JF in the City

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Je, Moi et ma petite personne

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lundi 12 avril 2010

Le sport, c'est le Mal...

... Et mon coach est un suppôt de satan.

(comme ça, on est tout de suite dans l'ambiance)

Madonna_footing.jpg
(oui, c'est bien Madonna avec son coach) (le mien est plus beau gosse) (comment je me la pète)

Ah oui les gens, je ne t'ai pas dit, mais j'ai un coach. Oui oui, je parle bien de sport, là (attention, ceux qui rient, je vous vois. Vous allez prendre cher)

Bon alors ceux qui lisent ce blog depuis un moment auront bien cerné le personnage: ici, on aime les chaussures, le vernis à ongles, les trucs un peu débiles, quelque fois on fait genre qu'on réfléchit avec un coup de gueule, mais de sport il n'y en a point.

C'est pas faute d'avoir essayé, mais vu que c'est fatiguant et qu'en plus ça fait transpirer, on a vite compris par ici qu'il valait mieux pas s'y mettre.

Or, après une année à se faire bousculer de ci, de là, il s'avère que mon petit corps, constamment malade, réclame qu'on prenne soin de lui. Et coup de bol, il y a un coach qui veut bien m'aider à me remettre en forme.

En plus c'est cool, il est multi-tâches, puisqu'il fait les patates à la graisse de canard comme personne (mais je crois que c'est un truc pour m'amadouer) (le fourbe)

Bref ami lecteur, telle que je suis là, à prendre le temps de te raconter ma vie trépidante et truculante, dans le dedans de moi, je souffre. Et cela se situe surtout au niveau des cuisses, des abdos, des bras... de partout, en fait.

Et le pire, c'est qu'on recommence ce week-end. Y'a intérêt à ce que mon coach se mette torse nu, parce que n'étant pas maso, va falloir trouver un levier niveau motivation.

(qui a planqué mon Doliprane ?)

jeudi 8 avril 2010

Loin des yeux...

Virginia_Emmett___Jessie_By_Sally_Mann_1989.jpg

Finalement, un éloignement géographique se transforme nécessairement en un éloignement de tout le reste. Oui il y a les mails, les webcam, tout ça... Mais ça ne remplace pas la proximité, la disponibilité, les grandes discussions autour d'un bon vin, les dîners sur le pouce...

On a beau dire, beau faire, dès lors qu'un proche part vivre à l'autre bout du monde, il ne partage plus certaines choses.

C'est le cas d'un très proche. Du plus proche, sans doute. Il n'a rien trouvé de mieux que d'aller vivre au pays d'Hello Kitty (tu vois un peu le niveau...).

Et j'ai fait ce constat, il y a exactement une semaine, à l'occasion d'un de ses courts séjours, que quelque chose n'était plus là. Même si on est content de se voir, même si nos références sont intactes (je crois), nous devenons étrangers.

Et putain, ça fait un coup.

Crédit photo: Sally Mann

vendredi 2 avril 2010

Savoir tirer son épingle du Je...

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Crédit photo: la pestaculaire Alexiane

(Arrête de chercher, il n'y a pas de note. Les mots ne viennent pas. En revanche, cette photo -que j'aime beaucoup et qui flatte mon narcissisme- correspond au message. Même si je suis la seule à le comprendre)

(Bref, une note à moi même, on va dire)

(En fait, on nage en plein délire de blogueur-égocentré. On tient on concept les gars !)

vendredi 19 mars 2010

Bienvenue chez moi

Il y a quelques semaines, je suis retournée dans mon Sud natal. Là où sont mes racines, mes souvenirs d'enfance, ma famille. Là où je me ressource, même si je ne m'y sens plus vraiment chez moi. Là d'où je reviens toujours avec 1 ou 2 kg en trop, la cuisine de ma Môman aidant (et ses "Tu es trop maigre ma fille") (je ferais 70kg, elle continuerait de me le dire...)

