JF in the City

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Je, Moi et ma petite personne

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mercredi 1 février 2012

Pas ici, mais ailleurs...

Bonjour les gens !

Hé oui, pas exactement présente ici, alors que plein d'idées de notes me viennent régulièrement, mais l'actualité perso est telle qu'il me faut faire des priorités... Toutefois, si mon absence vous plonge dans un Nervous Breakdown monstrueux, au point que vous vous êtes réfugiés dans votre baignoire, recroquevillés en position fœtale avec votre première peluche blottie contre vous, nous avons des lignes à vous offrir.

Des lignes de lecture, bien sûr.

(bande de dépravés)

Je vous ai déjà parlé à moult reprises que je viens du Sud et plus exactement de Nîmes, l'autre pays de la brandade et des Férias. Et du fait qu'il existe un mag 2.0 mensuel, dont tous les contributeurs sont des amoureux de leur ville, qu'ils y vivent encore ou pas. Et qué s'apelorio Une à Nîmes. Ben figurez vous que depuis le mois de janvier, j'y ai ma chronique. Que même pas t'imagine ma fierté. Ni celle de Reine Mère.

Ce mois ci, j'y ai deux pages: une pour la chronique de mes débilités (vous ne serez pas dépaysés d'ici) et une autre pour l'interview que j'ai eu la chance de faire de China Moses.

Une_a_Nimes_20.jpg

Vas y donc voir là bas et n'hésite pas à me dire ici ce que t'en penses: toute critique, dès lors qu'elle est constructive, est ouelcome.
Tout encouragement et autre démarche visant à me lécher les bottes aussi, d'ailleurs.

Et promis, je reviens ici. Vite.

mardi 14 décembre 2010

(...)

Je suis là.

De loin, concernée sans l'être, mais présente. A ma façon. Sur ce blog et dans la vie familiale... Dans plein de domaines en fait, si j'y réfléchis bien. L'humour permet une certaine distance, nécessaire, vitale. Du coup on te croit costaud, on vient te faire part de beaucoup de choses. Celles que tu savais, celles que tu aurais souhaité continuer d'ignorer.

Le syndrôme de la bonne élève fait que tu ne veux pas décevoir: on te croit costaud, il faut donc que tu le sois. Alors tu portes, ces choses qui pour leur majorité ne t'appartiennent pas, sur un corps qui commence à multiplier les signaux d'alarme, appelant une parenthèse égoïste.

Mais tu continues de vouloir ignorer, de mettre les choses à distance, de prendre la fuite derrière un sourire et un rire qui finiront bien un jour par ne plus tromper personne.

Bref, avec une certaine prétention, tu tapes l'ignore à ce qui pourrait te faire réaliser tout ce qui s'est passé ces derniers mois. Tout ce qui s'est passé dans ces lieux d'où on ne revient pas forcément. Et cet autre lieu où les âmes errent. Et un jour tu reçois un mail familial, qui parle d'une maison en vente. Celle où tu as en grande partie grandi. Celle si chargée de souvenirs. Celle gorgée d'une vie qui n'est plus.

Et là ton corps ne tire plus la sonnette d'alarme. Il tombe. Et d'une certaine manière, tu grandis.

(Il était temps, jeune fille...)

samedi 30 octobre 2010

Sans préméditation (ou presque)

J'ai des envies de meurtre.

Un truc un peu compulsif. Je crois que cela à voir avec le fait que je passe le week end chez mes parents et qu'à l'instant où je vous parle, la Reine Mère chante du Mike Brant après m'avoir imposé la soirée télé de Patrick Sébastien.

(Oui Patoch, au grand risque de te faire de la peine, je ne t'aime pas trop trop) (tu fais saigner mes oreilles et mes rétines, c'est un peu relou)

Vous imaginez donc l'horreur de la situation: prise entre mes deux chers parents qui ont une légère tendance à m'infantiliser (alors que bon, à 24 ans, c'est bon quoi !) (oui j'ai 24 ans. Et demi) (je vous emmerde), le département est en alerte orange donc c'est pas trop top pour aller se balader et profiter de l'air iodé méditerranéen (j'ai bien choisi mon week end), sans compter le pompom: les aléas de la SNCF, grâce auxquels mon retour dans la capitale reste encore du domaine de l'incertain.

