(oué, et pas "Trick or Treat" qui certes, était de saison encore avant
hier, mais est déjà à la ramasse le 2 novembre)
Bonjour les gens ! Pour ceux qui ont un peu suivi (ils sont trois, je
les ai comptés), j'étais ce week end dans mon Sud natal. Et on peut dire que
j'ai bien choisi mon moment, puisqu'à la capitale il faisait beau et bon,
tandis qu'en bord de Méditerranée, c'était un peu tempête, pluie, début
d'inondations, alerte Orange sur le département... Bref, on m'avait réservé un
bon accueil. J'étais toute en joie contenue.
En plus, il y avait Mike Brant dans la télé des parents et ça, ça te change
ton rapport aux fenêtres.
(je sais, ce n'est pas du meilleur goût, mais je me suis mise -encore- à la
diète, et c'est pas fait pour me mettre de bonne humeur)
Et pendant tout ce temps là, j'ai gardé un oeil sur Twitter et je dois
avouer que tout cela m'a laissé perplexe (Twitter, pas Mike)
PARENTHESE EDUCATIVE A L'USAGE DES NON INITIES: Keskedonc que
Twitter ? Ben c'est un réseau social, comme on aime à les nommer, qui
te permet d'envoyer des petits messages (140 caractères maxi) à la communauté
des gens qui ont décidé de te "suivre" et qui te permet toi même de "suivre"
des gens pour connaître leurs petits messages à eux. Ces petits messages, qui
apparaissent sur ta "Timeline", peuvent comporter des liens, des photos mais
avouons le, rarement ils ont une portée philosophique (format oblige)
(genre...). Et les gens peuvent se répondre et/ou faire suivre les
informations. C'est un peu foufou.
On peut aussi s'envoyer des DM (Direct Message) entre personnes qui se suivent,
ce qui reste un bon moyen de drague et autre proposition de t'envoyer un taxi
te chercher (certains draguent le couteau entre les dents) (oui donc il y a des
crevards partout, quoi)
FIN DE LA PARENTHESE EDUCATIVE
Je disais donc, perplexe. Parce que c'est comme pour tout: quand tu n'es pas
dans le jus, tu y vois plus clair sur plein de trucs. Et c'est là que je me
suis rendue compte que Twitter, c'est un peu comme un grand bocal avec plein de
poissons dedans, que chacun mène sa vie en se préoccupant plus ou moins de ce
qu'il se passe à côté.

Parce qu'en vrai, on est curieux, voire un peu voyeur de ce que l'autre
décide de partager, mais grosso merdo, sa vie, on s'en fout. Rares sont les
gens qui réalisent l'absence de quelqu'un sur sa TimeLine, sauf peut être au
détour d'un malentendu.
Donc un grand bocal. Que quand il y a une nouvelle/un gadget qui sort, pouf
pouf, tu as le grand bocal qui s'agite et les petits poissons qui se mettent à
nager dans tous les sens, tout affolés. Exemple: la mort de Michael Jackson.
Tout le monde sur Twitter regrettait la disparition de Farah Fawcett (enfin,
surtout les hommes, qui y voyaient le fantasme de leur adolescence) et
blam ! MJ passe l'arme à gauche.Et là, c'est devenu la grande panique sur
Twitter. Tout le monde y est allé de son exclu, de son clip In Memoriam, de sa
blague vaseuse...
Un tsunami dans le bocal.
Tu vois le topo.
Personnellement, je suis sur Twitter en profil fermé. Ce qui en soit est
déjà un paradoxe: je veux bien communiquer, échanger, mais faut faire partie du
carré VIP. C'est n'importe quoi, je sais, mais mes contradictions sont mon Moi
et mon Moi emmerde ceux à qui cela déplait (la concession n'est définitivement
pas son truc)
J'ai à chaque fois bien du mal à comprendre pourquoi les gens veulent me
suivre: mes tweets génèrent une certaine fierté de ma part quand il sont du
niveau blague Carambar. Ou alors je commente des petites choses qui m'arrivent
au quotidien, voire j'invente des trucs, j'extrapole, je m'invente un univers
(c'est souvent plus drôle) et je ne vois pas en quoi cela peut intéresser les
gens... Ce que je veux dire par là, c'est que c'est PIRE encore que les
conneries qu'on trouve sur ce blog.
Vous voyez le niveau, quoi.
Bref, il y a du vrai (un peu) et de l'imaginé (beaucoup) mais les gens ont
l'air de globalement en rire. Alors c'est plutôt cool (oui, ne me demandez pas
la finalité du truc pour moi, je suis bien incapable de vous répondre, à part
de dire que c'est cool quand les gens rient parce que je twitte qu'à la vue
d'un beignet de courgette, je me suis écriée "Il a frit, il a tout compris" )
(voilà voilà...)
Bref, tout ça pour vous dire que ce week end, je me suis rendue compte que
ma TimeLine Twitter, c'est un bocal, dans lequel nagent les petits poissons que
j'ai choisi. Parmi eux, des gens que je connais en vrai ou pas, des marketeux,
des juristes/avocats, des journalistes, des choupis, des gens connus, des beaux
gosses, des thons, une morue et même une sardine et une Mme Bulot. C'est dire
la variété des espèces.
Quand je veux, je peux aller regarder ce qu'il se passe dans le bocal, sans
qu'on me voit. Quand je veux, je peux l'ignorer, aussi longtemps que je veux,
les habitants n'ont pas besoin de moi pour se nourrir (et donc survivre). De
temps en temps, je peux aussi soulever le couvercle et faire une
"Coucou".
En fait, je me sens un peu comme un big brother. Et il y a autant de big
brother que de personnes sur Twitter. Tout ce petit monde tourne en rond,
s'observe, s'ignore, se raconte qu'il boit l'apéro avec un tel, qu'il est à
l'Apple Store, dans une cabine d'essayage (en envoyant la photo à ses followers
pour l'aider à choisir sa robe de bal), au resto (photo des plats à l'appui), à
la plage (cliché des orteils devant un océan bleu turquoise), partage une
musique avec un lien Deezer, envoi un lien YouTube d'un clip des années 90's,
pose des questions en direct à l'invité d'une émission de radio...
Toutes ses vies se croisent, s'entremêlent parfois, des vraies amitiés y
sont nées, d'autres s'y sont perdues. C'est à la fois magique, addictif et
terriblement effrayant.
Après, reste à savoir QUI est vraiment Big Brother ?
(je vous dis pas comment je suis angoissée)

(*) Quand tu vas sur Google Traduction, Tweet = gazouillement et Twit =
crétin. Hihihi.
MISE A JOUR: Bon a priori cette note est victime de spamming en
masse. J'ai donc fermé les commentaires. Je suis chez moi ici, on ne prend pas
mon blog pour une tête de gondole, hein (m'énerve...)