JF in the City

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Je, Moi et ma petite personne

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mardi 19 janvier 2010

Chronique d'une honte annoncée

Parce que le ridicule ne tue pas et que ce qui ne tue pas rend plus fort, je vais te raconter, ami lecteur, comment aujourd'hui même, il y a à peine plus d'une heure, je viens de ruiner toute perspective professionnelle dans l'entreprise qui m'emploie en ce moment.

Soyons précis, soyons factuels:

17h30: Je viens de finir une analyse juridiquement puissante et décide de me reposer l'esprit deux minutes en allant causer à mon équipe (le site du Comptoir des Cotonniers plante, ça m'agace, je sors de mon bureau pour vider tout ce stress)

17h32: Me voilà en route pour la machine à café. Puis je me dis que c'est une mauvaise idée, à cette heure ci. Je m'arrête donc en chemin devant la plante qui décore l'open space de l'équipe que je manage (puisque comme tu le sais, je suis Responsable des gommes & des crayons et c'est toute une équipe qui est sur le coup).

17h33: En fait, cette plante a de plus en plus de feuilles jaunes. C'est une espèce de Yuca (ce qui n'a rien à voir avec le Beaucarnée Recurvata qui est dans mon bureau, mais c'est une autre histoire), elle a donc des longues feuilles assez fines. Et jaunes.

17h35: Prise d'un revival "Nicolas le Jardinier", je commence à taper la discute avec mon équipe (ils sont trois), tout en enlevant les feuilles jaunes (nombreuses) de la plante et en philosophant sur le fait que l'arroser avec le fond de mes tasses de thé, ce n'est peut être pas top.

17h36: J'ai fini le nettoyage de la plante et continue de discuter avec mon équipe. Je suis donc là, au milieu de l'open space, plantée comme une pelle (esprit jardinage, on a dit), à agiter la dizaine de feuilles jaunes qui, tenue ainsi dans ma main, commencent à ressembler furieusement à un fouet.

17h37: La discussion avec l'équipe dérive (comme souvent) et on se met à rigoler que tout de même, je fais drôlement femme-maîtresse avec mes bottes noires et mon fouet en feuilles jaunes. Fouet que j'agite à hululant, parce que j'aime bien faire rire mon équipe (va falloir que je réfléchisse à ma crédibilité en tant que manager, un de ces jours)

17h38: Je tourne ma tête vers la droite. Je plisse les yeux (par excès de coquetterie, je mets rarement mes lunettes). Et d'un coup, il y a comme un silence, du côté de l'équipe.

17h39: J'ai donc le PDG de la boite à 10 mètres de moi. Qui a assisté à toute la scène où je hululais avec mon fouet. Et qui rigole (avec deux ou trois points d'interrogation dans le regard, tout de même). Je prends un air détaché et lui dit "Bonsoir", le front haut et l'orgueil bien amoché.

17h40: Mon N+1 est dans mon bureau, où je suis vite partie me réfugier. Il a assisté à la scène (sauf que lui est habitué à ce que je hulule), il est mort de rire. Mais pas autant que la fois où je lui ai dit que j'étais à poil sur une photo qui circulait sur le net, ni que la fois où je lui expliquais qu'un soir de semaine, il faudrait que je parte tôt car j'avais une soirée capotes.

Non franchement, je crois qu'il va falloir que je fasse un travail sur mon image dans cette boite.

Fouet.bmp

lundi 2 novembre 2009

Glory Box

Candy_Cigarette_by_Sally_Mann.jpg

Prendre la dernière cigarette du paquet. L'allumer. Avec une allumette, parce qu'on aime bien l'odeur. Laisser la flamme s'éteindre d'elle même, tout en la regardant longuement...

Avoir une certaine satisfaction des rangements effectués dans son chez soi. Toutes ces choses inutiles jetées, cela fait de la place.

Se dire que plus globalement, dans sa vie, on ne veut plus s'embarrasser non plus. Qu'on a besoin d'espace, d'oxygène. Respirer, enfin... Se délester de ces choses qui viennent faire de la peine, de ces jugement à deux balles, des choses compliquées, de tous ces gens qui décident à notre place. Toutes ces choses nauséabondes qui finalement, partent d'elles mêmes, aussi. Savoir enfin ce que l'on veut.