Manquerait plus que l'un de mes géniteurs décide de me réveiller demain avec du Francis Lalanne.

Ou pire encore: veuille m'offrir la garde-robe de Larusso (version "chanteuse sur le retour qui porte des robes-mouchoirs") (oué ok, la version 90's n'a rien à lui envier, en fait)

Je sens le taux de compassion augmenter sensiblement dans mon lectorat.

Et j'ai envie de dire que ça tombe bien. Parce que dans aujourd'hui à peine plus de deux mois, je vais fêter mes 25 ans.

Je sais, c'est fou. Hier encore, nous faisions des pâtés de sable et déjà, nous voici adultes.

Ou un truc du genre.

Bref, tu compatis à mon week end. Ca tombe bien, rapport à mon anniversaire, donc.

Alors si tu m'aimes, ami lecteur, envoie moi des sioux. Pour que je puisse m'offrir un joli cadeau. Ou alors mieux, cotisez vous et faites moi une surprise !

Oui, j'adore les surprises. Et si par hasard vous pouviez m'offrir le Kelly So Black de chez Hermès, vous seriez sooooo choupis. En plus, vous z'avez vu comme je suis cool, je vous préviens drôlement à l'avance !

hermes-so-black-kelly.jpg

(c'est fou, la chute de cette note n'était mais tellement pas calculée !)

Sur ce, je vous laisse, y'a Gilbert Montagné qui chante chez Patrick Sébastien et la Reine Mère souhaite que j'aille danser avec elle au milieu du salon...

(Piquez moi)

dimanche 12 septembre 2010

La réponse du Tombeur...

Bon alors cette histoire a commencé par une note où je parlais de mes deux meilleurs copains. Puis celui des deux qui a été à l'initiative de cette idée a voulu répondre: nous avons donc eu la note du Pseudo Mari Et aujourd'hui, je reçois la réponse du Tombeur... Je ne ferai pas d'interlignes (histoire de le faire mentir sur mon envie de toujours avoir le dernier mot). Je vous laisse sa note telle quelle. Telle que je l'ai lue, les larmes aux yeux. Touchée. Terriblement touchée.__

Après avoir fait environ 10 brouillons de cette note, sans compter ceux restés dans ma tête, autant écrire simplement et directement. C’est donc au tour du mouton de répondre à la bergère et au berger.

La Miss Blablabla, je l’aime. Ou plutôt, je l’aime beaucoup.

C’est comme ça et ça n’est pas la même chose du tout.

Pour elle, je garde une infinie tendresse. Entre nous… des personnes qui se comprennent presque parfaitement parce qu’elles se ressemblent. Et qu’elles se ressemblent parfois trop.

Ma Miss Blablabla, c’est comme un miroir (bah ouais : j’aime croire qu’elle reste un peu « à » moi). Des fois elle me fait vraiment chier et m’en met plein la gueule. Elle s’énerve, enrage et brandit ses petits poings. Surtout quand je fais le con et la tête à claques : elle m’en a mis des belles.

D’autres fois, complètement par hasard et après 6 mois sans nouvelle, j’apprends qu’elle dérouille, que ça va pas et que bouhououou !!!!! Parce que bouhououou quoi !

Dans ces moments là, j’ai envie de trouver les mots, ceux qu’il faut, ceux qu’elle veut, ceux auxquels je pense surtout. Pas ceux qui feront qu’elle ira mieux, parce que c’est d’un autre qu’elle les attend. Moi je ne suis qu’une petite chose dans sa vie, proche peut-être, mais pas assez pour éponger sa douleur.

Alors je deviens comme un jardinier qui doit enlever les parasites sur… l’artichaut.

Il faut tout faire pour préserver son enthousiasme, la protéger et la convaincre parfois de se remettre debout. La protéger, elle et son incroyable envie d’y croire.
C’est justement pour cela qu’il faut l’admirer notre Miss Blablabla. Certaines finissent aigries, méfiantes, sociopathes ou cyniques (j’ai testé).

Elle ? Non. Jamais.

Parce que chaque fois, c’est toujours une première fois et pour la vie. Bon en même temps, il faudrait descendre du petit poney et du village dans les nuages.
Il y aussi les autres moments, quand au contraire, « c’est le bonheur tu comprends, celui-là c’est le bon, il est teeeeeeeeeeeeelllement génial parce que patati et patata tandis que mon ex, pfff, c’était plutôt patata et patati ! ».