L'un de mes grands plaisirs est de me promener sur la plage. Surtout en hiver ou au printemps (Oui, la foule estivale me rebute).

Et lors de ma dernière balade, alors que je respirais l'iode à plein poumons, j'ai pensé à plein de choses. Qui n'ont pas leur place ici. Je peux simplement vous dire que j'ai souris. Sereinement.

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jeudi 11 février 2010

Comment je pique trop les idées des autres...

Vu chez Aede il y a quelques temps, cette petite auto-interview qui m'a plue. Tellement, que je vous la refais, pour moi même, donc (à une question près qui concernait ses notes sur les filles, pas vraiment adaptable à mon cas).

Vous vous dites qu'on se place à un point culminant du narcissisme ? C'est pas faux. Mais un blog, c'est justement ça, non ?

Ton CV express.

Bipède femelle type caucasien. On hésite encore sur la couleur des cheveux, mais on est bien sûr de la mauvaise foi du spécimen. Elevée en plein air dans le Sud de la France, la galinette est montée à la Capitale il y a maintenant 10 ans. Son métier actuel : un truc chiant aux yeux des autres. Parfois aussi aux siens, mais pas toujours.

Quel métier rêvais-tu d’exercer lorsque tu étais petite ?

J’ai longtemps voulu être majorette. A force de me prendre le bâton sur la gueule, j’ai décidé de plutôt me rapprocher du bâtonnier (en vrai, c’est surtout à cause de la série « La Loi de Los Angeles »)

Ta plus grosse bêtise d’enfant ?

Un truc à la plage en été, j’avais 7 ou 8 ans. Je me suis cachée sous un bateau pendant plusieurs heures, pour rigoler. En tout cas, suffisamment longtemps pour que ma Mère rameute les flics, les pompiers et un hélicoptère (on a le sens de la mesure, dans la famille)

La plus belle chose que l’on t’ait dite ?

«Tu es la femme la plus Femme que je connaisse" (la classe, hein ?).

Le compliment qui t’énerve ?

« Tu es jolie ». Cela peut paraître horriblement prétentieux de mettre ça là, mais en vrai, le compliment me gêne. C’est un espèce de truc bizarre que je ne sais pas réceptionner, c’est trop lourd et je suis toute empotée.

De quoi as-tu peur ?

Des scorpions. On en avait chez mes parents, dans notre garrigue. Une espèce de peur obsessionnelle qui m’a conduite, vers l’âge de 10 ans, à dormir avec un parapluie (raisonnement simple : le scorpion peut grimper au mur, donc théoriquement, il peut se retrouver au plafond et, la gravité aidant, tomber dans ta bouche pendant que tu dors) (je ne suis pas folle, vous savez)

Ta plus grande qualité ?

Je suis incroyablement modeste (QUOI ?!?)

Ta plus grande faiblesse ?

Ma naïveté (bien que parfois, ça aide d’en jouer)

Que veux-tu comme épitaphe sur ta tombe ?

« Il était temps »

Comment t’imagines-tu dans 10 ans ?

J’en sais fichtre rien. Heureuse, j’espère.

Faire son auto-interview, ce n’est pas complètement mégalo ?

Totalement. Mais j’ai une bonne excuse : j'ai un blog.

Au fond, Twitter ça te sert à quoi ?

A raconter des conneries. A parfois avoir l’impression qu’il y a plein de monde dans mon salon qui discute avec moi (ce qui est compliqué IRL, vu ma surface d’habitation).

Si on te voit pas bien sur ton avatar, c’est parce que tu as honte de ton physique ?

Ah ben j’ai fait mon coming out avec une vraie photo de moi depuis peu. Même que j’en ai eu tout plein de compliments (enfin, c’était surtout des garçons qui voulaient en avoir un exemplaire non recadré. Va comprendre)

Tu penses être drôle ?

A mon insu, cela m’arrive régulièrement.


