Lors des Universités d'été de l'UMP, j'ai été interviewée, tout comme Annie, l'autre blogueuse accréditée, pour le blog Agora Elles, blog féminin du parti... Questions sur le pourquoi du blog pour moi, ce que je pense que les blogs peuvent apporter aux politiques, etc... Si vous avez 2 minutes, c'est par là ! (Bon, z'ont juste oublié un "bla" à mon nom...)
mercredi 6 septembre 2006
Université d'été de l'UMP 2006: mon bilan
Par Miss Blablabla le mercredi 6 septembre 2006,
Le fait que nous ayons été quelques blogueurs accrédités, invités à venir à
Marseille a soulevé des critiques. Forcément. Dès que vous
faites/dites/pensez/respirez, certains vont trouver un truc à critiquer, à tort
ou à raison, d'ailleurs. J'ai vu qu'on disait que j'étais la midinette de
service. Oui, sûrement, c'est déjà le cas dans la vraie vie, alors là,
forcément... J'ai vu qu'on nous reprochait de ne pas avoir une approche plus
détaillée et fouillée de ce qui était dit sur place. Ben oui, cette approche là
appartient aux journalistes, ce qu'aucun de nous n'est.
Mon impression est que nous avons été invités pour "représenter" un média
(les blogs, donc), mais qu'on ne savait pas trop quoi faire de nous. Nous ne
sommes pas journalistes, pas militants, pas VIP, bref, une espèce de statut
indéfini et très probablement encore indéfinissable. Donc des bêtes curieuses.
C'est vrai que pour la plupart nous nous connaissions, mais cela a été pour moi
l'occasion notamment de rencontrer Thomas Clément ou encore Loic Lemeur,
rencontres fort enrichissantes. Alors oui, nous sommes plutôt restés ensemble.
Et comme le blog est pour moi un plaisir, ce week-end devait rester dans cette
logique, avec la véritable opportunité qui nous était offerte de découvrir un
monde qui m'était totalement étranger: celui des militants d'un
parti.
Ce qui m'a le plus impressionnée, c'est cette espèce de vague dans laquelle
nous nous sommes retrouvés. Tout cet enthousiasme militant est très
particulier, et l'énergie produite peut parfois faire peur. Car on se dit que
finalement, soulever des foules est aisé lorsque l'on en a le charisme et la
détermination.
Ce fut aussi l'occasion d'une rencontre assez étonnante et très intéressante
avec Monsieur Perben (rencontre que vous pouvez retrouver en vidéo ici), seul
homme politique à avoir pris le temps de parler avec nous, à avoir eu la
curiosité de savoir qui nous étions.
La rencontre "off" de Sarkozy avec les journalistes (et donc nous) a aussi
été intéressante dans l'observation de l'homme: regarder ses réactions, ces
gestes, la facilité avec laquelle il répondait aux questions (souvent
affligeantes) des journalistes (je vais encore me faire des amis, tiens),
comment il posait son regard. Que l'on partage ou non ses idées, cet homme est
fort, très fort. Perso, je n'ai de carte nulle part, je n'en ai jamais eu, mais
beaucoup de choses me plaisent dans son discours (pour précision: ce n'est pas
le résultat de ce w-e, c'était déjà le cas avant). Reste à savoir si il est
candidat, et si il est élu en mai prochain, s'il respectera cette phrase de son
discours de dimanche: "J'en ai assez de ces hommes politiques qui ont des
bonnes idées le dimanche, et qui oublient de les mettre en oeuvre le
lundi".

Ma conclusion va être simple: je suis ravie d'avoir participé à cette
Université d'été. D'abord parce que je n'en aurai pas eu l'occasion autrement,
ensuite parce que tout expérience est bonne à prendre, et (surtout) parce que
forcément, tout cela soulève dans ma cervelle de moineau citoyenne
beaucoup d'interrogations sur la chose politique. Je ne vais pas commencer de
philosopher ici, ce n'est pas le lieu et cela serait vite lassant pour tout le
monde, moi la première. Mais il n'en reste pas moins que ces deux jours ont été
un véritable enrichissement, tant au niveau humain ( merci aux autres blogueurs
pour leur bonne humeur) que citoyen.

