JF in the City

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Je, Moi et ma petite personne

Fil des billets - Fil des commentaires

lundi 29 octobre 2007

Aiguisage de machette

C'est fou comme certaines personnes prennent un malin plaisir à juste vous emmerder. Ces personnes dépensent une énergie folle à venir vous mettre des batons dans les roues. Tout a une fin, mais là, la fin semble être seulement le plaisir de vous prendre pour un con. A moins qu'il ne s'agisse de satisfaire une certaine mesquinerie, conséquence d'une jalousie latente...
Mais qu'y puis-je, suis je suis plus compétente ? Hein ??
Parce que oué, je vais me la péter un peu. Je vous ai suffisamment fait part de mes angoisses et errances professionnelles, faut aussi que je vous dise quand tout va bien. Donc, on va la faire rapide et résumer l'histoire pour ceux qui n'ont pas suivi... Fin novembre 2006: je quitte la profession libérale dans laquelle je m'étais engouffrée sans grande conviction pour tenter de nouvelles aventures. Problème: je ne sais pas où je vais, j'ai pas très bien goupillé mon calendrier en raison d'une certaine urgence à éviter le pétage de plomb... Décembre 2006: je ne trouve pas de boulot, j'angoisse, je ne sais pas comment je vais payer mon loyer. Cétroporibleu. Mais en même temps, je savoure quelques bons moments (entre deux crises de panique, cela va sans dire). Janvier 2007: je trouve un job en CDD, pour une durée de 9 mois, prolongée à 11 mois assez rapidement. Ca se passe bien, j'ai un boulot de malade, mais c'est hyper enrichissant et formateur. Et puis on me fait confiance. Et puis on est satisfait de mon boulot... Octobre 2007: je suis embauchée en CDI. Parce que j'ai donné satisfaction, parce que les choses ont fait qu'une nouvelle équipe s'est mise en place, dans laquelle on m'offre des responsabilités. D'ailleurs, c'est marqué sur ma carte de visite: je suis Responsable des gommes et des crayons (mais pas que).
Forcément, moi, je suis plutôt guillerette: on a vu mon taf, on me fait confiance, on me confie des vraies responsabilités (attention, les gommes et les crayons, c'est un peu la matière première dans toute entreprise).
Et forcément, cela crée des jalousies. Même si les personnes jalouses n'ont pas eu le même investissement professionnel que moi lors du passage difficile qui prend enfin fin pour la société, même si certains sont arrivés en cours de route, juste ça les fait chier. Ces responsabilités là, sur celle que l'on considère comme une gamine, ça les fait chier (oui, c'est une question de point de vue: pour certains, je suis une gamine). Ce rajeunissement de toute une équipe (parce que je ne suis pas seule à faire l'objet des jalousies), qui plus est pour traiter des gommes et des crayons, cela en emmerde beaucoup.
Mais j'ai compris une chose, récemment: je ne vais pas leur faire cadeau de mon énergie en m'énervant. J'en ai trop besoin par ailleurs. Je vais continuer mon bonhomme de chemin, le sourire au lèvres, parce c'est mieux, avec le sourire.
Et je vais tout de même aiguiser la machette. Au cas où il y en aurait un qui voudrait me piquer gommes et crayons. Parce que mon énergie, bien canalisée, sera alors bien plus utile pour un petit scalp. Et ce sera avec le sourire, comme de bien entendu.

Le-masque-de-la-jalousie.jpg
(Illustration: Le masque de la jalousie, de Dialou)

samedi 20 octobre 2007

Pourquoi je ne serai jamais une femme au foyer désespérée...