C'est tout.

mardi 19 janvier 2010

Chronique d'une honte annoncée

Parce que le ridicule ne tue pas et que ce qui ne tue pas rend plus fort, je vais te raconter, ami lecteur, comment aujourd'hui même, il y a à peine plus d'une heure, je viens de ruiner toute perspective professionnelle dans l'entreprise qui m'emploie en ce moment.

Soyons précis, soyons factuels:

17h30: Je viens de finir une analyse juridiquement puissante et décide de me reposer l'esprit deux minutes en allant causer à mon équipe (le site du Comptoir des Cotonniers plante, ça m'agace, je sors de mon bureau pour vider tout ce stress)

17h32: Me voilà en route pour la machine à café. Puis je me dis que c'est une mauvaise idée, à cette heure ci. Je m'arrête donc en chemin devant la plante qui décore l'open space de l'équipe que je manage (puisque comme tu le sais, je suis Responsable des gommes & des crayons et c'est toute une équipe qui est sur le coup).

17h33: En fait, cette plante a de plus en plus de feuilles jaunes. C'est une espèce de Yuca (ce qui n'a rien à voir avec le Beaucarnée Recurvata qui est dans mon bureau, mais c'est une autre histoire), elle a donc des longues feuilles assez fines. Et jaunes.

17h35: Prise d'un revival "Nicolas le Jardinier", je commence à taper la discute avec mon équipe (ils sont trois), tout en enlevant les feuilles jaunes (nombreuses) de la plante et en philosophant sur le fait que l'arroser avec le fond de mes tasses de thé, ce n'est peut être pas top.

17h36: J'ai fini le nettoyage de la plante et continue de discuter avec mon équipe. Je suis donc là, au milieu de l'open space, plantée comme une pelle (esprit jardinage, on a dit), à agiter la dizaine de feuilles jaunes qui, tenue ainsi dans ma main, commencent à ressembler furieusement à un fouet.

17h37: La discussion avec l'équipe dérive (comme souvent) et on se met à rigoler que tout de même, je fais drôlement femme-maîtresse avec mes bottes noires et mon fouet en feuilles jaunes. Fouet que j'agite à hululant, parce que j'aime bien faire rire mon équipe (va falloir que je réfléchisse à ma crédibilité en tant que manager, un de ces jours)

17h38: Je tourne ma tête vers la droite. Je plisse les yeux (par excès de coquetterie, je mets rarement mes lunettes). Et d'un coup, il y a comme un silence, du côté de l'équipe.

17h39: J'ai donc le PDG de la boite à 10 mètres de moi. Qui a assisté à toute la scène où je hululais avec mon fouet. Et qui rigole (avec deux ou trois points d'interrogation dans le regard, tout de même). Je prends un air détaché et lui dit "Bonsoir", le front haut et l'orgueil bien amoché.

17h40: Mon N+1 est dans mon bureau, où je suis vite partie me réfugier. Il a assisté à la scène (sauf que lui est habitué à ce que je hulule), il est mort de rire. Mais pas autant que la fois où je lui ai dit que j'étais à poil sur une photo qui circulait sur le net, ni que la fois où je lui expliquais qu'un soir de semaine, il faudrait que je parte tôt car j'avais une soirée capotes.

Non franchement, je crois qu'il va falloir que je fasse un travail sur mon image dans cette boite.

Fouet.bmp

lundi 2 novembre 2009

Glory Box

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Prendre la dernière cigarette du paquet. L'allumer. Avec une allumette, parce qu'on aime bien l'odeur. Laisser la flamme s'éteindre d'elle même, tout en la regardant longuement...

Avoir une certaine satisfaction des rangements effectués dans son chez soi. Toutes ces choses inutiles jetées, cela fait de la place.

Se dire que plus globalement, dans sa vie, on ne veut plus s'embarrasser non plus. Qu'on a besoin d'espace, d'oxygène. Respirer, enfin... Se délester de ces choses qui viennent faire de la peine, de ces jugement à deux balles, des choses compliquées, de tous ces gens qui décident à notre place. Toutes ces choses nauséabondes qui finalement, partent d'elles mêmes, aussi. Savoir enfin ce que l'on veut.