Nico The Preacher
Par Miss Blablabla le mercredi 6 septembre 2006,
(Petite précision: c'est "preacher" dans le sens de prêcheur, parce que
discours, dimanche, tout ça... et non dans le sens de
prédicateur)
Donc dimanche, discours du petit Nicolas. Enfin, je vais vous
dire. Parce que vue la platitude de ce qu'on a pu entendre avant, il fallait un
peu d'action... Nous autres blogueurs, invités pas tout à fait à leur place,
nous nous sommes incrustés aux premières loges, juste à côté de la scène, avec
nos amis les journalistes et leurs caméras coups de poing...
Et de l'action, il y en a eu. D'abord dans la salle. Je passe sur les entrées
remarquées de Johnny et Doc Gyneco (oui, je passe, déjà qu'on me traite de
midinette, hein...). Mais ce n'était rien à côté de l'ovation pour Sarkozy. Là,
vous hallucinez: près de 2000 personnes qui se lèvent, qui l'acclament, les
drapeaux, les bannières... Une espèce de vague vous arrive sur la gueule, sans
trop comprendre comment ni pourquoi.

Et le discours commence. Beaucoup d'idées, ponctuées de phrases clés: "Les
enfants de 68 étaient les enfants gâtés des 30 glorieuses. Vous êtes les
enfants de la crise, il faut que cela cesse", "Les enseignants ont une autorité
à reconquérir, ils ont le devoir de la vouloir", "La différence est une
richesse et non une menace", "Il ne doit pas y avoir appropriation d'un
héritage, tout se mérite. C'est ce qui confère à l'Homme sa liberté et sa
dignité", "Il n'y a pas de République sans la participation de chacun", "Il n'y
a pas de droit sans devoir".
Et des objectifs:
- Le droit à l'excellence, car l'ignorant ne peut pas être libre (avec la
précision que l'éducation commence par la famille, qu'il faut donc aider les
familles en difficulté et offrir la possibilité de faire faire les devoirs à
l'école, pour pas que les gosses se retrouvent livrés à eux mêmes à la
sortie),
- Une nouvelles éducation, avec la construction d'une école qui donne envie
d'apprendre,
- La démocratisation de la culture et du sport (qui est la morale de
l'effort),
- Le droit à la formation tout au long de sa vie (avec la création d'une sorte
de compte épargne formation pour chacun),
- Le droit à une expérience professionnelle,
- Le droit à la création (pour une société d'entrepreneurs et de
créateurs),
- Le droit à sauver notre planète ("Il faut organiser aujourd'hui une société
de modération pour éviter demain une société de privation"): le libre échange
ne doit pas s'affranchir de taxes, il faut faire du développement durable un
critère de toutes nos politiques, substituer la taxation de la pollution à la
taxation du travail, renforcer la responsabilité des personnes
morales...
Et la conclusion du discours: vers un nouvel humanisme, il faut porter le
débat démocratique vers le haut.
Personnellement, outre l'évidente qualité d'orateur de Sarkozy, j'ai trouvé
le discours particulièrement bien ficelé. Parce que forcément, tout cela parle
à chacun d'entre nous. Parce qu'il y a de l'ambition dans ce discours. Parce
que oui, je suis d'accord sur le fait que l'on change les choses en étant
batisseur, et non en étant destructeur. Que les choses se mérite, et seul le
travail nous offre une certaine liberté. En même temps, fière d'être française,
je ne me vois pas hisser mon drapeau tous les matins dans mon jardin (et puis
d'abord, je n'ai pas de jardin). Mais il est évident que le système éducatif
doit être changé en profondeur, que les entreprises doivent être moins taxées
(et les professions libérales aussi, tiens, en passant. Quoi je prêche pour ma
paroisse ?!), qu'il faut trouver un nouvel idéal européen, parce que là on
s'enlise grave, et que notre beau pays sombre tranquillement dans un
immobilisme général.
J'attends de voir les autres idées des autres partis, celles développées par
les socialistes notamment. Histoire de voir qui parviendra à me convaincre
qu'il a réellement envie de faire bouger les choses, et qu'il mettra tout en
oeuvre pour y arriver. En attendant, Sarkozy semble avoir cette ambition et la
détermination qui va bien. Et c'est clair qu'une Royal , un Jospin ou un
Hollande aura bien du mal à me convaincre.
Mais je ne peux m'empêcher de penser que ces hommes et ces femmes, à ce
niveau là, n'ont peut être plus de goût de la politique au sens premier. Le
pouvoir, la capacité à dégager de telles énergies dans une foule, n'ont-ils pas
faussé les idéaux qu'ils ont pu tous avoir en se lançant dans une telle
carrière ?
Comme vous le voyez, il m'en reste un goût amer. Les objectifs évoqués, les
idées transmises me parlent réellement, mais de gauche ou de droite, la
personne qui sera élue en mai prochain fera-t-elle passer les besoins de notre
société avant ses propres ambitions ?
Je m'égare...mais je ne peux pas m'empêcher de penser que soulever de telles
réactions au sein notamment des militants doit être réellement grisant. Et
c'est là que le cynisme pointe son nez...