Parce que pour être une femme au foyer, faut quand même savoir faire deux trois trucs... Or: le ménage, j'aime pas (c'est quand même mieux de payer quelqu'un pour le faire), les "Feux de l'amour", ça me paraît beaucoup trop compliqué pour attirer mon attention, et je suis nulle en cuisine (et non, je n'ai pas du tout une image caricaturale de la femme au foyer !).
Dernier exemple pour la cuisine: cet après midi... Après une matinée d'usage chez le suédois qui vend des meubles qu'ils sont merdiques à monter soi même parce qu'il te manque toujours une vis, ou qu'il y en a une qui reste alors que tout le bordel a bien été monté selon le manuel (et je fais des phrases à rallonge si j'veux), deux trois petits trucs à faire, et rentrage à la casa. Une fois un pied mis dans le nid douillet, plus envie d'en sortir: j'ai dormi 5 petites heures cette nuit (merci les livreurs de chez Darty de vous être pointés à 7h45... Mais c'est encore une autre histoire...), je ne suis pas d'humeur à affronter ce soleil qui brille beaucoup trop pour mes yeux comateux. Donc, plan d'attaque: je vais me faire un goûter de la mort qui tue, et roupiller sur le canap', devant le foot (vous l'aurez compris, je n'ai aucune autorité sur la télécommande chez moi)
Et comme goûter, une idée de génie: des gaufres. Et puis, c'est bien, je n'en ai jamais fait, je vais apprendre. Et ça n'a pas l'air bien compliqué avec la préparation machin-truc où il faut juste ajouter du lait et fouettez (ça, je sais faire). Donc je me lance: la pâte tout ça, nickel. Mise en route de la machine à faire des gaufres, nickel. Mettre de l'huile dans la machine: heu... oué, fait. Mais niveau quantité, je veux être sûre de ne pas en mettre trop, ni trop peu. Donc, on y va au pifomètre (pifomètre pas bon, vu la suite).
Hop, quand le bordel a l'air suffisamment chaud, je me lance. Mais je ne sais pas combien de temps faut faire cuire ce truc... Pifomètre ouane eugaine... Ben pas bon du tout, mauvaise idée. L'espèce d'ersatz de gaufre qui est dedans, il fait la gueule quand je décide de lever le truc au bout de seulement trente secondes. Et ré-appuyez comme une folle dessus après, ben ça change rien. Les "gaufres" (oui, les guillemets ont une vraie utilité ici) se sont collées au plaques de la machine (alors qu'il m'avait fallu 1/4 d'heure pour parvenir à les placer), il me faudra une chose en bois qui normalement sert pour les raclettes pour enlever tout... Et demander de l'aide à celui qui sait. Et grâce à qui j'ai pu goûter, avant de m'endormir comme prévu devant le foot, en me disant que vraiment, une cuisine, ce n'était pas un endroit pour moi.

mardi 16 octobre 2007

Point de vue. Image de (mon) monde.

Réaction suite à un mail reçu hier soir. Et bien plus que le contenu de ce mail, c'est la réflexion générée par ce qui m'était dit. Il s'agissait de la part de l'expéditeur de me faire part de son ressenti me concernant, à la lecture des notes que j'ai pu faire ces derniers temps. Cette personne ne me connait pas autrement que par ici. Bien sûr, l'impression dégagée par mes dernières notes n'était pas exacte, la réalité étant bien plus fournie/complexe/simple que ce qui est dit ici. Mais du coup, je me suis demandée comment mon entourage proche, celui de la "vraie vie", me voyait.
Alors il va encore s'agir de subjectivité. Même pire: ce sera mon ressenti sur ce que je présume être perçu par l'autre. Le truc où forcément, donc, il y a un moment où tu es à côté de la plaque.
Et là, je me suis rendue compte que peu me connaissaient réellement. Nous passons finalement notre vie avec des masques, plus ou moins épais. A remplir le rôle qui nous est dévolu, ou dans lequel nous avons bien voulu nous glisser. Et nous passons notre vie à idéaliser les gens que nous aimons, nous voilant ainsi plus ou moins la face sur des aspects de leur caractère qui, potentiellement, nous révulseraient chez d'autres.
Prenons un exemple: mes parents. Voilà plus de 30 ans qu'ils me connaissent, ils devraient de ce fait être ceux qui peuvent le mieux comprendre et appréhender mon caractère, mes réactions. Et bien keudale. La vision de ma mère est totalement déformée par son propre Moi, ce qu'elle voudrait que je sois, et sa capacité à refuser d'admettre ce qui ne lui convient pas. Mon père a peut être une vision plus réaliste, me rappelant souvent de mettre de l'eau dans mon vin et de ne pas exiber l'étendue de mon mauvais caractère.
Souvent, le plus proche ne voit pas ce qui pourrait être pour d'autres une évidence: aboyer ne veut pas forcément dire attaquer, mais simplement appeler au secours. Etre tout sourire ne veut pas forcément dire que tout va bien. Ramener sa grande gueule ne veut pas dire qu'on n'est pas timide et qu'on n'a pas un mal fou à avoir confiance en soi.
Ce qui est con, c'est qu'on ne nait pas avec un mode d'emploi à l'usage des gens qu'on aime. Ca nous simplifierait pourtant tellement les choses.

But why should I care?
What the world thinks of me
Won't let a stranger
Give me a social disease

lundi 1 octobre 2007

Faudrait qu'on me change les piles...

