JF in the City

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Tout et n'importe quoi

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jeudi 11 février 2010

La colocation, c'est parfois compliqué

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Oué, parce que là, elle a l'air toute mimi et rigolote. C'est vrai que ça lui arrive. Surtout quand elle réclame des croquettes (la fourbe).

Mais depuis que j'ai refusé de lui acheter le beau tutu rose de chez TopShop, elle fait la gueule. Mais vraiment. Il y a une ambiance de boudage assez pénible et quand on vit à deux (elle et moi, donc) dans 35m², ça devient vite pesant.

Surtout quand cette garce cherche une vengeance.

Elle a tenté deux ou trois trucs, du genre faire ses griffes sur le canap' (en cuir) ou me réveiller avec son haleine de croquette avariée.

Là, je crois qu'elle est passée à la vitesse supérieure. La menace physique.

Pour preuve, je l'ai chopée dans la baignoire, réfléchissant au moyen d'attraper le tuyau de douche pour m'étrangler avec.

aglae_2.jpg

Je vis dangereusement, vous n'imaginez même pas.

mercredi 6 janvier 2010

Bonne Année, tout ça, tout ça...

Salut les gens.

(Et oui, je suis toujours là) (mais entre les fêtes de Noel, le réveillon du jour de l'An, la gueule de bois qui a suivi, le clochette du chat, j'ai pas eu le temps de reviendre ici avant)

(oui, j'ai bien parlé de clochette de chat. Parce que j'ai voulu transformer Aglaé, cet animal de lumière qui partage ma vie et mes croquettes, en fée clochette. Et ça n'a pas été concluant. Tu veux que je te raconte ? Oui mais non. J'ai pas envie de raconter. Ou plus tard, alors)

(Il y a déjà beaucoup trop de parenthèses dans cette note).

(Tu trouves pas ?)

Alors ce début de nouvelle année ? Tout va bien ? Hein ? C'est pareil que l'année dernière ? Ta vie n'a pas changé d'un coup ?

Ah.

Ben t'es naif, quand même, un peu, si tu crois que du jour au lendemain, ta vie va changer. Enfin, sauf si tu as le ticket gagnant du Loto. Je veux dire LE ticket gagnant. Parce que perso, j'ai eu UN ticket gagnant au Loto, la semaine dernière, mais les 4€ que j'ai winné, ils n'ont pas trop changé mon quotidien. Je pense que quelques millions d'euros auraient été plus marquants, à ce niveau là.

Cette note part à vau-l'eau, je ne sais plus ce que je voulais vous dire, mais on est bien loin du cheminounet imaginé au départ... J'en étais où...?

Ah oui.

Cette histoire d'égérie. Si tu suis un peu la blogo des filles, t'as du vaguement remarquer que certaines parlent de Gérard. Celui qui fait des sacs pour 24h ou 48h. Même que Gérard, il change d'égérie, et que si tu devines qui c'est, hop ! Tu gagnes un sac. Je ne vous dirai pas où jouer, parce que je ne suis rien qu'une crevarde qui veut absolument gagner ce sac (même si j'ai déjà deux 24h et un 48h à la maison, il y en a un que je veux à tout prix et je vois donc là une réelle opportunité d'acquisition).

Du coup, en cherchant comme une folle sur l'ami gougueule des infos sur le nom de cette coquine qui a la chance d'être la nouvelle image de la marque, j'ai trouvé plein de nouvelles égéries. Par exemple, chez Lancôme, c'est Julia Roberts (espérons qu'ils lui épilent les aisselles...).

Et chez Dolce & Gabbana, pour la collection été 2010, c'est Madonna. Et voir Madge faisant la vaisselle et se la jouer Mamma italienne en épluchant des oignons, ça me fait marrer, alors je partage.

C'est tout.

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Crédit photo: Dolce & Gabbana

lundi 28 décembre 2009

Joyeux Noel, tout ça tout ça...

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Oué bon, ok, sur ce coup là, je ne suis pas franchement en avance... Mais si vous suivez un peu, ce n'est pas exactement mon truc, les fêtes de Noel.

En revanche, bizarrement, les cadeaux, si. C'est carrément mon truc.

Mais en vrai on s'en fout, puisque je ne suis pas là pour vous parler de mes fêtes de Noel, ni de ma famille, ni des beaux cadeaux que j'ai reçus.

Ce serait pourtant passionnant. Mais non.

Je vais plutôt vous demander un truc... Si vous vous souvenez bien, voilà 4 ans et 4 mois que j'ai ouvert la boutique et qu'est née Miss Blablabla. Je vis donc depuis tout ce temps dans une espèce de schyzophrénie devenue de plus en plus mercantile (manque plus qu'à me persuader que j'ai une plume qui mérite d'être éditée pour bien être dans la caricature).

