JF in the City

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Je, Moi et ma petite personne

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mardi 21 juillet 2009

Hong Kong Star*

* T'as un chinois dans ton miroir

Le moins que l'on puisse dire, c'est que depuis fin 2008, je cumule les changements. Les points de repères sont en mutation perpétuelle, ce à quoi je n'étais pas exactement habituée. Pas à ce point là.

Je ne vais pas les énumérer, car tout ne vous regarde pas (et non), mais aujourd'hui se trame un départ qui va bouleverser mon quotidien.

Mon meilleur ami m'abandonne (message culpabilisant fait exprès) (toute façon, il ne me lit plus, alors je peux me lâcher).

Ce con, il n'a rien trouvé de mieux que de se casser à l'autre bout de la Terre. Bon ok, c'est un projet qu'il a longuement préparé (en cachette - merci la confiance), pour lequel il a bossé dur, qui lui offre de belles perspectives niveau pro, qui répond à ses gênes de globetrotter, qui le rend heureux... Super. Vraiment.
Mais quand même, il m'abandonne ici, pendant que lui il va là bas:

carte_hong-kong_fr.gif

(Hong Kong, donc) (comment tu es trop futé, ami lecteur !)

Alors tu vois, il va super loin. Et outre le fait que je suis super contente pour lui, je ne peux m'empêcher d'avoir des petites interrogations d'égoïste (ça ne surprendra personne).

D'abord, ça va hyper compliquer nos dîners impromptus du dimanche soir, dans notre pizzeria préférée. Ensuite, ça va être moins simple de l'appeler à toute heure pour lui dire que les garçons sont des méchants qui ne font pas assez attention à moi (mais que quand même, c'est bien d'en avoir un qui vous aime). Qui va rigoler de mes blagues de charretier ? (il était mon seul public à les trouver drôles, merde...) Comment vais je désormais pouvoir faire un quelconque choix professionnel sans ses bons conseils (qui prennent tellement plus de poids quand ils sont donnés de visu, un mojito à la main) ? Qui passera donner à manger au chat quand je partirai en week end crapuleux ? Qui trouvera comme une évidence de ne pas me laisser seule le soir de mon anniversaire et viendra se murger la gueule avec moi ? Qui je vais pouvoir embêter à lui poser des questions cons sur sa vie amoureuse de célibataire endurci ? Qui va valider son choix quand il se sera trouvé une gonzesse pas trop tarée pour plus d'une nuit il tombera amoureux (ça arrivera bien un jour) ? Comment va t il faire sans moi ? (ok, il fera comme avant: comme un grand, tout seul. Mais quand même !) Qui va me chanter du Julio Iglesias dans le creux de l'oreille ?

Voilà plus de 10 ans que j'arrive pas à faire sans lui, qu'il a toujours été là. Il me connait mieux que personne, anticipe tellement bien mes réactions, mes décisions. Et a toujours été de bon conseil. Je l'aime comme un frère et il va me falloir apprendre à vivre sans lui. Ou plutôt avec le fait qu'il sera là, mais de loin.

Alors un petit message personnel:

Je suis tellement heureuse que tu te sois donné les moyens de faire ce dont tu avais envie depuis longtemps et que cela se concrétise.

Mais quand même, tu vas drôlement me manquer.

(Tu vas aussi beaucoup manquer à ma Maman, qui avait tant d'espoirs sur toi en tant que gendre)

mardi 17 mars 2009

Et se raccrocher aux brindilles...?

Il se passe quoi lorsque tous nos points de repères foutent le camp ? Lorsque ce que l'on pensait avoir construit et ce que l'on imaginait construire, nous échappe ? Lorsque même notre phare s'éloigne vers un autre port ? Lorsqu'on nous met sous le nez que notre situation, on a tout fait pour l'avoir finalement ?

Lorsqu'on réalise qu'alors qu'on pensait poser des fondations, nous étions en pleine déconstruction ? Sciemment...

Y aurait il un principe de Peter aussi pour ce qui touche l'intime, la sphère la plus proche ? Finalement, ne montons nous pas un escalier qui nous mène simplement au dernier étage de l'immeuble, d'où notre seule solution est de se jeter ?

Et que fait on quand même les petites brindilles ne sont plus assez solides ? A quoi on se raccroche ? Le plus courageux ne serait il pas, finalement, de descendre l'escalier ? De revenir au point de départ, à reculons, admettre que finalement, nous n'étions pas à la hauteur de nos ambitions ?