(Pour être dans l'ambiance, cliquer sur "Annexe")

Fatiguée, éreintée... et nous ne sommes que lundi. J'ai juste l'impression qu'il n'y a pas eu de vacances (c'était quand déjà ?)
Alors envie de zoner sur un canapé. Mater la télé, avec comme seul exercice, celui de la manipulation hystérique de la télécommande.
Voire un matage intense de dvd (encore qu'il faudrait se lever pour mettre la galette dans l'engin).
Avec vidage de frigo, doucement mais surement. Ou livraison de pizza. Ou de sushis, pour faire genre: "j'me laisse aller, mais pas trop non plus".
Et l'évènement de la journée, serait de ramper jusqu'à la baignoire pour me faire couler un bain trop chaud et plein de mousse. Où je passerais deux heures de grande concentration sur une lecture de fond (mes "Elle" en retard, donc).

Faut qu'on me change les piles... vite.

mercredi 19 septembre 2007

Parce qu'on emmerde ceux qui disent que cela n'a pas d'importance

Parce que ce con de chat, il n'a rien trouvé de mieux pour nous pourrir la tête. Il a fallu qu'il traverse en dehors des clous.
jeanxanax_fin.jpg


(Dessin de Gä pour Folie Privée)

lundi 17 septembre 2007

Sous l'eau

Il y a une semaine, je parlais de tout un programme de choses qui allaient être évoquées ici même. Résultat des courses: rien écrit. Et ce n'est même pas parce que j'ai profité des quelques rayons de soleil ou que j'ai tranquillement bullé (si seulement...). Non, c'est juste une vie pro qui me bouffe.
Trop de choses à faire, car pour plein de raisons je me retrouve submergée. Et qui dit submergée, dit: angoisses, manque de sommeil, nervosité qui commence à atteindre ses limites, et donc aussi mal au dos, yeux gonflés, caractère de merde en action.
Manque plus que la poussée de pustules et je suis bonne pour faire figuration dans "28 semaines plus tard". Vous voyez le portrait ? Alors imaginez pour l'entourage... Parce que du coup, dans cet état proche du pétage de plomb, on s'énerve de manière disproportionnée, on n'a plus de patience, on a beau savoir qu'on a tort on se sent incompris.
Parce que ça fait chier de passer à côté de sa vie. Parce que oui, c'est le sentiment que j'ai actuellement.
Bon, je file (essayer de) respirer un peu, et je reviens plus tard vous raconter ce que je voulais vous raconter la semaine dernière...

sous_l_eau.jpg

lundi 3 septembre 2007

Je t'aime... moi non plus

Septembre... la rentrée...

Je déteste cette période. On revient du soleil, la peau encore chaude, la marque des tongs entre les doigts de pieds, et il faut confronter la grisaille, le crachin, les gens de mauvaise humeur, grincheux... Retrouvez ceux du boulot qui vous harcèlent au téléphone, vous inondent de questions sans même attendre que vous ayez pu ouvrir la bouche pour commencer de répondre... Le nuit tombe plus vite, plus tôt, il puis le matin on est obligé de subir l'agression du réveil... ELLE est une nouvelle fois consacré aux bambins: comment les éduquer, les habiller, quelle activité pour quel gosse, l'avis des psys sur l'éducation à donner, gnagnagna... On vous demande 50 fois "et tes vacances, c'était comment ?". T'as juste envie de dire "trop court !", et de garder pour toi l'enchantement que c'était d'être loin.

Mais aussi j'adore cette période. On revient du soleil, la peau encore chaude, la marque des tongs entre les doigts de pieds, et on peut pavaner devant ceux qui eux, sont restés à bronzer sous le néon de l'open space. Et puis il y a les sympas du boulot, ceux qui ont toujours un sourire franc au lèvres, qui pensent à te remercier pour la boite de cornes de gazelles que tu as posé près de la machine à café, et qui te proposent de t'offrir le kawa du matin. Qui te disent qu'ils sont contents de te voir avec une si belle mine. Il va commencer à faire plus froid, l'heure est donc bientôt venue de ressortir les bottes, les blousons en cuir et de rénover un peu sa garde robe. D'ailleurs, le ELLE spécial mode tombe à point pour piocher des idées... Et puis il y a ces bonnes résolutions, cette dynamique de la rentrée, ces nouveaux défis pro qui s'annoncent.
...
...
...