Notre complicité est alors toujours aussi présente. J’aime glander des heures avec elle à pouffer de rires pour des conneries, les miennes, les siennes, les nôtres et celles de autres. Des heures athlétiques passées aux terrasses de tous les cafés de la ville.

On pourrait aussi parler de ses boulots, de sa famille, de ses multiples sevrages de la clope, etc...
Mais je m’en fiche : sa personnalité reste la même quel que soit le contexte, l’histoire ou le sujet.

Si je l’aime tant, c’est que cette jeune fille a une sensibilité à fleur de peau. Tous les états d’âmes y passent en permanence et tout est grave, terrible, affreux, magique, génial, trop fun voire tout cela en même temps.

Quant à moi, tombeur (de supermarché hein), j’ai toujours l’impression de contempler la vie et son mouvement en l’observant. Pas un caractère tout pourri, tout lisse et toujours égal, tout merdique et mesquin.
Quelqu’un qui vit vraiment la totalité de ses émotions, impressions et sentiments. Les accepte et les subit parfois sans tricher, qui sait aussi les partager avec un connard qui l’a fait souffrir. Avec l’honnêteté toujours renouvelée et intacte.

Un miroir enfin Miss Blablabla, pour plein d’autres raisons. Trop similaires tous les deux pour être plus proches, mais trop lointaine de moi pour être satisfait.

C’est comme ça un mouton : il essaie de passer la clôture mais survit mal à l’état sauvage. Il me faudra toujours essayer d’ajuster la distance avec Miss B. Il faut la connaître pour comprendre comme la vie est plus belle avec elle.

C’est notre tango à nous, grâce à un joli brin de fille avec une si belle personnalité.

Le tombeur (de supermarché bis).

PS : Sinon, oui, elle sait être chiante. Mauvais caractère, rancunière, hâbleuse parfois, etc.
PPS au pseudo-mari : je rentre plus dans mes jeans de 2000 et t’emm***.

IMG_0327.JPG
(je vous présente: à gauche: le Tombeur. A droite: le Pseudo Mari) (on a beau rouler en bagnole de cagole, c'est toujours la gonzesse qui est à l'arrière, donc...)

vendredi 3 septembre 2010

Réponse du Berger à la Bergère...

Bon ben voilà que le Pseudo Mari entend faire jouer un droit de réponse (genre on lui a demandé son avis, à celui là).

Je ne sais pas lui dire non, donc je vous laisse avec sa prose, en réponse à ma note sur "Mes Meilleurs Copains". Je vais juste me permettre d'apporter quelques précisions en itallique (oué parce que merde, quoi !)


« Miss Blablabla utilise du shampoing L’Oréal, elle enrichit Liliane Bettencourt pour le compte de l’UMP. Nicolas Sarkozy n’est pas très gentil et Eric Worth n’a plus de cheveux malgré son shampoing L’Oréal. »

Avec ca et l’aide de Libé, tu vas monter dans le top 10 des recherches Google.

(keskonrigole...)
******

A moi le droit de réponse ! En cette rentrée littéraire l’exercice s’impose.

Et ce n’est pas parce que le portrait qu’a fait de moi la Miss est plutôt flatteur que je dois être indulgent en retour.

(pourriture)

Les nouveaux convertis sont les plus intégristes dit-on. Et dans le cas de la Miss on ne peut faire plus flagrant. Non, elle n’est pas tombée dans le bénitier, mais la bonne Nîmoise s’est transformée en Parisienne assumée. Et quand comme moi on l’a connue au siècle dernier, ca fait un choc.

La version 97 était plus rurale, avec l’ambiance clan des siciliens pour enrober le tout. Elle serait probablement aujourd’hui au volant d’une cuisine équipée dernier cri, pour le plus grand bonheur de l’adjoint au maire et de sa maman.

("Plus rurale"... AH AH ! Tellement vrai ! J'étais donc à l'époque fiancée à un rital qui voulait se lancer en politique... aux dernières infos, il en est toujours au point zéro) (le gros naze)

La transition n’a pas été qu’un vrai plaisir mais le résultat est là. Complètement stockolmisée la Miss Blablabla, elle fait même des notes sur ses virées à Palavas désormais. Et ca lui va bien.