Regarder la gosse dans le miroir qui fume sa cigarette. Et voir une femme. Enfin.

A thousand flowers could bloom...

Photo: Sally Mann "Candy cigarette"

jeudi 29 octobre 2009

Saint Narcisse

Dim_BodyTouch_Narcisse.JPG

(et je merde les pas contents)

lundi 5 octobre 2009

Ma première fois (avec une perçeuse)

Cher Journal Intime,

J'ai reçu aujourd'hui un mail d'un pote, qui m'envoyait un lien vers cette vidéo:


Moi, c'est le genre de truc qui me fait marrer. C'est totalement caricatural, mais c'est comme voir quelqu'un glisser sur une peau de banane: je suis bon public.

Même si en vrai, je ne me retrouve pas du tout dans la caricature de la nana qui bricole, étant devenue la pro de la perçeuse (vie seule oblige, c'est pas le crétin de chat qui va s'en occuper).

En même temps, je dois avouer que ma première fois avec une perçeuse a été un grand moment... C'était il y a 8 ans. D'abord, j'avais emprunté à Papa sa perçeuse, qu'il avait dû acheter la même année que celle de ma naissance (en âge de perçeuse, c'est comme les années chien: ça compte pour plus que pour les humains).
Je venais de m'installer dans la Capitale et l'idée était d'accrocher solidement un cadre au milieu d'un mur.

Me voilà donc seule, face au mur, l'antiquité la perçeuse à la main avec son long fil, la cheville, la vis. Comme il faisait une chaleur à crever et que Papa m'a toujours dit que pour pas faire de bêtises en bricolant, faut être habillé à l'aise, j'ai décidé de me mettre SUPER à l'aise.

Me voilà donc enfilant le maillot de bain que je chérissais à l'époque. Un deux-pièces en lurex rose. Oui. comme celui de Barbie.

Puis j'ai pris conscience qu'en perçant, je risquais de prendre des éclats de béton dans les yeux. Donc il me fallait une protection, mais hors de question d'abîmer mes lunettes de vue. Que cela ne tienne: me voilà avec mes lunettes de soleil aux verres de couleur rose sur le nez.

Total monochrome.

Et voilà comment en 10 minutes je me retrouvais en maillot et lunettes Barbie, sur un tabouret Ikéa, à subir l'épreuve de ma première fois avec une perçeuse.

Heureusement, seul le voisin d'en face, un vieux Monsieur qui doit être mort depuis, a goûté à ce charmant spectacle.

Parce qu'entre nous, cher Journal, c'est tellement la honte, que jamais je n'oserais raconter cela à qui que ce soit.

jeudi 1 octobre 2009

(note écrite en état d'insomnie avancée) (je sais, c'est une mauvaise excuse)

Il y a parfois des choses tellement lourdes à gérer, à vivre, qu'on tente la légèreté, à tout prix. C'est bien... mais n'est pas une solution. La légèreté n'est possible que certains deuils enfin effectués. Ce à quoi tu as voulu échapper se retourne forcément dans ta gueule à un moment ou à un autre.
Et ce jour là, le retour de bâton est sacrément violent.
Parce qu'on se retrouve à prendre des décisions difficiles, qui risquent d'enfoncer encore plus. Avec des dommages collatéraux. Mais ses décisions sont perçues comme seule solution. Faire table rase pour renaître. Vite, si possible.
Et la tristesse revient par vagues, au rythme de l'efficacité des petites pilules. Cette tristesse qui te rappelle à quel point tu voudrais dire toutes les belles choses que tu voudrais encore pouvoir offrir, sauf que le destinataire ne veut plus recevoir. Selon une logique qui n'entend pas la tienne. Qui refuse ton offrande.
"Si tu échoues, réessaye de toutes tes forces"
Ou pas, donc.

femme_qui_pleure_PICASSO.jpg

Femme qui pleure, Picasso, Musée Picasso, Paris

(La prochaine note, on fera dans le débile et le rigolo. Promis)

mardi 21 juillet 2009

Hong Kong Star*

* T'as un chinois dans ton miroir

Le moins que l'on puisse dire, c'est que depuis fin 2008, je cumule les changements. Les points de repères sont en mutation perpétuelle, ce à quoi je n'étais pas exactement habituée. Pas à ce point là.

