Les choses sont bizarres, la vie est bizarre, ... Drôle de situation pour moi en ce moment. Tout d'abord, ce changement de cabinet. Je ne m'y fais pas vraiment. Pour l'instant, seul le cadre a changé pour moi, les dossiers sont pour l'instant les mêmes. Et pourtant, les choses ne se passent pas de façon logique. Toujours pas mon contrat, bien que je le réclame à corps et à cris, mes honoraires n'ont pas été négociés par la personne que j'ai suivie, donc je ne sais toujours pas ce qu'il va en être, sauf que ce sera "au moins pareil qu'avant". Soit. Tu parles d'une info. Ce n'est pas suffisant à mon goût, et j'en ai assez d'aller quémander pour savoir où on en est. Et pour le coup, perso, je ne me sens pas particulièrement bien accueillie, cela ne fait que renforcer le questionnement sur "qu'est-ce que je fous là ?". Apprends à être patiente. Ce serait con de partir maintenant. Surtout qu'au jour d'aujourd'hui, je n'ai aucune voie de secours. C'est sûrement ce qui me retiens ici. Car tout cela ne me donne pas envie de continuer. Toujours cette même interrogation: je ne veux plus faire ce métier, mais que faire à la place ? Et toujours pas de réponse...
Autre bizarrerie: la colocation avec quelqu'un qui ne fait plus partie de notre vie, avec lequel on n'a plus rien à partager. A part le loyer. Situation inconfortable. Mélange de genres. On se connait bien, mais plus envie de partager un quotidien. Il n'y a plus de raison. Et pourtant il est encore là, en attendant de trouver un nouveau chez lui. Alors il faut jongler. Même si finalement, quand on rentre le soir, on ne se sent plus chez soi, alors qu'on garde l'appart. Même si quand on découche, on a l'impression de faire quelque chose de mal, alors qu'après tout, on n'a rien à se reprocher. Même si on a vécu de belles choses, tout cela appartient au passé, et on ne souhaite qu'une seule chose: arrêter d'avoir le passé sous les yeux pour pouvoir enfin se consacrer pleinement au présent, comme il mérite que l'on s'y consacre.

Dans le genre situations à la con, je crois que je me pose, là, quand même. Et malgré cela, je pense à mon week-end, et j'ai le sourire aux lèvres. Allez comprendre...