Cela n’a finalement rien changé a nos relations. Les emmerdements précoces ont cela de bon. Et il faut dire qu’on en a partagé quelques uns. Rien de vraiment original en réalité, on a tous des anecdotes du même genre. Sauf que ce coup-ci ca nous concerne vraiment !

Miss BBB et l’homme de sa vie ? Le seul l’unique ? Bien sûr qu’il existe, je l’ai même rencontré. Je les ai tous rencontrés en fait. Parce qu’il y a quand même de l‘artichaut dans la salade Nîmoise.

(Tu sais quoi ? Je te merde)

C’est un peu comme le boulot idéal, il n’y en a qu’un probablement mais il a pas mal changé en 10 ans…

(c'est pas faux...)

Cela ne nous empêche pas de fonctionner comme un vieux couple bien rodé. On a rajouté une grosse couche de tendresse au dessus d’une franche complicité.

(...)

Ce qui n’a pas changé depuis tout ce temps, c’est son gout pour l’autodérision. Et ca compte quand on navigue toute la journée dans des milieux professionnels ou il est de bon ton de se la raconter. C’est un bon baromètre de la santé mentale du jeune cadre kinenveu.

(AH !! Donc je ne suis pas folle !)

Evidemment nous avons notre lot d’anecdotes navrantes, de rencontres pathétiques, de relations foireuses, de quoi faire une BD (petit-ami gigolo la nuit, mythos de tous poils, copines maniaco-nympho, chieuses de compétition…)

(tiens je l'avais zappé, l'ex qui était gigolo...)

On a partagé beaucoup de moments importants, la mort de certains proches, la naissance des enfants de nos amis...

Il faut aussi préciser qu’il s’agit plus d’un ménage a trois qu’autre chose cette histoire. Pas de sex-tape torride mais dix ans d’une vraie amitié avec ledit Tombeur.

(d'ailleurs, j'espère qu'il va aussi me faire sa réponse ;-] )

Pour l’instant on s’en sort bien. Même si on se connait depuis la dernière victoire de l’équipe de France de foot, tout ce temps passé n’a pas encore dramatiquement changé les corps. On rentre encore – ou presque – dans les pantalons Automne-Hiver 2000. Je crains un peu plus la note de 2020 pour un nouveau bilan.

D’ici la, je compte bien enfin remonter la rue Soufflot en braillant « attendez-moi » jusqu’en haut. Il n’y a pas que Julio dans la vie.

(donc tu comptes revenir vivre à Paris ? Hein ? Dis, hein ??)

artichaut.jpg

jeudi 2 septembre 2010

Mes meilleurs copains

Cela a commencé par un mail de mon ami le plus proche, me disant qu’il s’était maté le film « Mes meilleurs copains » et que ce serait marrant que je fasse une note du genre « portraits des amis de fac » quelques années plus tard. Et d’ajouter dans son mail « A force de vieillir on commence à avoir vraiment la gueule de l'emploi... »

C’est pas faux.

Enfin, certains plus que d’autres, quand même, hein.

Je ne vais pas donner ici les prénoms (certains sont devenus des gens respectables) (AH AH AH), juste des descriptions. Avec le « 10 ans avant » et le « 10 ans plus tard ».
Ca ne fera rire que les personnes concernées (enfin, celles qui me lisent) et moi, mais on s’en fout. C’est pas comme si la bloguerie était un exercice sérieux en même temps. Ni comme si l’avis des lecteurs m’intéressait (je suis d’un sournois)

Commençons par l’initiateur de cette idée : Mon Pseudo Mari. Ce surnom lui a été donné par un de mes petits copains de l’époque (cas qui sera étudié juste après), parce qu’en fait, on est certainement plus proches que certaines personnes qui sont en couple. Mais sans les cochoncetés, donc.

Alors le Pseudo Mari… Connu à l’époque de la fac, nous sommes devenus proches grâce à une copine commune, toujours au bord du suicide, qui nous appelait à tour de rôle quand elle avait ingurgité le cocktail médocs/alcool. Que voulez vous, les couloirs des hôpitaux psychiatriques, ça créé des liens.

