Il ne s'agit pas r(c)ellement d'un bilan, mais de r(c)flexions qui se sont succ(c)d(c)es... Tout d'abord, dans le cadre de PotinBlog (pour ceux qui ne le savent pas encore, je fais partie de l'(c)quipe des potineurs) notre VSD de cette semaine (c)tait Christophe Ginisty, qui nous a lanc(c) comme d(c)fi de convaincre un non blogueur de notre entourage d'ouvrir un blog.... Autant dire que j'ai fait chou blanc. Personne dans mon entourage imm(c)diat de potes n'a voulu ouvrir un blog. Il y avait d'abord ceux qui savaient que j'en ai un et qui m'ont gentiment dit que ce n'(c)tait pas leur truc. Ce que je concois très bien. Et ceux auxquels j'ai balanc(c) en même temps l'existence de mon blog et la question fatale pour eux de se lancer dans l'aventure. Et l je me rends compte que c'est ce moment l qu'on me regarde comme une extra-terrestre. Il y a finalement encore pas mal de gens qui ont d(c)couvert il y a peu l'existence de ce m(c)dia, et qui ont du mal comprendre l'int(c)rêt d'ouvrir son blog.
Alors pour montrer qu'il pouvait aussi s'agir de quelque chose de s(c)rieux, et pas seulement du journal intime d'une jeune adulte (c)gocentrique en pleine crise d'adolescence retardement, je leur ai montr(c) le magazine Netizen. Plus convaincus, les questions ont commenc(c) d'affluer. Mais le manque d'information g(c)n(c)rale sur les blogs reste un frein pour que les gens osent enfin se lancer. Je comprends totalement le point de vue des potes en question, mais il n'en reste pas moins que je suis ressortie de cette conversation avec un go"t amer: je me rends compte que je parle beaucoup de mon blog et de tout ce qui tourne autour, et qu'il est rare que mon entourage comprenne cet engouement. Tout cela est souvent pris pour un amusement quelque peu pu(c)rile, qui se limiterait un converser par forums interpos(c)s: et oui, voil l'image que l'on peut aussi avoir des blogs.
J'avais d(c)j pass(c) une bonne partie de la soir(c)e parler blog, ce qui en faisait rire certains, j'ai donc pr(c)f(c)r(c) m'arrêter l , pour ne pas me lancer dans le pros(c)litysme de base, mais aussi pour (c)viter de revendiquer une l(c)gitimit(c) bloguer. Parce que oui j'en (c)tait l : bloguer peut aussi être une chose s(c)rieuse, cela est si vrai que certains le font titre professionnel. Mais peut être cela faisait trop de nouveaut(c)s pour une seule soir(c)e. Alors je reviendrai la charge plus tard, peut être plus finement, pour être aussi p(c)dagogique...

L'autre r(c)flexion, beaucoup plus personnelle, vient du documentaire "L'odyss(c)e de la vie" de Nils Tavernier. Alors oui, ce docu est pass(c) il y a une semaine sur France 2, mais ce n'est que ce week-end que je l'ai vu. Et cela m'a chamboul(c)e. Très clairement, je ne me sens pas prête avoir des enfants. D'abord parce que nous avons encore des choses vivre ensemble avec Jules, avant que notre vie de couple soit m(c)tamorphos(c)e par l'arriv(c)e d'un bout de chou. Mais aussi dans mon rapport difficile avec mon corps, que je n'accepte pas vraiment. Non pas qu'il soit disgrâcieux. Mais justement pour ce qu'on m'en dit. Alors ça va faire l'enfant gât(c)e qui pleure d'avoir trop de bonbons, mais tant pis.
Depuis que j'ai 14 ans, j'ai le même tour de poitrine, la même taille. J'ai pris du poids depuis (juste un peu... hum...), mais rien de dramatique non plus. Bref, depuis mon adolescence j'ai un corps de femme, alors que dans ma tête j'(c)tais vraiment encore une gamine. Difficile dans ces conditions de soutenir le regard qui pouvait être port(c)e sur moi l'(c)poque. Comment comprendre ce que mon corps incitait alors même que j'en (c)tais encore la naïvet(c) d'une enfant? Comment comprendre les gestes subis alors que je rêvais encore de la magie d'un simple bisou du bout des l(c)vres? Il a fallu faire avec ce d(c)calage entre ce que mon corps incitait et ce qu'il se passait dans ma tête. J'ai donc appris en jouer, mettre en valeur ce qui pouvait attiser le d(c)sir quand cela pouvait m'être utile. Ou tout simplement en jouer, juste pour voir la r(c)action provoqu(c)e. Car il y a toujours eu cette espèce d'ambivalence, que je ne saurai aujourd'hui encore expliquer, entre le d(c)go"t du regard des autres, et la volont(c) de provoquer ce regard.
Ce n'est qu'aujourd'hui 30 ans, que je commence peine mieux accepter ce corps, que j'ai donc toujours vu comme une chose part, une espèce d'instrument ou de fardeau, suivant l'humeur, les jours. Même si encore aujourd'hui je n'accepte pas forc(c)ment très bien les compliments car ils me gênent, je ne les comprends pas, ils ne s'adressent pas moi mais "l'autre". Cela peut para(r)tre bête, mais le documentaire "L'odyss(c)e de la vie" m'a mis sous le nez que ce corps pouvait être autre chose, qu'il pouvait être un cocon, un nid douillet pour un petit être. Que ce corps c'(c)tait moi, et que j'allais peut être un jour le partager avec un b(c)b(c). Je ne sais pas mettre les mots l dessus, mais depuis c'est une r(c)volution dans ma tête. Peut être suis-je en phase d'acceptation?