
Il y a quelques jours, j'ai reçu un mail me parlant de cette pièce de théâtre
"L'amant". Sur le coup, j'ai pensé à l'adaptation du bouquin de Duras. En fait,
rien à voir. Il s'agit de l'histoire d'un couple, qui ne parvient à trouver son
équilibre que dans l'infidélité. Homme et Femme se trompent, en toute
connaissance de cause, jusqu'au jour où le point de cassure est atteint, il est
temps que la mascarade cesse.
Je n'ai pas vu la pièce: la première est le 30 avril prochain, mais je dois
dire que cela m'intrigue.
C'est vrai que l'infidélité est un thème récurrent lorsqu'il s'agit de parler
couple, que ce soit en littérature, au cinéma ou toute autre forme d'art. Et
qu'il appartient à chaque couple de trouver son propre équilibre, sa propre
partition pour vivre son histoire.
Parce qu'on nous a bien menti, hein, tout au long de notre belle enfance: non,
tout n'est pas rose et vivre à deux n'est pas simple, accepter les différences
de l'autre n'est pas toujours évident. Donc tout couple doit trouver le chemin
qui lui est propre, lui permettant de respecter l'individualité de l"autre,
tout en préservant des moments d'intimité.
Longtemps, j'ai cru qu'aimer voulait dire que l'erreur n'était pas
envisageable. Et puis... et bien et puis j'ai fauté. Il y a quelques années.
Alors que, pourtant, j'étais amoureuse. Même si aujourd'hui je me rends compte
de l'infinité de nuances qu'il peut y avoir quand on parle d'aimer quelqu'un.
Mais je l'aimais, à la façon dont j'étais capable d'aimer à ce moment là. Mais
un jour j'ai commis une erreur.
Je ne lui en ai pas parlé. Parce qu'il s'agissait d'une connerie, qui ne
remettait pas en cause mes sentiments pour lui et qui ne devait pas entacher ce
que nous étions en train de construire. Et parce que c'est avec lui que j'avais
décidé de construire (quelque chose qui s'est cassé la gueule plus tard, mais
c'est une autre histoire...) Donc j'ai préféré gérer seule ma culpabilité,
plutôt que de lui en parler, et de le faire souffrir juste pour m'alléger d'un
poids. Certains parleront de malhonnêteté. M'en fous, c'est ma conception des
choses. Chacun sa sienne, hein.
Je n'envisage plus aujourd'hui la relation de couple de la même manière. Il ne
s'agit pas pour moi d'être fidèle par obligation envers l'autre. Mais par
choix. Ce qui n'est sensiblement pas la même chose.
Donc, une pièce qui parle d'infidélité par choix m'intrigue, car me renvoie
forcément à mes propres convictions.
Bref, je ne sais pas pour vous, mais perso, ça m'intéresse de savoir comment un
équilibre peut être fondé sur une donnée totalement inverse à ma
logique...
Et vous, un avis sur la question peut être ?
L'Amant, au Théâtre Funambule Montmartre, à partir du 30 avril