Nous nous trouvons, chère Maryse, avec un spécimen qui est un peu la caricature du gendre idéal, avec ses bonnes manières et sa tête de 1er de la classe. Il y a 10 ans, rapidement, nous sommes devenus super proches : il me chantait du Julio Iglesias dans le creux de l’oreille en cours, avait un humour trash totalement à l’opposé de l’image qu’il renvoyait, agaçait mon fiancé (oui… j’ai été fiancée…) par notre si bonne entente, me filait ses notes quand une manucure ne me permettait pas de venir en cours (j’avais déjà le sens des priorités).

Nous pensions tous à l’époque qu’il serait incasable parce que c’était pas le genre à sauter sur tout ce qui bouge ou encore à dévoiler ses sentiments (et puis sa gueule de puceau n’allait pas aider). Son truc à lui était de voyager loin et tout seul. Tu vois le genre… Et bien en fait il nous avait à l’époque dégoté l’une des plus jolies filles de la région. Un truc de fou.

10 ans plus tard ? Ben comme Julio, il n’a pas changé. Il continue de me chanter « Vous les femmes » quand j’ai une baisse de moral, il a toujours sa gueule de 1er de la classe (mais ça se voit qu’il n’est plus puceau, quand même). Bon la jolie fille n’est plus dans le paysage, il n’est pas franchement casé et comme il n’est toujours pas du genre à s’étaler sur sa private life et ses sentiments, nous sommes plusieurs à penser qu’il nous annoncera son mariage pour ses noces de vermeil. D’autant plus, il est parti vivre à l’autre bout du monde, loin là bas, bien que je lui ai dit « N’y vas pas, il y a des tempêtes et des naufrages » (et que du coup, il n’est plus là pour m’inviter au resto les soirs où je déprime) (le con).

Bref, 10 ans plus tard, le même. Et toujours indispensable à quelque décision que je puisse prendre.

Un de mes meilleurs souvenirs avec mon Pseudo Mari ? Etre assis tous les deux sur le sable, sans se parler, à regarder le soleil se lever, en revenant d’une nuit blanche improvisée en Espagne.

Vient ensuite Le Tombeur. Enfin, il y a 10 ans, quand il s’est pointé au DESS plusieurs semaines après la rentrée, ses rollers à la main, j’en pensais surtout que c’était un touriste. Quand j’ai constaté que c’était la caricature du parisien qui snobe un peu les gens du Sud, j’ai même pensé que c’était un con. Tu vois, on était parti sur des bonnes bases, tous les deux.

On ne fréquentait pas vraiment les mêmes gens (sauf le Pseudo Mari, qui s’est par la suite souvent trouvé le cul entre deux chaises) : lui sortait tout le temps (le couteau entre les dents), moi je vivais mes derniers mois de burka, un peu repliée sur moi-même, envisageant de plus en plus sérieusement de rompre ces fiançailles de merde dans lesquelles je m’étais laissée embarquée. Et puis j’ai enfin rompu et vécu en quelques mois la vie d’étudiante que je n’avais pas trop eue jusqu’alors : sortir, picoler, rigoler.

Et je ne sais comment, un soir peut être un peu arrosé, ben je l’ai trouvé moins prétentieux et con. Et puis il ondulait bien son boule sur le dancefloor. D’un coup, il devenait sympathique. Bref, nous avons été camarades de jeu(x) quelques temps puis ce salopard m’a larguée par téléphone (grande classe).

Mais en vrai, le Tombeur s’est avéré être un type bien, du genre sur lequel tu peux compter. Et s’il a eu des engueulades, quelque chose de fort s’est construit, une vraie amitié, singulière et tellement sincère. Comme quoi, faut laisser sa chance au produit.

10 ans plus tard ? Nos deux fichus caractères font qu’on continue de se provoquer gentiment, mais il est aujourd’hui comme un frère : chiant et protecteur. Toujours présent quoi qu’il arrive. Et que je l’adore. Est-ce qu’il a changé ? Non, et heureusement. Mais il s’est construit. Et c’est une belle personne.

Un de mes meilleurs souvenirs avec le Tombeur ? Il y en a plusieurs mais ce qui me touche est sa faculté d’éblouissement, comme lorsque nous écoutions (il y a fort fort longtemps) de la musique classique ensemble et qu’il s’émerveillait du mouvement d’un instrument. Ou lorsqu’à l’occasion d’une balade à Saint Guilhem du Désert, il a été capable de nous parler de la couleur d’un arbuste pendant des plombes (il nous en parle encore aujourd’hui…)

Bon en fait, cette idée de note était une idée à la con. Je voulais faire un truc drôle et voilà que je fais dans la note sucrée pour parler de gens que j’aime, que je considère comme ma famille de cœur et que grave ça me colle la blatte, parce que malheureusement, on ne se voit pas assez.

