Paris-Province
Par Miss Blablabla le lundi 17 octobre 2005, - Je, Moi et ma petite personne - Lien permanent
Dernièrement, un très bon pote me soufflait qu’il serait pas mal que j’(c)voque ici ce que je ressens en tant que provinciale d(c)barqu(c)e Paris il y a maintenant pile 4 ans (j’ai commenc(c) mon 1er job dans la capitale un certain 15 octobre 2001…). L’id(c)e est de rendre compte du d(c)calage qu’il peut y avoir entre l’id(c)e que je me faisais de la vie ici, et comment j’ai v(c)cu la r(c)alit(c). Et bien il faut dire qu’ ça, je ne sais pas vraiment quoi r(c)pondre !
Une fois termin(c)es mes (c)tudes, j’ai voulu absolument commencer ma carrière d’avocat sur Paris, plus pour m’(c)manciper de la vie avec les parents proximit(c) qu’autre chose. Et puis, j’(c)tais aussi franchement motiv(c)e par la pr(c)sence sur place d’un amoureux : nous (c)tions en tout d(c)but d’histoire, il fallait qu’il soit convaincu que cette histoire (c)tait quand même un peu plus qu’une aventure d’une nuit. En tout cas, moi j’en (c)tais persuad(c)e (c’est un garçon que j’avais connu au lyc(c)e et dont j’(c)tais folle amoureuse l’(c)poque, alors que lui, pas vraiment…c’est quand même pas pour rien que j’avais enfin r(c)ussi lui mettre la main dessus quelques 10 ans plus tard !!!). Donc, je n’avais pas d’id(c)e pr(c)concue sur la vie parisienne, sauf en ce qui concerne la pollution (et l’avis reste le même : l’air est meilleur en bord de mer, l bas, dans le Sud…)
Bref, j’(c)tais top motiv(c)e pour venir bosser dans la capitale !! Ce que je n’avais pas pris en compte, c’est tout le mauvais côt(c) : trouver un appart dans une ville que vous ne connaissez qu’en touriste, prendre le m(c)tro seule des heures indues cause d’un boulot beaucoup trop accaparant, se faire suivre dans la rue par des mecs vraiment pas rassurants, passer des dimanches toute seule, enferm(c)e chez soi devant Autant en emporte le vent et un pot familial de Nutella (l’amoureux en question n’(c)tant pas vraiment du style pr(c)sent…. ), d(c)primer devant un t(c)l(c)phone qui ne sonne jamais malgr(c) tous les sortilèges que vous lui lancez et la danse du scalp particulièrement (c)labor(c)e que vous venez de r(c)aliser (et oui, l’amoureux pas pr(c)sent avait trouv(c) un moyen irr(c)m(c)diable d’être absent : finir une thèse au Canada…. S’il avait voulu me fuir, il n’aurait pas mieux trouv(c)…), ….
Bref, j’ai eu mon lot de moments glauques. Mais le bilan reste on ne peut plus positif : plein de sorties entre copines, avec certes plus d’alcool et de clopes que de raison, mais quelle (c)clate !!!, diff(c)rents jobs dans lesquels j’ai appris plein de choses (même si au final je suis revenue mes premières amours : le Barreau… et ya rien de sexuel dans ce que je suis en train de raconter !!), un amoureux avec lequel je vis d(c)sormais: Jules, le seul, l’unique supporter mon mauvais caractère et être toujours pr(c)sent de manière aussi tendre, peut être aussi le seul accepter toutes mes contradictions (et y’en a quand même 2 ou3…), et tout ça m’ayant aid(c) prendre un peu plus confiance en moi (et ce n’(c)tait pas gagn(c) !).
Je ne saurai donc dire s’il y a un d(c)calage entre ce que j’imaginai et ce que j’ai v(c)cu au jour d’aujourd’hui. Le plus glauque me semble appartenir au pass(c), c’est vrai qu’on ne sait pas de quoi demain sera fait, la seule certitude (c)tant qu’il fera jour !
En fait, peut être que tout simplement Paris est l’endroit où j’ai v(c)cu des choses qui m’ont fait grandir, et que pour le coup, j’ai un attachement particulier pour cette ville, que je trouve de plus en plus belle.

Commentaires
Bienvenu Paris;),tu verras, tu ne pourras plus t'en passer. On a beau dire, c'est quand même une super jolie ville, le seul point vraiment n(c)gatif, il n'y a pas la mer.
Paris, l(tm)image de la soci(c)t(c) française, devient chaque jour plus eff(c)min(c)e.
Je prendrais 2 exemples simples d(c)crivant la f(c)minisation de Paris, valables aussi pour la soci(c)t(c) française.
1) La politique anti-bagnole.