Je ne vais pas les énumérer, car tout ne vous regarde pas (et non), mais aujourd'hui se trame un départ qui va bouleverser mon quotidien.

Mon meilleur ami m'abandonne (message culpabilisant fait exprès) (toute façon, il ne me lit plus, alors je peux me lâcher).

Ce con, il n'a rien trouvé de mieux que de se casser à l'autre bout de la Terre. Bon ok, c'est un projet qu'il a longuement préparé (en cachette - merci la confiance), pour lequel il a bossé dur, qui lui offre de belles perspectives niveau pro, qui répond à ses gênes de globetrotter, qui le rend heureux... Super. Vraiment.
Mais quand même, il m'abandonne ici, pendant que lui il va là bas:

carte_hong-kong_fr.gif

(Hong Kong, donc) (comment tu es trop futé, ami lecteur !)

Alors tu vois, il va super loin. Et outre le fait que je suis super contente pour lui, je ne peux m'empêcher d'avoir des petites interrogations d'égoïste (ça ne surprendra personne).

D'abord, ça va hyper compliquer nos dîners impromptus du dimanche soir, dans notre pizzeria préférée. Ensuite, ça va être moins simple de l'appeler à toute heure pour lui dire que les garçons sont des méchants qui ne font pas assez attention à moi (mais que quand même, c'est bien d'en avoir un qui vous aime). Qui va rigoler de mes blagues de charretier ? (il était mon seul public à les trouver drôles, merde...) Comment vais je désormais pouvoir faire un quelconque choix professionnel sans ses bons conseils (qui prennent tellement plus de poids quand ils sont donnés de visu, un mojito à la main) ? Qui passera donner à manger au chat quand je partirai en week end crapuleux ? Qui trouvera comme une évidence de ne pas me laisser seule le soir de mon anniversaire et viendra se murger la gueule avec moi ? Qui je vais pouvoir embêter à lui poser des questions cons sur sa vie amoureuse de célibataire endurci ? Qui va valider son choix quand il se sera trouvé une gonzesse pas trop tarée pour plus d'une nuit il tombera amoureux (ça arrivera bien un jour) ? Comment va t il faire sans moi ? (ok, il fera comme avant: comme un grand, tout seul. Mais quand même !) Qui va me chanter du Julio Iglesias dans le creux de l'oreille ?

Voilà plus de 10 ans que j'arrive pas à faire sans lui, qu'il a toujours été là. Il me connait mieux que personne, anticipe tellement bien mes réactions, mes décisions. Et a toujours été de bon conseil. Je l'aime comme un frère et il va me falloir apprendre à vivre sans lui. Ou plutôt avec le fait qu'il sera là, mais de loin.

Alors un petit message personnel:

Je suis tellement heureuse que tu te sois donné les moyens de faire ce dont tu avais envie depuis longtemps et que cela se concrétise.

Mais quand même, tu vas drôlement me manquer.

(Tu vas aussi beaucoup manquer à ma Maman, qui avait tant d'espoirs sur toi en tant que gendre)

mardi 17 mars 2009

Et se raccrocher aux brindilles...?

Il se passe quoi lorsque tous nos points de repères foutent le camp ? Lorsque ce que l'on pensait avoir construit et ce que l'on imaginait construire, nous échappe ? Lorsque même notre phare s'éloigne vers un autre port ? Lorsqu'on nous met sous le nez que notre situation, on a tout fait pour l'avoir finalement ?

Lorsqu'on réalise qu'alors qu'on pensait poser des fondations, nous étions en pleine déconstruction ? Sciemment...

Y aurait il un principe de Peter aussi pour ce qui touche l'intime, la sphère la plus proche ? Finalement, ne montons nous pas un escalier qui nous mène simplement au dernier étage de l'immeuble, d'où notre seule solution est de se jeter ?

