A oué... Donc plus de 15 jours que je n'ai pas écrit ici...
(ça craint)
Bon alors que je vous raconte quand même ce que j'ai pensé du film évoqué
dans la précédente note (oui, 'ai fait ma mariole en ascenseur, mais
accessoirement j'étais là pour voir un film...). Il s'agissait de "A bout
portant", le dernier Cavayé, qui avait précédemment réalisé "Pour
Elle".

Le Synopsis ? Voyons ce que nous dit AlloCiné: "Tout va pour le
mieux pour Samuel et Nadia : lui est bientôt infirmier et elle, attend son
premier enfant. Mais tout bascule lorsque Nadia se fait kidnapper sous l'oeil
impuissant de Samuel. A son réveil, son portable retentit : il a trois
heures pour sortir de l'hôpital dans lequel il travaille un homme sous
surveillance policière. Le destin de Samuel est désormais lié à celui de
Sartet, une figure du banditisme activement recherchée par tous les services de
police. S'il veut revoir sa femme vivante, Samuel doit faire
vite..."

Donc si je résume, le héros, qui est un homme ordinaire qui n'a rien demandé
à qui que ce soit, se retrouve embarqué malgré lui dans une affaire criminelle
et il a 1h25 pour sauver sa femme en 3 heures.
C'est vrai que résumé comme ça, cela le fait moyen. Sauf que là, c'est pas
pareil. D'abord les acteurs: enfin Gilles Lellouche sort de son second rôle de
bon pote un peu lourdaud. Roshdy Zem est magnétique (bon ça, on a un peu
l'habitude, mais quand même). Gérard Lanvin est à contre emploi. Et tous jouent
leur personnage précisément, avec humilité et vérité.
Ensuite il y a la photo et le montage du film: rien à redire, l'ensemble
suit l'ambiance du scenario, le rythme haletant de l'histoire.
Enfin il y a l'histoire et son rythme, qui bien qu'elle puisse paraître,
comme ça, à première vue, banale, est menée de main de maître. Outre ce que
j'ai déjà cité ci dessus, notamment le très bon jeu des acteurs, le film se
déroule à un rythme effréné. Dès les premières minutes nous sommes embarqués
dans la course folle du personnage de Lellouche, au point d'être essoufflé avec
lui, d'angoisser au moins autant que lui, de respirer à sa fréquence et d'avoir
envie d'allumer une clope avec lui !

Bref, vous l'aurez compris, j'ai aimé. Enfin le cinéma français nous offre
un bons polars, sans avoir l'aspect torturé des oeuvres d'Olivier Marshall (que
j'aime bien par ailleurs, mais qui a tendance à se copier lui même et à tomber,
de fait, dans le manque d'originalité).
Je vous recommande donc vivement d'aller prendre votre grande claque
mercredi dans les salles. A bout portant.
Je reviens dans la semaine vous parler de choses jolies qui sentent bon. Même qu'il y aura des cadeaux. Trop de la boulette !






