Et puis les trucs vraiment drôles, je ne peux pas forcément en parler sans prendre le risque que l’un d’eux me jette la fatwa.

Ceci dit, je serai bien curieuse de voir ce que ça donnerait s’ils se prenaient au jeu de l’exercice du portrait « 10 ans plus tard » me concernant… Chiche ? (ah... on me dit dans l'oreillette que oui, chiche...) (merde)

meilleurs_copains.jpg

samedi 28 août 2010

"Viens petite sur mon scooter..."

...Cela a commencé comme cela. On le sait, les hommes aiment faire rêver les femmes. Et c'est ainsi que l'on vit des moments hors du temps...

Ou carrément lunaires.

J'ai donc récemment été embarquée un soir sur un scooter et le beau gosse en question a voulu me faire rêver. A sa façon. Et on peut dire qu'il a de l'imagination, le bougre.

Je te raconte. Et pour la facilité du récit, trouvons lui un nom (soyons respectueux des réputations de chacun, hein). Vu que tout cela s'est passé dans le Sud et qu'ici on apprécie les espagnolades, appelons le Juan Carlos. Ça sonne bien ça, Juan Carlos.

Donc Juan Carlos m'embarque sur son scooter et nous voilà rendus sur une des paillotes locales en vue. Bon sauf que là, la saison se termine, qu'il n'y a pas foule, voire même c'est presque désert. On s'en fout, on va pas se laisser aller, on boit nos mojitos.

C'est là que les choses m'ont échappées et que je ne sais sur quel délire c'est parti, mais Juan Carlos décide de me faire découvrir Palavas-Les-Flots by night.

Oui, moi, Miss Blablabla, blogueuse influente et connasse du 16ème à mes heures, je me retrouve sur un scooter, à arpenter Palavas, la nuit.

(rigole pas, le pire n'est pas encore arrivé)

Sauf que Palavas, à 1h30 du mat', fin août, c'est un peu la mort du petit cheval niveau ambiance. Mais c'est pas grave, Juan Carlos reste dans son délire du "on va faire la tournée des endroits nazes". Comme je suis blonde et beurrée comme un petit Lu, je trouve l"idée super. Et nous voilà devant le Casino de Palavas.

Et de causer 5 min avec le clan des vamps (50 balais bien tassés, maquillées comme des voitures volées), qui sortent du Casino et expliquent à Juan Carlos (il a la côte avec le 3ème âge) qu'elles partent parce qu'elles n'ont rien trouvé à se mettre sous la dent.

Et donc scoop: à Palavas, la nuit, tu croises des veuves joyeuses qui ont le couteau entre les dents. Et trop de blush.

(les trainées)

Encouragés par cet échange, nous allons direct au Dancing du Casino. Et là, grosse grosse ambiance... trois couples en train de danser sur "Can't take my eyes off of you". Moyenne d'âge ? Elevée, sans nul doute. Je passe sur la commande de coupes de champagne Piper le Dauphin (c'est un peu l'autoroute du rire, avec Juan Carlos), l'interdiction formelle qui nous a été signifiée de danser avec nos coupes (WTF ??), les vieux qui se collent des mains aux fesses et font des figures de style sur la piste de danse. Bref, ça chauffe grave dans les bermudas.

Le pompom, c'est le 1/4 d'heure slow qui a débuté peu de temps après notre arrivée... On a quand même eu droit à L'été indien et une obscure soupe d'Hervé Vilard. Bon ok, on était dans un délire des endroits les plus nazes de la planète mais rapidement, Juan Carlos et moi sommes arrivés au bout du rollmops et avons enfourché le scooter à la recherche d'un autre haut lieu des soirées palavasiennes.

C'est comme ça que nous sommes arrivés dans LA boite de Palavas, celle qui se trouve aux arènes. Le Latina quelque chose (Piper le dauphin semble avoir causé de sérieux dommages collatéraux au niveau de ma mémoire).

