...). Jusqu'au boutiste, donc.

Toujours à la plage (mon terrain de jeu favori), il y avait une fille, "Julie gros tas", qu'on l'appelait. On lui avait même fait une chanson sur l'air de Mimi Cracra, mais je vous passe les détails. Nous nous connaissons depuis l'âge de 4 ans, et nous nous sommes toujours détestées. Encore aujourd'hui, quand je suis chez mes parents et que je la croise, je la toise (oui, je suis un peu connasse, aussi). Une fois elle s'est amusée à embêter ma cousine chérie adorée. Donc vengeance: alors qu'elle se séchait dans sa serviette de bain, je lui ai balancé une boule puante dans la gueule. Cela a fini en bagarre, où j'ai joué de ma grande spécialité: envoi de baffes dans sa sale petite gueule bouffie. Et quand sa mère est venue me voir, je lui ai répondu que si elle avait mieux éduqué sa fille, je n'aurai pas eu à la gifler. Esprit de famille limite mafia, impertinente, orgueilleuse, donc.

Depuis, je me suis pris quelques baffes. Normal, that's life. Mais la petite Miss Blablabla version nain de jardin est toujours présente. Et c'est parfois un véritable bonheur et une vraie libération de la laisser s'exprimer totalement ...

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