Et que fait on quand même les petites brindilles ne sont plus assez solides ? A quoi on se raccroche ? Le plus courageux ne serait il pas, finalement, de descendre l'escalier ? De revenir au point de départ, à reculons, admettre que finalement, nous n'étions pas à la hauteur de nos ambitions ?

Quand on est arrivé au sommet du principe de Peter de l'intime, il nous reste quoi ?

Rien. Nous sommes bien d'accord.

Si ce n'est le constat que nous sommes au sommet de notre incompétence.

Principe_de_Peter.jpg

jeudi 26 février 2009

Quand mon meilleur ami joue les entremetteurs...

La personne dont je suis le plus proche, qui me connait le mieux, c'est mon meilleur ami. Et donc oui, c'est un homme. Ce qui est bien pratique quand j'ai besoin de comprendre la logique masculine: il sert de décodeur (et se fout souvent de ma gueule, aussi).

Voilà plus de 10 ans que nous nous connaissons, que nous nous appelons, selon les jours, Papa & Maman ou Chouchou & Loulou. Il me connait si bien qu'il est capable d'anticiper mes réactions mieux que moi même. Ce qui est terriblement agaçant.

Il est celui à qui je confie mes joies, mes peines. Il est celui qui m'envoie des fleurs au bureau pour mon anniversaire (parce qu'il sait que j'adore rendre jalouses mes collègues de travail), qui vient se murger la gueule avec moi pour oublier que la vie, c'est compliqué, que la guerre c'est mal et que les cheveux ça pousse (même que tu les sens super bien pousser le lendemain...)

Donc plus de 10 ans que nous nous connaissons, et jamais, non jamais, il n'a joué les entremetteurs. Pourtant, il en a des potes tout à fait fréquentables dans son entourage.

Jusqu'à récemment. Voilà quelques semaines qu'il m'en parlait, me disait à quel point celui auquel il pensait et moi nous nous entendriions bien et pourrions vibrer ensemble. Que nous étions fait pour nous entendre. Il m'a avoué aussi penser à cette rencontre depuis un moment, mais que l'occasion ne s'était pas encore présentée.

Alors le meilleur ami qui joue les entremetteurs, ça intrigue. Parce que tu sais qu'il sait que s'il se plante, c'est tout un beau roman d'amitié qui peut s'achèver. Alors tu appréhendes...

Et puis le jour J arrive. Enfin, je rencontre, grâce à mon meilleur ami qui joue (enfin) les entremetteurs, celui qui sera l'homme de ma vie.

Je vous présente donc Gérard:
gerard.bmp

Je ne suis pas sûre qu'il soit au top pour descendre les poubelles, mais personne n'est parfait.
(oui, mon meilleur ami est très "English blazer" pour faire des cadeaux. C'est pour ça que je l'adore)

lundi 23 février 2009

L'autre Kamoulox

17 ans. Mon premier jet de dés. J’avance de trois cases, fais la moustache à un blaireau et prend 7 ans de prison dans les dents. Je laisse donc passer quelques tours, prend mon élan et rejette les dés : je fais la peau à ce con de Saint Valentin, fais trois tours de moi-même, n’ai toujours pas compris la leçon et finit en position fœtale dans une baignoire, à sucer mon pouce. KAMOULOX !

Ok, on va donc essayer de repartir sur des bonnes bases. Je jette les dés, roule une galoche à un caribou, mais il fait bien trop froid à -40°C, alors je n’avance que de deux cases. Pour moi-même. On va décider de se poser un peu. Je laisse à nouveau passer quelques tours, prends dans ma calèche des objets porte bonheur : un qui n’est jamais content mais qui a un joli museau, un qui a une bonne oreille et des jolis yeux. Et deux-trois copines, pour ajouter un peu de langue de pute dans la potion. KAMOULOX !