dimanche 3 septembre 2006
(Enfin) rentrée....
Par Miss Blablabla le dimanche 3 septembre 2006,
Je suis crevée. Ces deux jours ont eu sur moi l'effet d'un rouleau
compresseur. J'ai pris des photos et plein de notes sur le discours de Sarko,
mais suis trop vannée pour bloguer tout cela maintenant. Promis, ce sera pour
demain !

samedi 2 septembre 2006
Hé Hé Hé...
Par Miss Blablabla le samedi 2 septembre 2006,

(Merci Christophe pour la photo)
Nico en (presque) tête à tête
Par Miss Blablabla le samedi 2 septembre 2006,
Sarko est venu voir les journalistes. Ca s'appelle une "rencontre off". Et
comme nous avons les mêmes accès... ben nous étions là. Les sujets abordés:
l'éventuelle candidature de MAM, l'éxonération de charges sociales des heures
supplémentaires (idée à laquelle j'adhère totalement), sa volonté de "rupture
dans la continuité" (donc sans renier ce qui a été fait), ... bref, des sujets
qui seront pour la plupart développés demain lors de son discours. Et donc sur
lesquels je reviendrai.
Ah oui et puis un scoop: dans le Journal du dimanche de demain, paraît que
le petit Nico explose les sondages.

Et les idées de fond, elles sont où ?
Par Miss Blablabla le samedi 2 septembre 2006,
Bon alors ce matin, grand manège autour de la dédicace de Sarko. C'est vrai
que quand il arrive, c'est la grande star (en même temps, c'est un peu le lieu
ou jamais, hein...): on a droit à du "Nicolas, Président !!" beuglé ambiance
stade de foot, et à une ovation avec la Marseillaise reprise en coeur par tous
les aficionados présents pour avoir un gri-gri de la starlette sur leur livre.
On ne va pas leur en vouloir, ce sont des militants (quoi j'ai des préjugés
?!).