Quand on est arrivé au sommet du principe de Peter de l'intime, il nous reste quoi ?

Rien. Nous sommes bien d'accord.

Si ce n'est le constat que nous sommes au sommet de notre incompétence.

Principe_de_Peter.jpg

jeudi 26 février 2009

Quand mon meilleur ami joue les entremetteurs...

La personne dont je suis le plus proche, qui me connait le mieux, c'est mon meilleur ami. Et donc oui, c'est un homme. Ce qui est bien pratique quand j'ai besoin de comprendre la logique masculine: il sert de décodeur (et se fout souvent de ma gueule, aussi).

Voilà plus de 10 ans que nous nous connaissons, que nous nous appelons, selon les jours, Papa & Maman ou Chouchou & Loulou. Il me connait si bien qu'il est capable d'anticiper mes réactions mieux que moi même. Ce qui est terriblement agaçant.

Il est celui à qui je confie mes joies, mes peines. Il est celui qui m'envoie des fleurs au bureau pour mon anniversaire (parce qu'il sait que j'adore rendre jalouses mes collègues de travail), qui vient se murger la gueule avec moi pour oublier que la vie, c'est compliqué, que la guerre c'est mal et que les cheveux ça pousse (même que tu les sens super bien pousser le lendemain...)

Donc plus de 10 ans que nous nous connaissons, et jamais, non jamais, il n'a joué les entremetteurs. Pourtant, il en a des potes tout à fait fréquentables dans son entourage.

Jusqu'à récemment. Voilà quelques semaines qu'il m'en parlait, me disait à quel point celui auquel il pensait et moi nous nous entendriions bien et pourrions vibrer ensemble. Que nous étions fait pour nous entendre. Il m'a avoué aussi penser à cette rencontre depuis un moment, mais que l'occasion ne s'était pas encore présentée.

Alors le meilleur ami qui joue les entremetteurs, ça intrigue. Parce que tu sais qu'il sait que s'il se plante, c'est tout un beau roman d'amitié qui peut s'achèver. Alors tu appréhendes...

Et puis le jour J arrive. Enfin, je rencontre, grâce à mon meilleur ami qui joue (enfin) les entremetteurs, celui qui sera l'homme de ma vie.

Je vous présente donc Gérard:
gerard.bmp

Je ne suis pas sûre qu'il soit au top pour descendre les poubelles, mais personne n'est parfait.
(oui, mon meilleur ami est très "English blazer" pour faire des cadeaux. C'est pour ça que je l'adore)

lundi 23 février 2009

L'autre Kamoulox

17 ans. Mon premier jet de dés. J’avance de trois cases, fais la moustache à un blaireau et prend 7 ans de prison dans les dents. Je laisse donc passer quelques tours, prend mon élan et rejette les dés : je fais la peau à ce con de Saint Valentin, fais trois tours de moi-même, n’ai toujours pas compris la leçon et finit en position fœtale dans une baignoire, à sucer mon pouce. KAMOULOX !

Ok, on va donc essayer de repartir sur des bonnes bases. Je jette les dés, roule une galoche à un caribou, mais il fait bien trop froid à -40°C, alors je n’avance que de deux cases. Pour moi-même. On va décider de se poser un peu. Je laisse à nouveau passer quelques tours, prends dans ma calèche des objets porte bonheur : un qui n’est jamais content mais qui a un joli museau, un qui a une bonne oreille et des jolis yeux. Et deux-trois copines, pour ajouter un peu de langue de pute dans la potion. KAMOULOX !

Merde, faut recommencer... Alors on rejette les dés, on pense très très fort : « je vais y arriver, je vais y arriver ». Les dés sont avec moi, le score est plutôt bon. J’avance donc de quelques cases à cloche pied. C’est con, je finis par tomber, ayant perdu mon sac de bonnes intentions. On va laisser passer quelques tours...
Oh et puis non, je remonte tout de suite sur la calèche, je jette les dés, écoute Jenifer et donne le sein à deux chatons abandonnés. Entre un dribble et un petit pont, je me recasse la gueule : mon jeu de jambes manque d’assurance. Je décide donc d’aller sur le banc de touche, me poser un peu, réapprendre les règles du bon fonctionnement avec soi même. KAMOULOX !!