Là encore, foule en délire: au moins 10 personnes sur le dancefloor. Mais au moins, il y avait de la jeunesse.
C'est à n'y rien comprendre: où sont donc passés tous les aficionados du camping censés échouer ici ? Bref, nous n'avons pas failli (l'alcool aidant, faut avouer) et sommes (un peu) restés. Enfin, le temps de deux verres, quoi. Et de quelques cigarettes (la Loi Evin semble ne pas être arrivée jusque là) (et c'est tant mieux, parce qu'à part picoler et fumer en rigolant sur des conneries, y'avait pas grand chose d'autre à faire au Latina truc). Et d'observer des boutonneux gigoter mollement devant des Loanas en devenir, jupes-tutus et licorne tatouée de circonstance.

Bref. Tu comprends maintenant pourquoi je parlais de soirée lunaire.

Le pire, c'est que c'était une très bonne soirée et que ce genre de délire, c'est tout à fait mon truc.

Ou alors, il est urgent que je rentre à Paris pour retrouver tout sens commun.

7h05.jpg
(oui parce que quand même, à Palavas, il y a du level mais on voit ça aussi, le lendemain d'une soirée hors du temps)

jeudi 26 août 2010

Les jolies choses

Aujourd'hui, ce blog a 5 ans. Autant le dire tout de suite, c'est un ancêtre de ce monde merveilleux de la blogosphère, où l'on passe tant de temps à se regarder le nombril, à se tirer dans les pattes, à critiquer, encenser, détester ce que l'on a un temps aimé... Bref, on se croirait à la Cour.

C'est n'importe quoi, donc.

Mais 5 ans de blog, ce sont aussi de belles rencontres. Je le dis chaque année à l'occasion de l'anniversaire du bloug, mais c'est incroyable de constater comme de jolies choses sont arrivées grâce à l'internet mondial. Aujourd'hui, autour de moi, parmi la garde rapprochée, la plupart des personnes ont été rencontrées via ce blog. Ne serait ce que pour ça, j'ai été bien inspirée il y a 5 ans quand, par ennui et curiosité, j'ai ouvert les portes.

Mais en vrai, ce qui compte le plus aujourd'hui, ce n'est pas cet anniversaire, mais une arrivée. Une arrivée au Monde, dans nos vies, de celui que l'on attend depuis 9 mois.

Sa Maman est comme ma petite soeur, c'est vous dire à quel point le coup de fil de ma Tante ce matin m'a émue. Parce qu'on aime être réveillé par les jolies nouvelles. Parce qu'heureusement il y a du choupi dans la vie. Et parce que la famille, bousculée violemment ces derniers mois, va enfin avoir sa dose de douceur.

C'est donc la larme à l'oeil d'émotion et de bonheur que je souhaite un grand ouelcome au petit Alexis :-]

PetitCousin.jpg

(Ceci est le bidou de ma cousine, même pas en rêve vous utilisez cette photo sans autorisation)

Crédit Photo: p-sk.fr (allez voir, voilà un photographe avec du talent inside)

dimanche 18 juillet 2010

Mariage à la campagne

Robe_de_mariee_delphine_manivet.png

(Crédit photo: Delphine Manivet, qui fait des créations magnifiques et originales)(presque ça donnerait envie de se marier, dis donc)

Bonjour les gens de l'internet mondial !

(oui, la tenancière continue sur son rythme de croisière...)

Ce week end, j'étais de mariage: l'un de mes amis de fac passait la bague au doigt à sa chère et tendre (qui a juste le bon goût de ressembler à Grace Kelly: c'est vous dire si la mariée était belle)

Et donc ce week end, mes deux amis les plus proches (dont l'un était témoin) et moi, nous sommes allés en goguette dans la campagne pour boire des mimosas (*) et manger du dragée. Sachant que l'un deux n'a rien trouvé de mieux que d'aller vivre à l'autre bout du monde, vous imaginez le bonheur de se retrouver tous les trois (séquence émotion)

Côté cérémonie, je passe sur le fait que l'entrée des futurs époux dans l'Eglise a juste soulevé chez moi une vague d'émotion digne d'un film pour filles (je suis une grande sensible) ou sur le fait que j'ai moult fois regretté de ne pas être venue avec mon appareil photo (faut être con, tout de même)

Non, je vais plutôt vous parler du truc récurrent dans les mariages: on cherche toujours à caser les célibataires qui seront présents.

