Le fait que nous ayons été quelques blogueurs accrédités, invités à venir à
Marseille a soulevé des critiques. Forcément. Dès que vous
faites/dites/pensez/respirez, certains vont trouver un truc à critiquer, à tort
ou à raison, d'ailleurs. J'ai vu qu'on disait que j'étais la midinette de
service. Oui, sûrement, c'est déjà le cas dans la vraie vie, alors là,
forcément... J'ai vu qu'on nous reprochait de ne pas avoir une approche plus
détaillée et fouillée de ce qui était dit sur place. Ben oui, cette approche là
appartient aux journalistes, ce qu'aucun de nous n'est.
Mon impression est que nous avons été invités pour "représenter" un média
(les blogs, donc), mais qu'on ne savait pas trop quoi faire de nous. Nous ne
sommes pas journalistes, pas militants, pas VIP, bref, une espèce de statut
indéfini et très probablement encore indéfinissable. Donc des bêtes curieuses.
C'est vrai que pour la plupart nous nous connaissions, mais cela a été pour moi
l'occasion notamment de rencontrer Thomas Clément ou encore Loic Lemeur,
rencontres fort enrichissantes. Alors oui, nous sommes plutôt restés ensemble.
Et comme le blog est pour moi un plaisir, ce week-end devait rester dans cette
logique, avec la véritable opportunité qui nous était offerte de découvrir un
monde qui m'était totalement étranger: celui des militants d'un
parti.
Ce qui m'a le plus impressionnée, c'est cette espèce de vague dans laquelle
nous nous sommes retrouvés. Tout cet enthousiasme militant est très
particulier, et l'énergie produite peut parfois faire peur. Car on se dit que
finalement, soulever des foules est aisé lorsque l'on en a le charisme et la
détermination.
Ce fut aussi l'occasion d'une rencontre assez étonnante et très intéressante
avec Monsieur Perben (rencontre que vous pouvez retrouver en vidéo ici), seul
homme politique à avoir pris le temps de parler avec nous, à avoir eu la
curiosité de savoir qui nous étions.
La rencontre "off" de Sarkozy avec les journalistes (et donc nous) a aussi
été intéressante dans l'observation de l'homme: regarder ses réactions, ces
gestes, la facilité avec laquelle il répondait aux questions (souvent
affligeantes) des journalistes (je vais encore me faire des amis, tiens),
comment il posait son regard. Que l'on partage ou non ses idées, cet homme est
fort, très fort. Perso, je n'ai de carte nulle part, je n'en ai jamais eu, mais
beaucoup de choses me plaisent dans son discours (pour précision: ce n'est pas
le résultat de ce w-e, c'était déjà le cas avant). Reste à savoir si il est
candidat, et si il est élu en mai prochain, s'il respectera cette phrase de son
discours de dimanche: "J'en ai assez de ces hommes politiques qui ont des
bonnes idées le dimanche, et qui oublient de les mettre en oeuvre le
lundi".

Ma conclusion va être simple: je suis ravie d'avoir participé à cette
Université d'été. D'abord parce que je n'en aurai pas eu l'occasion autrement,
ensuite parce que tout expérience est bonne à prendre, et (surtout) parce que
forcément, tout cela soulève dans ma cervelle de moineau citoyenne
beaucoup d'interrogations sur la chose politique. Je ne vais pas commencer de
philosopher ici, ce n'est pas le lieu et cela serait vite lassant pour tout le
monde, moi la première. Mais il n'en reste pas moins que ces deux jours ont été
un véritable enrichissement, tant au niveau humain ( merci aux autres blogueurs
pour leur bonne humeur) que citoyen.