Merde, faut recommencer... Alors on rejette les dés, on pense très très fort : « je vais y arriver, je vais y arriver ». Les dés sont avec moi, le score est plutôt bon. J’avance donc de quelques cases à cloche pied. C’est con, je finis par tomber, ayant perdu mon sac de bonnes intentions. On va laisser passer quelques tours...
Oh et puis non, je remonte tout de suite sur la calèche, je jette les dés, écoute Jenifer et donne le sein à deux chatons abandonnés. Entre un dribble et un petit pont, je me recasse la gueule : mon jeu de jambes manque d’assurance. Je décide donc d’aller sur le banc de touche, me poser un peu, réapprendre les règles du bon fonctionnement avec soi même. KAMOULOX !!

Putain de spontanéité qui fait que je me lève dès qu’on me présente des dés sexy. Alors je relance les dés : Sébastien Tellier dans les oreilles, je passe d’un coup au dessus de plusieurs cases, aye beulive aye cane flaye, et me mange les dents sur une piste de flamenco.

Ce jeu est décidément bien trop compliqué pour moi.

lundi 9 février 2009

Mon bal des blogueuses

Cette fameuse affiche a pas mal fait parler d'elle. En bien, en mal, peu importe. Plusieurs questions ont été soulevées: pourquoi, qu'y a t il derrière cette intiative, ces filles veulent elles gonfler leur audience...
Alors j'ai décidé de vous raconter mon bal à moi. Pas pour justifier ma démarche, dont les raisons m'appartiennent, mais comme le témoignage d'une expérience singulière.
Cette idée est venue comme ça, en se marrant, sur un "chiche ?". Pas d'objectif derrière, pas de calcul. Juste l'envie de participer à quelque chose d'un peu hors du commun, de vivre une expérience unique. En aucun cas je ne saurai m'avancer sur les motivations des 9 autres blogueuses, mais très clairement, le dimanche où nous avons fait le shooting, nous sommes toutes arrivées là, un peu gênées, ne se connaissant pas les unes les autres, sans trop savoir ce que cela allait donner, si ce n'est que cela allait être critiqué. Forcément.
Je ne suis pas exactement une spécialiste du nu. Loin de là. Pas à l'aise avec ce bout de barback qui me sert de corps, j'ai toujours préféré suggérer que dévoiler. Oui, parce que si je ne suis pas à l'aise avec, je sais quels en sont les composants qui sont succeptibles de plaire. Alors je préfère laisser faire l'imagination, ayant toujours la crainte qu'au moment fatidique où la chair sera mise à nue, la déception se lise dans les yeux de celui auquel j'ai eu l'audace de tant montrer.
Dans ma vie perso, les critiques, les petites réflexions blessantes, la petite phrase qui fait mouche sur un de mes complexes, j'y ai déjà eu droit. Comme tout le monde. Sauf que mon empotement avec mon corps rendait la chose d'autant plus blessante, surtout quand elle venait d'un homme auquel j'espérais plaire.
Se mettre à nue comme cela devant l'oeil d'une pro de la photo permet de se détacher de tout cela, et c'est cette expérience là qui m'intéressait, notamment. Il ne s'agit plus de scruter un corps, d'en attendre potentiellement du plaisir, mais de le disposer, de le valoriser, dans un tout.
Lors du shooting, il ne s'agissait pas de corps individuels, mais d'un ensemble.
Sandrine Sauveur a su rapidement nous mettre à l'aise, la présence de son assistant et d'Mry n'ont à aucun moment été gênantes, car leur yeux ne cherchaient pas du plaisir, mais une expérience esthétique.
Et malgré ce détachement, naturellement, l'après midi s'est passée dans un cocon de douceur, de rires, car si nous étions là pour former un tout qui serait exhibé sur le net, chaque individualité, chaque sensibilité était prise en compte.

Alors quand je vois les critiques à gauche et à droite, les questions sur l'audience de nos blogs (pour être franche, à part un pic d'activité le jour de la sortie de l'affiche, j'ai retrouvé dès le lendemain mon rythme de croisière. Et c'est tant mieux.), je me dis que toutes ces choses bien matérielles sont bien loin de l'expérience vécue.
Mon bal à moi, c'est celui qu'on voit dans le making of ci dessous: de la douceur, du respect, des rires, le professionnalisme de Sandrine, la complicité de filles qui ne se connaissaient pas avant.
Et ça croyez moi, cela va bien au delà des mesquineries qui trainent sur la toile.

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