Bref... Donc depuis tout ce temps, j'utilise les headers mis à disposition par ma plateforme (en l'occurence, Gandi, qui fonctionne sous Dotclear) (enfin, je ne sais pas si ça se dit comme ça, j'y entrave keudale. Peut être dit on "propulsé par Dotclear") (je sens que je deviens de plus en plus opaque...).

Donc. 4 ans et 4 mois de blogging, avec un "chez moi" qui est du prêt-à-porter. Et bien maintenant, je suis une grande fille, et je veux du sur-mesure. Voire de la Haute Couture. Ou plutôt, ça fait un peu plus d'un an que j'y pense et maintenant, je veux de l'action.

Je veux un joli header, une présentation qui me plaît, des couleurs que j'aime. Bref, je veux un chez moi qui me ressemble, les gars.

Mais comme je ne suis rien qu'une pintade de l'ordinateur, ben je sais pas à qui demander. Je n'ai même pas la moindre idée du combien que ça coûte, cette affaire de Haute Couture.

Du coup, je vous demande en direct (attention, annonce très très sérieuse): si tu es blogueur et que comme moi, t'es un peu une tanche de l'informatique. Si tu as fait appel à quelqu'un pour te personnaliser ton blog: écris moi pour me dire qui, combien et comment ça s'est passé.

Si tu es le génie d'informatique qui sait faire des blogs et des trucs du genre, adaptés à des utilisateurs comme moi (qui comprennent pas grand chose mais qui sauront mettre à bout ta patience), écris moi aussi.

Et pour m'écrire, c'est là: missblablabla@gmail.com

Merci d'avance de vos témoignages, de votre aide. Merci à mes parents sans qui tout cela n'aurait jamais existé (forcément). Merci à celui qui m'a offert le plus beau cadeau qu'on ne m'ait jamais fait. Merci à mon boss de ne pas m'avoir encore virée alors que cette note est écrite (encore une fois) pendant mes heures de travail.

Joyeuses Pâques et vive la Chandeleur.

(n'importe quoi, moi)

lundi 14 décembre 2009

L'aventure, c'est l'aventure

Metro_Abbesses.bmp

Tout avait commencé simplement: je sortais de mon 1-6 pour un drink de la déprime du dimanche soir. Un truc entre filles, basé sur un principe simple: on boit nos 46 cl de Chardonnay, on dit du mal des gens et on rigole.

Hé bien les gens, croyez moi, sortir du 1-6 pour aller voir ce qu'il se passe à Abbesses, c'est un truc de dingue. Parce qu'une fois sortie du métral, je crois que je suis passée quelque part dans la 4ième dimension (ou pas loin).

Cela a commencé par un petit camion qui diffusait très très fort de la musique et nous souhaitant un joyeux Hanoukka. Jusque là, rien de fou, hein, juste que le camion a stationné à 10m de nous et que du coup, cela devenait bien compliqué de discuter mascara et top-coat.

Une fois le petit camion parti, un couple est venu s'installer à côté de nous (en terrasse, donc) (oui, même avec moins 15 degrés, on reste en terrasse). Le Monsieur, je dois t'avouer que je n'ai pas fait bien attention mais la Dame était plutôt élégante avec ses cheveux tout blancs nickel et bien brushés (pas comme ma tignasse du dimanche, mais ceci est un autre sujet)

Bon ben la Dame, quand elle s'est levée, elle était tellement murgée qu'elle est tombée le nez le premier sur le passage clouté. La grande classe internationale.
Visiblement, elle comptait dormir chez le Monsieur, mais on n'est même pas sûr qu'elle connaissait son nom. Mais c'était pas bien grave parce qu'à quelques mètres de là, il y avait un autre Monsieur qui n'arrêtait pas de dire que la Dame elle était "bonne" et qu'elle pouvait dormir chez lui. Autant te dire que la Micheline, elle avait grave du succès.

Bref, nous étions bien rassurées de savoir que même vieilles et murgées, il serait possible qu'on ait encore une vie sexuelle.

Puis on a eu gros connard qui est venu s'installer à côté de nous. Alors lui... un poème. Il a pris une soupe de poireaux qui pue, un plat qui sent pas bon et qu'il a mangé en nous faisant bien profiter des bruits de mastication. Et c'est au moment où il allait commander son dessert que les choses sont parties en cacahuète.

Je t'explique.