Peu de temps après a commencé la plènière de la matinée. Discours notamment
d'Estrosi (recherche Blanche-Neige désespérement), de Devedjian, Lamour,
Dutreil, et closing de la matinée par Alliot-Marie.
Une récurrence: on est là pour taper sur les autres. Oui je sais, c'est une
évidence. Dutreil a notamment comparé Ségolène à l'héroine d'un péplum qui
s'intitulerait "Saint Nitouche et les lions". Oué, bon... Mais on attend encore
les idées de fond. A part nous dire que le drapeau de notre République ne doit
pas être "bleu comme les sirènes de police, blanc comme la couleur de peau,
rouge comme les incendies de banlieue", rien. Que le PS a un programme
"bourgeois", alors que l'UMP a un programme "populaire", mais à part ça,
rien.
Parait que c'est avec Fillon cet aprem qu'il va y avoir du fond. Bon, alors
j'attends. Avec des dragibus à portée de main, et à volonté. Et le
soleil.
(et pendant ce temps là, on photographie ma culotte...)
Quand l'UMP fait de l'humour
Par Miss Blablabla le samedi 2 septembre 2006,
Discours de Christian Estrosi en ce moment même. Et il s'essaye à l'humour.
Et je trouve que c'est pas mal vu. Extrait, où il nous cause du PS:
"En passant par la Rochelle, avec leurs gros sabots, ils nous ont dansé une
sorte de bourrée pathétique.
Un remake socialo-franchouillard de Blanche Neige et les 7 nains: Hollande,
parfait dans le rôle de Simplet; Fabius, génial en Grincheux; Jospin,
pathétique en Prof; Strauss-Kahn, c'est Timide, celui qui parlait tout seul
dans son coin; Jack Lang, c'est Joyeux, toujours ravi de lui même. Il ne
manquait que Dormeur: c'est Chevènement, qui ne se réveille qu'au moment des
élections; et Atchoum c'est Emmanuelli, qui fait une allergie à tous les
autres.
Quand à Madame Royal, je la verrais plutôt jouer le rôle de la Reine, celle qui
passe son temps à débattre avec son mirroir."
Cependant, malgré ces comparaisons assez enlevées, je cherche encore Blanche-Neige...
Comment j'aurai pu passer la nuit avec une star... (oui oui, suis toujours à l'UMP !)
Par Miss Blablabla le samedi 2 septembre 2006,
Donc, Doc Gyneco soutient Sarko... J'avais bien calculé mon coup: hauts
talons, tee-shirt Yoba... Ai bien tenté de lui faire titiller le "Y" du
tee-shirt ("Viens voir Miss Blablabla, non n'aie pas peur..."): je suis sûre
que ça l'aurait bien tenté, mais un caméraman m'a fait barrage en me balançant
sa caméra dans la gueule... Bon, tant pis, va falloir que je trouve autre chose
pour passer la nuit avec une star. Et pour maquiller le coquard à
venir.

Mon arrivée à l'université d'été de l'UMP
Par Miss Blablabla le samedi 2 septembre 2006,
Ca y est, suis arrivée hier soir, tard, à Marseille... A peine installée
dans ma chambre (je dois l'avouer, ils ont fait ça bien: la chambre est top, et
la baignoire est un pur bonheur), coup de fil de certains des blogueurs
présents.

Ca commence fort: on a bu un verre jusqu'à plus d'heure... Loic en a même
profité pour me podcaster
(performance de mangouste à 1h du mat', après une lourde journée de boulot...)
J'en ai donc profité pour leur demander comment c'était passée leur 1ère
journée. Réponse unanime: "On s'est bien éclaté !"... Ok, bonne ambiance entre
les blogueurs, ça va se faire à la cool, ça me va.
Mais du coup c'est très curieuse que je me suis rendue ce matin sur le site
(bon, et aussi la tête dans le cul, mais ça, faudra pas le répéter, hein).
Parce que quand même, va falloir écouter ce qu'il se raconte, et comme j'arrive
à concentrer mon attention à peu près aussi bien qu'un môme de trois ans qu'on
amène à un concert de chant baroque... vous voyez le topo. Et puis je voudrais
voir si, comme je me l'imagine, je vais croiser des spécimens tels que je les
imagine: la bourge coincée avec son carré Hermès et son réducteur de neurones
vissé sur le crâne, le jeune populaire plein de convictions, de naïveté et à la
voix qui vient de muer (à 24 ans, comme de bien entendu), l'entrepreneur
arrogant au sourire carnassier...
Bon, faut quand même que j'y aille maintenant. Surtout que Sarko va venir
dédicacer son bouquin. Et comme il parait que ses entrées sont du genre "Elvis
en concert", faudrait pas que je rate le moment rock'n roll du
week-end...
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