Regarder la gosse dans le miroir qui fume sa cigarette. Et voir une femme. Enfin.

A thousand flowers could bloom...

Photo: Sally Mann "Candy cigarette"

jeudi 29 octobre 2009

Saint Narcisse

Dim_BodyTouch_Narcisse.JPG

(et je merde les pas contents)

lundi 5 octobre 2009

Ma première fois (avec une perçeuse)

Cher Journal Intime,

J'ai reçu aujourd'hui un mail d'un pote, qui m'envoyait un lien vers cette vidéo:


Moi, c'est le genre de truc qui me fait marrer. C'est totalement caricatural, mais c'est comme voir quelqu'un glisser sur une peau de banane: je suis bon public.

Même si en vrai, je ne me retrouve pas du tout dans la caricature de la nana qui bricole, étant devenue la pro de la perçeuse (vie seule oblige, c'est pas le crétin de chat qui va s'en occuper).

En même temps, je dois avouer que ma première fois avec une perçeuse a été un grand moment... C'était il y a 8 ans. D'abord, j'avais emprunté à Papa sa perçeuse, qu'il avait dû acheter la même année que celle de ma naissance (en âge de perçeuse, c'est comme les années chien: ça compte pour plus que pour les humains).
Je venais de m'installer dans la Capitale et l'idée était d'accrocher solidement un cadre au milieu d'un mur.

Me voilà donc seule, face au mur, l'antiquité la perçeuse à la main avec son long fil, la cheville, la vis. Comme il faisait une chaleur à crever et que Papa m'a toujours dit que pour pas faire de bêtises en bricolant, faut être habillé à l'aise, j'ai décidé de me mettre SUPER à l'aise.

Me voilà donc enfilant le maillot de bain que je chérissais à l'époque. Un deux-pièces en lurex rose. Oui. comme celui de Barbie.

Puis j'ai pris conscience qu'en perçant, je risquais de prendre des éclats de béton dans les yeux. Donc il me fallait une protection, mais hors de question d'abîmer mes lunettes de vue. Que cela ne tienne: me voilà avec mes lunettes de soleil aux verres de couleur rose sur le nez.

Total monochrome.

Et voilà comment en 10 minutes je me retrouvais en maillot et lunettes Barbie, sur un tabouret Ikéa, à subir l'épreuve de ma première fois avec une perçeuse.

Heureusement, seul le voisin d'en face, un vieux Monsieur qui doit être mort depuis, a goûté à ce charmant spectacle.

Parce qu'entre nous, cher Journal, c'est tellement la honte, que jamais je n'oserais raconter cela à qui que ce soit.

jeudi 1 octobre 2009

(note écrite en état d'insomnie avancée) (je sais, c'est une mauvaise excuse)

Il y a parfois des choses tellement lourdes à gérer, à vivre, qu'on tente la légèreté, à tout prix. C'est bien... mais n'est pas une solution. La légèreté n'est possible que certains deuils enfin effectués. Ce à quoi tu as voulu échapper se retourne forcément dans ta gueule à un moment ou à un autre.
Et ce jour là, le retour de bâton est sacrément violent.
Parce qu'on se retrouve à prendre des décisions difficiles, qui risquent d'enfoncer encore plus. Avec des dommages collatéraux. Mais ses décisions sont perçues comme seule solution. Faire table rase pour renaître. Vite, si possible.
Et la tristesse revient par vagues, au rythme de l'efficacité des petites pilules. Cette tristesse qui te rappelle à quel point tu voudrais dire toutes les belles choses que tu voudrais encore pouvoir offrir, sauf que le destinataire ne veut plus recevoir. Selon une logique qui n'entend pas la tienne. Qui refuse ton offrande.
"Si tu échoues, réessaye de toutes tes forces"
Ou pas, donc.

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Femme qui pleure, Picasso, Musée Picasso, Paris

(La prochaine note, on fera dans le débile et le rigolo. Promis)

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