Dernièrement, un très bon pote me soufflait qu’il serait pas mal que j’(c)voque ici ce que je ressens en tant que provinciale d(c)barqu(c)e Paris il y a maintenant pile 4 ans (j’ai commenc(c) mon 1er job dans la capitale un certain 15 octobre 2001…). L’id(c)e est de rendre compte du d(c)calage qu’il peut y avoir entre l’id(c)e que je me faisais de la vie ici, et comment j’ai v(c)cu la r(c)alit(c). Et bien il faut dire qu’ ça, je ne sais pas vraiment quoi r(c)pondre !
Une fois termin(c)es mes (c)tudes, j’ai voulu absolument commencer ma carrière d’avocat sur Paris, plus pour m’(c)manciper de la vie avec les parents proximit(c) qu’autre chose. Et puis, j’(c)tais aussi franchement motiv(c)e par la pr(c)sence sur place d’un amoureux : nous (c)tions en tout d(c)but d’histoire, il fallait qu’il soit convaincu que cette histoire (c)tait quand même un peu plus qu’une aventure d’une nuit. En tout cas, moi j’en (c)tais persuad(c)e (c’est un garçon que j’avais connu au lyc(c)e et dont j’(c)tais folle amoureuse l’(c)poque, alors que lui, pas vraiment…c’est quand même pas pour rien que j’avais enfin r(c)ussi lui mettre la main dessus quelques 10 ans plus tard !!!). Donc, je n’avais pas d’id(c)e pr(c)concue sur la vie parisienne, sauf en ce qui concerne la pollution (et l’avis reste le même : l’air est meilleur en bord de mer, l bas, dans le Sud…)
Bref, j’(c)tais top motiv(c)e pour venir bosser dans la capitale !! Ce que je n’avais pas pris en compte, c’est tout le mauvais côt(c) : trouver un appart dans une ville que vous ne connaissez qu’en touriste, prendre le m(c)tro seule des heures indues cause d’un boulot beaucoup trop accaparant, se faire suivre dans la rue par des mecs vraiment pas rassurants, passer des dimanches toute seule, enferm(c)e chez soi devant Autant en emporte le vent et un pot familial de Nutella (l’amoureux en question n’(c)tant pas vraiment du style pr(c)sent…. ), d(c)primer devant un t(c)l(c)phone qui ne sonne jamais malgr(c) tous les sortilèges que vous lui lancez et la danse du scalp particulièrement (c)labor(c)e que vous venez de r(c)aliser (et oui, l’amoureux pas pr(c)sent avait trouv(c) un moyen irr(c)m(c)diable d’être absent : finir une thèse au Canada…. S’il avait voulu me fuir, il n’aurait pas mieux trouv(c)…), ….
Bref, j’ai eu mon lot de moments glauques. Mais le bilan reste on ne peut plus positif : plein de sorties entre copines, avec certes plus d’alcool et de clopes que de raison, mais quelle (c)clate !!!, diff(c)rents jobs dans lesquels j’ai appris plein de choses (même si au final je suis revenue mes premières amours : le Barreau… et ya rien de sexuel dans ce que je suis en train de raconter !!), un amoureux avec lequel je vis d(c)sormais: Jules, le seul, l’unique supporter mon mauvais caractère et être toujours pr(c)sent de manière aussi tendre, peut être aussi le seul accepter toutes mes contradictions (et y’en a quand même 2 ou3…), et tout ça m’ayant aid(c) prendre un peu plus confiance en moi (et ce n’(c)tait pas gagn(c) !).
Je ne saurai donc dire s’il y a un d(c)calage entre ce que j’imaginai et ce que j’ai v(c)cu au jour d’aujourd’hui. Le plus glauque me semble appartenir au pass(c), c’est vrai qu’on ne sait pas de quoi demain sera fait, la seule certitude (c)tant qu’il fera jour !
En fait, peut être que tout simplement Paris est l’endroit où j’ai v(c)cu des choses qui m’ont fait grandir, et que pour le coup, j’ai un attachement particulier pour cette ville, que je trouve de plus en plus belle.