Tramway en construction, couloirs de bus inutiles entra(r)nant des bouchons monstres, mise en place de radars d(c)biles, tout est fait pour promouvoir les transports en commun et d(c)signer le coupable : l(tm)automobiliste.
Selon les critères des (c)colo-gauchistes, ce dernier est le parfait avatar du beauf individualiste, capitaliste pollueur.
Faut pas rouler vite. Mieux, laisser la voiture au garage et prendre le bus ou le m(c)tro bond(c) et puant. Joie de la mixit(c) sociale. Bizarre que les membres du jet-set gauchiste ne donnent pas l(tm)exemple.
2) Les manifestations festives citoyennes.
Gay Pride, Paris Plage, voil les fiert(c)s de l(tm)(c)quipe Delano".
Faut bien occuper le temps libre (grâce aux 35 heures) des bobos, base (c)lectorale des (c)cologistes et socialistes.
Après Disneyland, les touristes appr(c)cieront Boboland : pas de bagnoles, tramway rappelant la pr(c)tendue douceur du pass(c), espaces verts artificiels, fêtes citoyennes où se m(c)langent toutes les races, des classes sociales cohabitant harmonieusement (quotas de logements sociaux pour la bonne conscience des nantis).
Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, comme le disait le regrett(c) Jean Yanne.
Voici les d(c)penses du budget 2006 de Paris, 6.45 milliards d(tm)euros.
Les d(c)penses de fonctionnement s(tm)(c)lèvent 5 milliards d(tm)euros dont :
- 28 % Solidarit(c)
- 24 % Cadre de vie
- 22 % Avenir jeunes m(c)nages (prêt taux 0, garde d(tm)enfants)
- 11 % Activit(c)s (c)conomiques et culturelles
Les d(c)penses d(tm)investissement ,1.3 Mds euros, se d(c)composent principalement en :
- 27 % Voierie et transports
- 25 % Urbanisme et logement
- 10 % Culture
- 10 % Scolaire et enseignement sup(c)rieur
L(tm)(c)tat providence, tant au niveau local que national, materne l(tm)individu, devenu totalement irresponsable et infantile. L(tm)homme moderne id(c)al est un castr(c).
Tiens, ils ont remplac(c) "socialo-communiste" par "ecolo-gauchistes", dans National-Hebdo ? En tout cas, c'est bien tout ce qui a chang(c).
Je ne vois pas non plus le rapport entre soi disant "f(c)minisation" et l'assistanat grandissant !
Est ce que "f(c)minisation" ne voudrait pas dire "homosexualisation", synonyme apparement de "castration" dans la bouche de Plermite ?? Ce qu'il reproche en premier lieu Delano(c) n'est-il pas en effet la Gay Pride ? ;-)
Quel dommage qu'il y ait encore tant d'hommes comme ça ;-)
C'est pour ça que les femmes continueront encore longtemps mieux s'entendre avec les homos qu'avec les h(c)t(c)ros ;-)
Miss blablabla, je t'attends en revanche pour une soir(c)e "bière sans foot", si ça te dit, parce qu'on peut être pd et aimer les blondes (je parle des bières... lol).
En attendant une visite de ta part sur MON espace de discussion ;-)
Bye babies !
Cris
" Et si tu te sens castr(c), fais toi une bonne soir(c)e bière foot: en g(c)n(c)ral, ça remet les id(c)es en place... "
Ma phrase exacte (c)tait: l(tm)homme moderne id(c)al est un castr(c).
N(tm)(c)tant pas un homme moderne, encore moins id(c)al, je ne suis pas un castr(c).
Je pense que tu n(tm)as pas besoin de preuves…
Question foot, je suis coach d(tm)une (c)quipe d(tm)amateurs dans laquelle se côtoient 7/8 nationalit(c)s diff(c)rentes, du bac - 7 bac + 7.
Rayon mixit(c)s sociale et raciale, j(tm)en suis un produit, et je baigne dans ce milieu depuis mon enfance.
" Et je ne vois pas forc(c)ment le lien entre ce que tu appelles "f(c)minisation" et les actions sociales qui peuvent être faite ça et l
…Je ne vois pas non plus le rapport entre soi disant "f(c)minisation" et l'assistanat grandissant ! "
Peur du risque et des situations conflictuelles (politique anti-bagnole), penchant pour la convivialit(c), l(tm)accessoire, le futile (manifestations festives citoyennes) sont des traits caract(c)ristiques de la femme.
La femme, donneuse de vie, est plus sensible aux malheurs et aux in(c)galit(c)s de la soci(c)t(c).
Elle se pr(c)occupe davantage de la politique de redistribution que celle de la production.
Ce sont exactement les pr(c)occupations de l(tm)(c)tat social-d(c)mocrate actuel.