On a eu une sorte de Marianne James black qui est venue fumer sa clope sur un tabouret dehors, installé juste à côté de Violette (ah oui, je ne t'ai pas dit: je prenais donc un drink avec Violette). Du coup, Marianne était un peu sur les genoux de Violette mais ça allait encore car elle était plutôt sympathique.

Bon ok, elle nous parlait de trucs dont on se foutait et nous a coupé en pleine discussion sur les billets sponsorisés mais bon, nous étions open pour parler au peuple.

C'est pas Hanoukka tous les jours.

Là est arrivé Aldo-le-sous-marin. Pote de Marianne. Le type qui t'explique qu'il est nettoyeur (du coup, j'ai failli l'appeler Léon mais je n'ai pas osé), qu'il était dans la brigade chais pas quoi, qu'il savait régler ses problèmes tout seul. Et pendant ce temps là, la cendre tombait sur sa veste. Le genre un peu clodo mais qui veut rester élégant.

Le Aldo, il était un peu lourd, mais attachant: pas méchant pour un sou, émouvant, avec une vraie gueule, et puis il a un Facebook et un site internet, il nous a dit. Du coup, il est un peu de la famille des influenceurs, comme nous. D'autant qu'il avait l'air super connu dans le quartier, même que Violette se demandait pourquoi nous ne l'avions pas encore croisé dans une soirée blogueurs.

Bref, on tapait la discute (enfin, Aldo monologuait pendant que le mal de crâne menaçait Violette et que je me rappelais que je n'avais pas fait de machine de culottes du week end).

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Jusqu'à ce que gros connard (tu sais, celui qui a bouffé comme un chancre avec des bruits de sucion) (fais un effort, suis un peu) pète sa durite et se mette à parler méchamment à Aldo.

Et nous, cela ne nous a pas trop plu qu'il s'en prenne à Aldo, qui était tout gentil (saoûlant, mais gentil et sûrement plus respectable que gros connard). Du coup, on s'est un peu énervé et il nous a traité de "parisienne de mes couilles".

Tu y crois, toi ?

Là, Marianne version black nous a dit qu'elle allait rentrer chez elle car elle avait un peu bu et que le poulet dans son sac à main commençait à peser lourd (je n'ai pas d'explication à tout, désolée)

Au bord du nervous breakdown, nous avons décidé de boire notre café à l'intérieur, où nous avons retrouvé Aldo (que Violette a aussi retrouvé dans son Flick'r, mais je te met pas la photo, qu'elle se démerde si il lui colle un procès)

Epuisées, nous avons fini par partir, Violette se moquant du fait que c'est une vraie histoire quand je sors de mon 1-6.

Elle ne croyait pas si bien dire, parce qu'aventurière dans l'âme, je me déplacais hier soir en métro.

C'est quand un type, entre Kléber et Boissière, a sorti son attirail sous mes yeux éberlués que je me suis dit que, quand même, nous vivions dans un monde merveilleux.

RueAbbesses.jpg

jeudi 26 novembre 2009

Effet papillon

Bon les gens, je sais, je n'ai pas été sympa avec toi... Voilà 10 jours, je te disais que bientôt, tu pourrais gagner du cadal pour tes cheveux et depuis, silence radio.

Je sais, c'est nul.

Mais bon, c'est comme ça.

Il n'empêche que quand même, si je n'ai pas été là (et que je t'ai manqué) (forcément), c'est que j'avais une bonne raison. Voire même plusieurs bonnes raisons.

D'abord, il m'a fallu converser avec un chauffeur de taxi, même que ce n'était pas n'importe qui, puisqu'il m'a raconté sa carrière incroyable mais vraie (.. ou pas), qui a débuté il y a 4000 ans, quand il a ouvert la 1ère société de taxis avec son troupeau de chameaux, dans le désert algérien.
Tu penses bien qu'un truc pareil, c'est totalement fou.

Ce qui est encore plus fou, c'est quand il m'a raconté avoir sauvé cette année la vie à 9 personnes, toutes victimes, quand elles l'ont croisé, d'une attaque cardiaque.

Là, je ne te cache pas que j'ai commencé à regarder mon paquet de clopes avec un oeil inquisiteur. Puis j'ai porté mon regard vers le taxi, en me disant qu'en fait, c'est peut être le chauffeur qui provoque des maladies cardio-vasculaires.

De cette rencontre improbable, tu imagines bien qu'en sont ressorties plein de réflexions métaphysiques: d'où vient on ? Où va t on ? Top coat O.P.I ou Essie ?

Bref, pas facile. Voire ardu.

Et là, j'ai eu mal à la tête et je ne sais pas pourquoi, je me suis mise à penser à Jean-Pierre François.