Le truc relou. Et drôle, du coup. (Ou pas, en fait)

La dernière fois que l'on m'avait fait le coup, je m'étais retrouvée à côté du cousin de la mariée, qui a passé des plombes à me raconter à quel point il vivait mal sa rupture. C'était super.

Là nous avions le spécimen bipède mâle du Sud, beau gosse, qui comme par hasard était placé à la même table que moi... Il y avait un truc téléphoné, je crois..

Autant vous dire que cela met tout de suite à l'aise, surtout quand les potes font la campagne de pub de l'homme en question depuis la veille. Et quand tu sais que ces cons là lui ont également bien signifié mon célibat (au secours)

Tu es aussi tout de suite à l'aise quand le photographe vous prend pour un couple et fait des photos de vous ("Rapprochez vous... encore... prenez là dans vos bras"... ahem...)

Cela devient le comble quand tes potes passent leur soirée avec des "Alors ?!" , des clins d'œil "complices", des coups de coudes d'une discrétion sans faille. Manquait plus qu'ils demandent au DJ de nous mettre "Take a chance on me" (oui parce qu'il y avait du niveau, côté musique). Tout pour que je finisse dans ma coquille, comme vous pouvez l'imaginer.

Résultat: en rentrant à l'hôtel, mais deux potes m'ont donné du "Ben alors, qu'est ce que tu as foutu ? Il ne te plaît pas ?" "Ben si... "Alors pourquoi il rentre pas avec toi ?" (genre je suis une fille facile) (... heu, non, rien...). Bref, tu finis par les envoyer chier.
Pour la parenthèse, j'ai eu aussi droit à "C'est cool parce qu'avec toi, on peut avoir des vrais discussions de mecs"...Ce qui à mon avis remet un peu en cause mon statut de femme mondaine, mais passons.

Tout cela pour vous dire que depuis, je suis installée en position du yogi, à réfléchir au sens de la vie et ma nouvelle manucure. Et j'en déduis que les potes qui jouent les entremetteurs, c'est le moyen idéal pour passer pour celle qui a déroulé du câble et devenir vieille fille.

(à moins que je fasse peur aux garçons, ce qui n'est pas exclu)

Vais aller poser un cierge à Sainte Rita, tiens.

(*) Mimosas: Champagne et jus d'orange... Un truc d'alcoolique mondain. Forcément, j'ai adoré.

vendredi 30 avril 2010

Et à part ça ?

Herminia___Manuel.jpg

Voilà neuf jours que je n'ai rien posté ici... Alors cette petite note, en passant, juste pour vous dire que je suis là. Non parce que je vous vois bien, amis lecteurs, continuer à venir ici (les stats vous ont dénoncés), et j'imagine quel doit être votre désarroi de me voir aux abonnées absentes.

Mais pour l'heure, je regarde mon blog de loin et en ce moment, c'est amplement suffisant. Mes interventions hautement intellectuelles sur le oueb 2.0 se passent plutôt du côté de Twitter en ce moment, parce que 140 caractères, cela permet de ne pas s'étendre là où la retenue s'impose d'elle même.

Bon en même temps, voilà déjà 9 jours que je n'ai rien écrit donc vous le savez (on commence à bien se connaître, vous zé moi): je ne devrais plus trop tarder à venir vous conter fleurette et son petit pot de crème (?!).

Mais là je suis occupée, voyez vous. Notamment à regarder des vieilles photos, sorties de vieilles boites souvent poussièreuses, retrouvées au milieu de tant de souvenirs qui n'appartiennent plus à personne. Parmi ces photos il y a plein de choses.

Comme cette photo qui a pour moi une valeur dingue. Elle date de 1917 ou 1918 plus probablement. Et c'est là d'où je viens, en partie.

Je ne vais pas vous raconter l'histoire de ce couple, cette histoire appartenant à seulement quelques personnes. En revanche, je vous laisse regarder l'allure de torero du jeune homme, son élégance encore juvénile. Vous verrez aussi la détermination dans le regard de la jeune femme. La délicatesse de sa mantille. Et ce petit coussin sur lequel reposent ses pieds.

Vous n'imaginez pas à quel point ce coussin peut me faire sourire...

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