Week-end chargé. Très chargé... Cela a commencé par la récupération samedi matin d'une voiture chez National Citer (merci Culture Buzz !). Donc un petit peu de buzz: je fais partie des heureux bénéficiaires d'un w-e de location gratuite, pour tester le service National Citer. Et bien: très bien ! Me voilà donc samedi, 9h30, au volant d'une C4 toute belle, facile à conduire, trop même... Parce que pour le coup, quand on est lancé sur un Paris-Lille (pour aller récupérer un ordinateur, je sais, je fais simple, mais il y a une explication logique à tout cela, mais trop long, pas envie de développer), la musique à fond, en agréable compagnie, on ne se rend pas compte qu'on roule à près de 170km/heure, jusqu'à ce qu'on se prenne un flash dans la gueule (oups...j'ai oublié de sourire). Donc voilà, mon premier flash, mes premiers points en moins... (Ca, c'est fait. Et le pire, c'est que ça me fait rire) Belle journée, beau temps sur Lille, déjeuner en terrasse. De ces moments qu'on doit savoir goûter. Du bonheur en barre.
Puis retour sur Paname. Et comme fallait aussi un peu d'aventure pour le retour, cette fois-ci, c'est la gendarmerie volante qui nous a chopés. A 157 km/heure. Rien que ça... (et comme ce n'était pas moi au volant, ça continue de me faire marrer. Une vraie poule)

Et tant qu'à faire, autant profiter de cette voiture qu'elle roule trop vite et trop bien. Donc cet après midi, c'était déménagement. Ca fait bizarre, toutes ces choses qui nous ont entourés pendant quelques années, qui partent. Voir l'autre trier ce qui est à lui, pour certains trucs, les hésitations ("c'est à toi ou à moi?"), les emballer, promener les cartons jusqu'à leur nouvelle habitation, voir un nid commun se vider pour devenir mon nid rien qu'à moi, voir tout cet espace qui va pouvoir être exploité autrement, penser déco, se dire qu'on pourrait mettre un tapis, là, tiens, pas con, commencer à faire une liste des choses qu'il va falloir acheter (vaisselle, chaises, casseroles...), se dire que chouette, les prochains achats ne feront pas l'objet de discussions et autre arguments à deux balles pour convaincre que foutre du rouge un peu partout, c'est quand même vachement bien, qu'on va pouvoir s'amuser à changer les choses de place au gré de sa seule humeur...

Et d'un coup se rendre compte que quand même, il y a un sacré vide. Qu'on y est, au bout du chemin commun. Que si j'ai déjà commencé mon nouveau chemin à moi, là on va réellement prendre deux directions différentes. C'est toujours au pied du mur qu'on voit mieux le mur. Non, pas de remord. Pas du tout l'envie de revenir en arrière. Juste le fait de réaliser. Et c'est bizarre ce mélange de sentiments. Se dire qu'on va enfin pouvoir vivre sa nouvelle petite vie, où je suis réellement heureuse, et que je n'échangerai pour rien au monde. Et en même temps voir une autre vie qui s'en va, avec tous ces souvenirs, et ce sentiment amer d'échec qui remonte à la gorge.