Mais si, souviens toi. C'était le chanteur de fin des années 80, qui beuglait:

"Dans les miroirs chinois
Dans le bleu des photos
Dans le regard d'un chat
Dans les ailes d'un oiseau
Dans la force d'un arbre
Dans la couleur de l'eau
Je te survivrai"

Je n'ai toujours pas compris comment on peut survivre à quelqu'un dans la force d'un arbre ou dans le regard d'un chat.

Et voilà que j'étais repartie dans une réflexion complexe. Qu'est il devenu ?
Après un travail d'investigation très poussée (Wikipédia, donc), il s'avère qu'il veut monter un centre de formation au foot pour les jeunes filles. Je me suis donc imaginée en footballeuse...

Autant te dire, ça m'a épuisée.

Du coup, impossible d'écrire ici. Il me fallait d'abord calmer ce mal de crâne (et on m'a menti: la vodka ne résout pas le problème), puis parvenir à mettre des mots sur tout ça, trouver du top coat O.P.I (car j'ai fini par trancher), pour enfin me rappeler que j'avais un blog.

Me voilà donc reviendue. Et te voilà donc rassuré, ami lecteur qui vivait dans l'angoisse et la peur, frissonant d"émotion.

Donc promis, demain ou après demain (oui parce qu'on n'est pas à l'usine non plus, hein), je te pondrai la note qui parlera de Hambourg et qui sera concours-inside. Et on va essayer de redonner son rythme de croisière à ce blog.

Bien qu'en vrai, je pense que tu me survivrais. Mais on sait jamais.

JPF___sesyeuxrevolvers.bmp

(toute cette intelligence dans le regard, ça me bouleverse)

mardi 3 novembre 2009

Les vieilles sont méchantes (pire que les jeunes, j'veux dire)

Pour ceux qui ne le savent pas encore, j'habite à Paris, dans le 16ème (ce qui pour certains suffit pour me définir comme une "connasse de bourge" ce qui, je dois l'avouer, n'est pas totalement faux mais est en revanche, totalement assumé).

Or, quand on vient de la Province, on ne se rend pas compte que dans un même arrondissement, il y a des mentalités propres à chaque quartier. Or, moi qui vient du Sud (ce qui pour certains suffit pour me définir comme une "cagole décérébrée" ce qui, je dois l'avouer, n'est pas totalement faux mais est en revanche, totalement assumé), j'ai pu découvrir, depuis 8 ans que je suis montée à la capitale, un certain nombre de quartiers de mon cher 16ème.

Il y eut d'abord le 16ème de Passy, avec sa horde de blondes refaites de haut en bas, sur le même modèle, quelque soit l'âge, et le côté clinquant parfois vulgos (souvent, vous dites ? C'est pas faux). Et toutes ces personnes âgées...

Il y eut ensuite le 16ème de l'Etoile, avec ses minets qui vont au Drugstore, comme dirait Jacques, ses touristes ayant perdu la route des Champs et ses putes. Et toutes ces personnes âgées...(bis)

Et me voici depuis près d'un an dans le 16ème dit "populaire". Avec toutes ses blogueuses qui habitent dans le coin (je ne divulguerai les noms que sous la contrainte) (ou contre un beau cadeau d'une jolie marque, étant désormais une vendue au grand capital). Et toutes ces personnes âgées... (ter)

Et force est de constater qu'à vieuxland, il y a une constante. Que j'ai toujours retrouvée partout.

Les crottes de clebs.

Oui parce que les personnes âgées elles ont toutes un petit chien. Notons que je n'ai rien contre le principe, hein. Mais la bestiole, faut la faire sortir et ramasser sa crotte. Normalement. Sinon c'est une amende très très chère.

Et bien les personnes âgées, à cause de leurs rhumatismes, jamais elles ne se baissent pour ramasser la crotte de Kiki.

Du coup, les trottoirs et rues deviennent des grands champs de merdes canines qui apparaissent un peu partout.

Et là, je m'interroge. Parce que quand même, la personne âgée, si elle s'en fout que la rue soit crade, elle doit bien se rendre compte que si par malheur elle marche sur le popo du toutou, elle risque de bien se maraver la gueule.

Et là, j'ai comme une illumination: la personne âgée, elle est méchante, c'est un peu Tatie Danielle (voire pire). Parce que les rhumatismes, ça rend méchant et aigri, c'est sûr. Et du coup, les petites vieilles, dans mon quartier, je suis sûre qu'en plus de cracher leur venin sur les "copines" de paroisse le dimanche, à la sortie de l'Eglise, elles cherchent à s'en payer une bonne tranche.

