R(c)flexions du week-end
Par Miss Blablabla le mardi 7 février 2006, - Je, Moi et ma petite personne - Lien permanent
Il ne s'agit pas r(c)ellement d'un bilan, mais de r(c)flexions qui se sont succ(c)d(c)es... Tout d'abord, dans le cadre de PotinBlog (pour ceux qui ne le savent pas encore, je fais partie de l'(c)quipe des potineurs) notre VSD de cette semaine (c)tait Christophe Ginisty, qui nous a lanc(c) comme d(c)fi de convaincre un non blogueur de notre entourage d'ouvrir un blog.... Autant dire que j'ai fait chou blanc. Personne dans mon entourage imm(c)diat de potes n'a voulu ouvrir un blog. Il y avait d'abord ceux qui savaient que j'en ai un et qui m'ont gentiment dit que ce n'(c)tait pas leur truc. Ce que je concois très bien. Et ceux auxquels j'ai balanc(c) en même temps l'existence de mon blog et la question fatale pour eux de se lancer dans l'aventure. Et l je me rends compte que c'est ce moment l qu'on me regarde comme une extra-terrestre. Il y a finalement encore pas mal de gens qui ont d(c)couvert il y a peu l'existence de ce m(c)dia, et qui ont du mal comprendre l'int(c)rêt d'ouvrir son blog.
Alors pour montrer qu'il pouvait aussi s'agir de quelque chose de s(c)rieux, et pas seulement du journal intime d'une jeune adulte (c)gocentrique en pleine crise d'adolescence retardement, je leur ai montr(c) le magazine Netizen. Plus convaincus, les questions ont commenc(c) d'affluer. Mais le manque d'information g(c)n(c)rale sur les blogs reste un frein pour que les gens osent enfin se lancer. Je comprends totalement le point de vue des potes en question, mais il n'en reste pas moins que je suis ressortie de cette conversation avec un go"t amer: je me rends compte que je parle beaucoup de mon blog et de tout ce qui tourne autour, et qu'il est rare que mon entourage comprenne cet engouement. Tout cela est souvent pris pour un amusement quelque peu pu(c)rile, qui se limiterait un converser par forums interpos(c)s: et oui, voil l'image que l'on peut aussi avoir des blogs.
J'avais d(c)j pass(c) une bonne partie de la soir(c)e parler blog, ce qui en faisait rire certains, j'ai donc pr(c)f(c)r(c) m'arrêter l , pour ne pas me lancer dans le pros(c)litysme de base, mais aussi pour (c)viter de revendiquer une l(c)gitimit(c) bloguer. Parce que oui j'en (c)tait l : bloguer peut aussi être une chose s(c)rieuse, cela est si vrai que certains le font titre professionnel. Mais peut être cela faisait trop de nouveaut(c)s pour une seule soir(c)e. Alors je reviendrai la charge plus tard, peut être plus finement, pour être aussi p(c)dagogique...
L'autre r(c)flexion, beaucoup plus personnelle, vient du documentaire "L'odyss(c)e de la vie" de Nils Tavernier. Alors oui, ce docu est pass(c) il y a une semaine sur France 2, mais ce n'est que ce week-end que je l'ai vu. Et cela m'a chamboul(c)e. Très clairement, je ne me sens pas prête avoir des enfants. D'abord parce que nous avons encore des choses vivre ensemble avec Jules, avant que notre vie de couple soit m(c)tamorphos(c)e par l'arriv(c)e d'un bout de chou. Mais aussi dans mon rapport difficile avec mon corps, que je n'accepte pas vraiment. Non pas qu'il soit disgrâcieux. Mais justement pour ce qu'on m'en dit. Alors ça va faire l'enfant gât(c)e qui pleure d'avoir trop de bonbons, mais tant pis.
Depuis que j'ai 14 ans, j'ai le même tour de poitrine, la même taille. J'ai pris du poids depuis (juste un peu... hum...), mais rien de dramatique non plus. Bref, depuis mon adolescence j'ai un corps de femme, alors que dans ma tête j'(c)tais vraiment encore une gamine. Difficile dans ces conditions de soutenir le regard qui pouvait être port(c)e sur moi l'(c)poque. Comment comprendre ce que mon corps incitait alors même que j'en (c)tais encore la naïvet(c) d'une enfant? Comment comprendre les gestes subis alors que je rêvais encore de la magie d'un simple bisou du bout des l(c)vres? Il a fallu faire avec ce d(c)calage entre ce que mon corps incitait et ce qu'il se passait dans ma tête. J'ai donc appris en jouer, mettre en valeur ce qui pouvait attiser le d(c)sir quand cela pouvait m'être utile. Ou tout simplement en jouer, juste pour voir la r(c)action provoqu(c)e. Car il y a toujours eu cette espèce d'ambivalence, que je ne saurai aujourd'hui encore expliquer, entre le d(c)go"t du regard des autres, et la volont(c) de provoquer ce regard.
Ce n'est qu'aujourd'hui 30 ans, que je commence peine mieux accepter ce corps, que j'ai donc toujours vu comme une chose part, une espèce d'instrument ou de fardeau, suivant l'humeur, les jours. Même si encore aujourd'hui je n'accepte pas forc(c)ment très bien les compliments car ils me gênent, je ne les comprends pas, ils ne s'adressent pas moi mais "l'autre". Cela peut para(r)tre bête, mais le documentaire "L'odyss(c)e de la vie" m'a mis sous le nez que ce corps pouvait être autre chose, qu'il pouvait être un cocon, un nid douillet pour un petit être. Que ce corps c'(c)tait moi, et que j'allais peut être un jour le partager avec un b(c)b(c). Je ne sais pas mettre les mots l dessus, mais depuis c'est une r(c)volution dans ma tête. Peut être suis-je en phase d'acceptation?