Putain de spontanéité qui fait que je me lève dès qu’on me présente des dés sexy. Alors je relance les dés : Sébastien Tellier dans les oreilles, je passe d’un coup au dessus de plusieurs cases, aye beulive aye cane flaye, et me mange les dents sur une piste de flamenco.

Ce jeu est décidément bien trop compliqué pour moi.

lundi 9 février 2009

Mon bal des blogueuses

Cette fameuse affiche a pas mal fait parler d'elle. En bien, en mal, peu importe. Plusieurs questions ont été soulevées: pourquoi, qu'y a t il derrière cette intiative, ces filles veulent elles gonfler leur audience...
Alors j'ai décidé de vous raconter mon bal à moi. Pas pour justifier ma démarche, dont les raisons m'appartiennent, mais comme le témoignage d'une expérience singulière.
Cette idée est venue comme ça, en se marrant, sur un "chiche ?". Pas d'objectif derrière, pas de calcul. Juste l'envie de participer à quelque chose d'un peu hors du commun, de vivre une expérience unique. En aucun cas je ne saurai m'avancer sur les motivations des 9 autres blogueuses, mais très clairement, le dimanche où nous avons fait le shooting, nous sommes toutes arrivées là, un peu gênées, ne se connaissant pas les unes les autres, sans trop savoir ce que cela allait donner, si ce n'est que cela allait être critiqué. Forcément.
Je ne suis pas exactement une spécialiste du nu. Loin de là. Pas à l'aise avec ce bout de barback qui me sert de corps, j'ai toujours préféré suggérer que dévoiler. Oui, parce que si je ne suis pas à l'aise avec, je sais quels en sont les composants qui sont succeptibles de plaire. Alors je préfère laisser faire l'imagination, ayant toujours la crainte qu'au moment fatidique où la chair sera mise à nue, la déception se lise dans les yeux de celui auquel j'ai eu l'audace de tant montrer.
Dans ma vie perso, les critiques, les petites réflexions blessantes, la petite phrase qui fait mouche sur un de mes complexes, j'y ai déjà eu droit. Comme tout le monde. Sauf que mon empotement avec mon corps rendait la chose d'autant plus blessante, surtout quand elle venait d'un homme auquel j'espérais plaire.
Se mettre à nue comme cela devant l'oeil d'une pro de la photo permet de se détacher de tout cela, et c'est cette expérience là qui m'intéressait, notamment. Il ne s'agit plus de scruter un corps, d'en attendre potentiellement du plaisir, mais de le disposer, de le valoriser, dans un tout.
Lors du shooting, il ne s'agissait pas de corps individuels, mais d'un ensemble.
Sandrine Sauveur a su rapidement nous mettre à l'aise, la présence de son assistant et d'Mry n'ont à aucun moment été gênantes, car leur yeux ne cherchaient pas du plaisir, mais une expérience esthétique.
Et malgré ce détachement, naturellement, l'après midi s'est passée dans un cocon de douceur, de rires, car si nous étions là pour former un tout qui serait exhibé sur le net, chaque individualité, chaque sensibilité était prise en compte.

Alors quand je vois les critiques à gauche et à droite, les questions sur l'audience de nos blogs (pour être franche, à part un pic d'activité le jour de la sortie de l'affiche, j'ai retrouvé dès le lendemain mon rythme de croisière. Et c'est tant mieux.), je me dis que toutes ces choses bien matérielles sont bien loin de l'expérience vécue.
Mon bal à moi, c'est celui qu'on voit dans le making of ci dessous: de la douceur, du respect, des rires, le professionnalisme de Sandrine, la complicité de filles qui ne se connaissaient pas avant.
Et ça croyez moi, cela va bien au delà des mesquineries qui trainent sur la toile.

lundi 26 janvier 2009

Offrande

"Voici mon corps, ma chaleur, ma tendresse; ils ne me servent à rien, mais peut-être, entre tes mains, recouvreront-ils pour moi quelque saveur."