Oué enfin surtout, je suis contente d'être la plus bronzée du bureau, d'avoir constaté hier sur la balance que malgré les tajines, je n'ai pas pris un gramme, et de ne pas avoir un con de merdeux pleunichard à trainer à l'école demain.
Chacun ses priorités, hein.

mercredi 29 août 2007

R.A.S.

Toujours en vacances... La bouteille de monoï se vide tranquillement, les jours s'écoulent dans une confortable quiétude, je jette parfois un coup d'oeil aux blogs que j'aime, aux mails... je prends parfois le temps de répondre, mais pas toujours (suis en vacances, wow !!)... Je prends surtout le temps de penser à ceux que j'aime: la famille qui est (trop) loin, aux potes que je ne vois pas assez, à celle qui vient d'avoir une perm' et qui me manque grave, au projet de bêtises qui j'espère verra le jour à la rentrée, à toutes les bonnes résolutions...
Bref, en vacances, ça mouline grave entre les deux oreilles.
Donc on va attendre encore un peu avant de reprendre une activité assidue ici: rentrée prévue la semaine prochaine ! D'ici là, allez jeter un coup d'oeil à ce qui a réussi à me tirer une larmichette cette semaine, tellement les mots du Môsieur m'ont touchée... C'est par là...

mercredi 1 août 2007

Un chat, c'est con

Oué je sais: "tu parles d'un scoop".
Mais quand tu vois une jolie petite boule un gros loukoum bien gras tout doux, qui vient te faire des petits feulements en se frottant contre ta jambe, qui vient se blottir dans tes bras quand justement, tu te pelais le jonc parce que quand même, il est bien pourri ce mois de juillet, qui te fait des ronrons à n'en plus pouvoir et te regarde avec des yeux presque aussi pleins d'amour que lorsqu'elle regarde le sachet de croquettes... ben toi, tu y crois à l'amour fusionnel avec la bestiole. Au fait que chat et Maître (ou Maître et humain...?) ne font plus qu'un, unis par l'appel de la douceur et de la volupté des câlins soyeux, tranquillement vautrés sur le canap' à mater la 7ème compagnie. Tu te rappelles, les yeux humides de tendresse et de nostalgie, le bonheur dans ton coeur le jour où tu as récupéré cette petite merveille et où, toute émue, tu as décidé de l'appeler, en toute simplicité, Marie-Aglaé.
Et puis un matin tu te lèves, le cheveux rock'n roll et le sens de l'équilibre aléatoire (un matin, quoi), tu tatonnes jusqu'à la cuisine pour aller nourrir le fauve, et en passant dans le salon tu te rends compte qu'elle a ENCORE pissé sur le canap', où encore la veille, vous vous adonniez à des roulades et des câlins.
Elle a beau se la péter bourge avec son nom, cette chatte est une vraie connasse.

chatfranq.gif

vendredi 27 juillet 2007

Juste une mise au point

Les oreilles musicales auront saisi le clin d'oeil... Oué, une petite mise au point, parce qu'il y a des moments où la critique, les remarques à côté de la plaque vous mettent un peu plus la tête sous l'eau.
Oui je suis une impulsive. Et quand cela ne va pas je me renferme. Mutisme. Et forcément, je me sens comme une coquille vide, qui n'a plus rien à donner, à faire partager. Donc je décide de fermer ce blog. Et puis je me dis que finalement non, car c'est sûr je vais vouloir réécrire dessus. Et surtout, j'y tiens à ce putain de blog. Par ce qu'il a pu me faire découvrir de moi même, des autres. Cet exutoire, qui existe désormais depuis deux ans, a eu une véritable fonction de thérapie. Vous me trouvez névrosée ? C'était bien pire avant la naissance de "Miss Blablabla". Pis toute façon on est tous névrosé, alors hein...
Une coquille vide n'a rien à offrir, surtout quand, déjà en temps normal, ce qu'elle offre est somme toute très futile, d'une qualité plus qu'aléatoire.
Illusion. Nombrilisme.
Il est bon de connaître ses limites, mais les rencontrer est violent.
Cette violence là, je me la suis prise en pleine gueule, tranquillement, seule dans mon coin. Et je ne tiens pas à en parler. Parce que je ne parviens pas à verbaliser tout ce que cela a pu faire remonter.
Alors non, je ne suis pas en vacances (pas encore, car ça va viendre), non il ne s'agit pas de créer un pseudo suspens ou je ne sais quelle technique d'auditorat à la con.
Juste je veux reprendre mon souffle.

- page 3 de 15 -