Commentaires
Emouvant de sincerit(c).
T'es surement dans la phase d'acceptation. bravo ;-)
j'ai exactement le même problème sur la plage quand je mets un maillot moulant.
Je transmets au r(c)alisateur qui sera sans doute très touch(c).
Chaleureusement.
Tes r(c)flexions du w.end ont le m(c)rite de faire m(c)diter tte la semaine ;-) Merci pour tes bons mots que tu as su bien exprimer, en tout ç me fait (c)cho...A+
...
Je pense sincèrment que tu n'es pas seule ressentir cela après la vision de ce documentaire.
Il faut penser un peu la prise de conscience des hommes... ce qui les aidera s"rement mieux comprendre la vôtre...
Complexe ! Non... je pense que l'on m'a compris !
Accepter l'autre pour s'accepter soit même ! C'est un peu la synthèse de tout cela.
Très bel article Miss Blablabla.
la vie est faite de bouversement que fort heureusement nous ne ma(r)trisons pas.
Commence par un chat, ça ne devrait pas trop te transformer.
plus qu'une acceptation, je crois que petit petit, la maturit(c) aidant on apprend s'apprivoiser soi-même.
Tel(le) que l'on est et sans avoir recours ses chimères que l'on utilise parfois pour "se supporter".
Enfin surtout je crois qu'avec le temps le foss(c) entre la façon dont on se voit et la façon dont on croit que les autres nous voient et nous veulent, se r(c)duit, ce qui accentue notre sentiment de "mieux être" ou de maturi(c).
Jo
Je vois qu'il n'y a pas que moi qui ai (c)t(c) "d(c)rang(c)e" par ce documentaire sublime et lourd la fois...
Bon en tout cas, j'ai compris, fini les compliments. Si c'est pour pas que tu y crois... A quoi ça sert. Si encore ils (c)taient d(c)nu(c)s de sinc(c)rit(c)... Mais comme je dis toujours comme j'aime les gens, bah je vais me taire... Difficile, parce que vraiment je t'aime très fort !
buLLes> Je parlais du regard (lourd, souvent) des mecs... Les compliments venant d'une fille me touchent d'autant plus en ce qu'ils sont d(c)nu(c)s de d(c)sir et de calculs (la plupart du temps en tout cas!), et qu'ils sont donc forc(c)ment sincères. Et pis moi aussi j't'aime très fort!!
wahhh....Quel voile lev(c) ! je te comprends.
Mry m'ôtes les points du clavier: ...
Non tu n'as pas fais choux blanc pour convaincre quelqu'un d'ouvrir un blog. En lisant le tien, j'ai fait la d(c)marche. Comme quoi !
J'ai pas vu ce documentaire, c'est vrai, mais je comprends ce que tu veux dire, au sujet du rapport au corps, l'ambivalence entre la fiert(c) qu'on a de plaire (ou d'en rechercher la sensation) et cet espèce de d(c)go"t, quand on sent qu'on est regard(c)e, cette impression de n'être qu'un corps, quelque part... Le paradoxe de vouloir parfois peser cent kilos de plus pour n'être plus regard(c)e de cette façon, et de se mortifier pourtant quand on a pris un peu de gras... J'arrive pas non plus trouver quoi ça tient, mais en tous cas, je comprends. Faute de mieux, parce que j'aurais bien voulu pouvoir l'expliquer.
Bonjour Miss Blablabla,
Curieux exercice que de se lancer sur le net afin d'apporter ses impressions la longue s(c)rie de commentaires ponctuant les nombreux billets pr(c)sents sur les blogs... En tout cas nouveau pour moi qui ai d(c)couvert il y a peu de temps la blogosphère et ses multiples intervenants. Je lis avec plaisir tes r(c)flexions diverses et dois avouer que l'id(c)e de me lancer dans la grande aventure internautico-bloguienne me travaille... De plus en plus... Et qu'a d(c)faut d'avoir convaincu ton entourage imm(c)diat non blogueur, il se pourrait que par ricochet tu aies contribu(c) d(c)velopper de nouvelles vocations malgr(c) tout. Ou du moins les affiner. Ce n'est donc pas chou blanc ;-) En attendant le grand saut si je trouve la forme et la matière, je continuerai lire r(c)gulièrement ce qui se dit par ici !
Zo(c)> merci beaucoup! Cela me touche d'autant plus que tu n'es pas encore blogueuse... Si tu te lances, tu verras que c'est assez fascinant: au d(c)but, j'ai commenc(c) de bloguer comme ça, par besoin d'(c)crire et par amusement. Et aujourd'hui, j'ai rencontr(c) grâce aux blogs plein de gens passionnants, d'horizons totalement diff(c)rents, qui ont une v(c)ritable et belle richesse int(c)rieure! Bref, c'(c)tait inattendu, car je ne pensais pas même qu'on puisse me lire, mais c'est formidable! Si tu te d(c)cides, n'h(c)sites pas m'envoyer un mail pour me donner le lien vers ton blog... biz!
msblablabla@yahoo.fr