Françoise Sagan, "Aimez-vous Brahms..."

aimez_vous_brahms_goodbye_again_1960_reference.jpg

vendredi 9 janvier 2009

9 janvier

anniversaire_LeChat.jpg

9 janvier 1976

Il y a une heure et demi, je suis sortie du ventre de Maman. Comme le lui avait demandé Papa, entre midi et deux, histoire que ce soit plus facile à gérer pour ses patients, qu'il puisse venir à la clinique. Comme le timing était bon, il était là, dans la salle d'attente, avec ses petits Lu et son Coca. Et une deuxième canette de Coca dans une boite à chaussures remplie de glaçons (pas de distributeurs à l'époque), au cas où Maman veuille aussi en boire (les hommes ont de ces idées, parfois...).
Donc, il attend sagement, un peu inquiet sûrement, car la grossesse a été un peu mouvementée. Pour moi, pour Maman. Et dans un contexte familial un peu compliqué.
Voilà déjà plusieurs semaines qu'il m'a inscrite à l'état civil. En se trompant un peu, mettant un tiret entre deux prénoms au lieu d'une virgule... Ce qui me suivra à chaque fois que je dois faire un quelconque papier administratif, et qui me fait sourire à chaque fois.
Me voilà donc née, à 13h15 pétantes. 52 cm et 3kg750. Un bon petit sumo, dépourvu de toute fibre capillaire. Toute ronde, déjà chatouilleuse, n'aimant pas trop qu'on me prenne dans les bras, préférant rester tranquillou bilou toute seule avec ma peluche dans mon petit lit.

9 janvier 2009

Des mails, des messages sur FB, des appels, des textos... Je ne sais déjà plus à qui j'ai répondu ou pas encore. Mais merci à tous.
Pendant que mes parents repensent à cette incroyable aventure qui est celle d'avoir un enfant, en s'enfilant tranquillement un gâteau amandes-chocolat à ma santé, je me dis que j'ai de la chance. Tellement de chance.

lundi 5 janvier 2009

Back to Black

vendredi 2 janvier 2009

Je vais bien, ne t'en fais pas...

samedi 20 décembre 2008

Réponse à "Ancienne Fan"

Dans la note précédente, une lectrice, sous le pseudo "Ancienne Fan", a écrit le commentaire suivant: "Sincèrement, la coupe "après" vous vieillit de 5 ans, vous êtes bien plus jolie avant. Par ailleurs, pourquoi avez-vous arrêté toute note autre que marketing? C'est dommage, je préférais quand vous nous racontiez des choses, plutôt que d'essayer de nous en vendre."

Comme vous l'avez peut être remarqué, j'ai enlevé toutes les archives, il ne reste en ligne que 5 notes (hors la présente). Pas très personnelles, les notes, c'est vrai. Sauf le clip d'Axelle Red, qui demeure le message le plus intime que j'ai pu laisser sur ce blog en 3 ans et des brouettes d'existence.
Le "pourquoi" est assez simple: ce qu'il se passe en ce moment dans ma vie ne regarde que moi. Passage difficile, avec une nouvelle existence qui m'attend dès début janvier. Beaucoup trop de changements que je ne peux évoquer sans tomber dans la tristesse. Alors je fais "comme si". C'est ma manière à moi de rester hors de l'eau, en parlant légèrement de choses et autres, qui ne me concernent pas directement. De continuer d'écrire, sans aller sur du trop personnel.
Je suis par ailleurs en pleine hésitation sur l'existence de ce blog, alors je me laisse le temps d'y penser. Et tout au long de cette réflexion, je ne pense pas être en capacité de faire plus que je ne fais actuellement.
Désolée pour ceux qui préfèrent les notes plus personnelles, mais bien que nous soyons sur la toile, sachez qu'il y a derrière ce pseudo "Miss Blablabla" une vraie fille, avec sa vie, ses emmerdes.
Quand bien même le blogging reste un exercice de nombrilisme et d'exhibition, il est des moments où j'ai besoin de me cacher, de me trouver une carapace, de faire bonne figure, le temps de panser les plaies.
Cette petite explication me semblait nécessaire, car j'imagine que le commentaire d'"Ancienne fan" reflète ce que pensent d'autres lecteurs. Et comme je vous trouve bien sympas de venir lire mes bêtises, mon sentiment était que je vous devais une explication. Mais ce n'est pas pour autant que je me sens dans l'obligation de vous raconter tout de ma vie.
Alors merci d'être tolérants sur cet intermède, qui m'est indispensable, et puis nous verrons bien ce que nous réservent les prochaines semaines.

Sur ce, je vais me sécher les cheveux et me ravaler la façade.

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