Et en laissant leur clebs déféquer au milieu de la rue, elles se disent que Georgette, comme elle n'y voit pas bien, elle va glisser sur le bouzin et se péter la hanche. Et ça fera un sujet de conversation pour le thé de 15h (juste après les Feux de l'amour).

Du coup, maintenant que j'ai compris qu'elles cherchaient à s'entretuer, quand je les croise, je regarde bien mes pieds, de peur qu'elles ne cherchent aussi à se débarrasser de moi. J'ai compris leur petit jeu, elles doivent le voir dans mon regard effrayé. Et elles savent qu'il ne faut surtout pas laisser de témoins.

vieille_peauNB.jpg

(je vis dans l'angoisse, vous n'imaginez même pas)

mercredi 19 août 2009

Esto es para ti Mamita !

Qu’est ce qu’on rigole à la World Company... Quand tu as un problème avec ton ordinateur, il faut appeler les States. Et puis comme partout, avec les « cost cutting » et autres trucs qui permettent de justifier ta non-augmentation de salaire, ben le service qui est censé t’aider est sous-traité chez les pauvres (ils coûtent moins cher et sont plus malléables).

Ceci étant posé, je vais te raconter mon aventure de ce matin (ma vie est une fête). J’arrive au bureau ce matin, et quelle ne fut pas ma surprise de constater que mon ordinateur avait chopé H1N1. Ou un truc du genre. Bref, il était tout mort du dedans. Et là, on m’apprend que pour le ressusciter, faut que j’appelle le service informatique. A Atlanta. Et qu’il va falloir se débrouiller en english dans le texte.

Eh ben je peux te dire que vu comme c’était parti, on n’était pas rendu, hein.

Je téléphone. Je tombe sur un répondeur qui me demande d’appuyer sur « 1 » pour un problème informatique, sur « 2 » si je veux que Cindy sorte de la Maison des Secrets. Ou truc de ce genre, je n’ai pas tout compris (le répondeur parlait trop vite pour mon fluent english).

Et me voici connectée avec celui qui est censé sauver mon ordinateur. Au bout de quelques secondes, compte tenu de son accent mexicain (je suis sûre de moi, j’ai de l’intuition pour ces choses là) (n’importe quoi, moi), j’ai vite compris que cela allait prendre un peu de mon temps…

Moi : Aille ! I kole you cause aille have heu probleme wif my compiuteur

Le Mexicain : Aje ! I nide youl identificachionne numbeule

Moi : (Gné ?!)

Le Mexicain : I nide youl identificachionne numbeule

(Pour info, le numéro d’identification interne est composé de lettres et de chiffres)

Moi : Oh ! Okay ! « G » like Gringo, « Y » like Yalta (...blablabla...) and “J” like Jeanice

Le Mexicain: “J” like Gelmanaï ?

Moi : (Gné ?) Heu… I’m not in Germany, I’m in France

(Quand je dis qu’on était mal barré…)

Le Mexicain: “J” like Gelmanaï ?

Moi : Ah ! No, « J » like Jeanice. You know Jeanice Joplin ?

(oui, ben c’est tout ce qui m’est venu…)

Là, on finit par y arriver sur l’identifiant, j’ai reparlé du Gringo, mais soit il n’a pas compris, soit il a cru –à tort- à une blague raciste. Il a bidouillé son bordel, et m’annonce que mon ordi devrait fonctionner à nouveau. J’ai compris que c’était à cause d’un problème de mot de passe. Ah moins qu’il ne m’ait insultée, je ne sais pas bien.

Moi : Aille traille swich on my computer tou si ife it works…

(l’ordinateur s’allume)

Moi: (cri de joie) It Works ! Thank you ! My compuiteur is reborn, I can call it "Jesus" now !

(Jesus, avé l’accent espagnol, puisque je m’adresse à un Mexicain)

Le Mexicain : (Tut…. Tut…. Tut….)

Aucun humour lui. Ou alors il renie ses origines. Ou alors j’aurai du lui chanter une chanson, parait que la musique adoucit les mœurs.

Alors pour toi, ami Mexicain exploité par le Grand Capital et qui a ressuscité mon ordi, désormais surnommé Jesus par tout mon service, voici la Colegiala.

Ne me remercie pas, tu vas me gêner.

vendredi 14 août 2009

Pour vous donner une idée de ce que j'ai vécu hier soir...

lundi 3 août 2009

La réponse du berger à la bergère...

L'autre point de vue de cette histoire est par là...


Voilà un moment que je regarde le ciel du salon, allongé, immobile. Je l’ai d’abord observé dans l’obscurité, puis la nuit noire, et enfin j’y ai aperçu le soleil se lever, derrière l’ombre des rideaux, sur ce plafond légèrement effrité. Je ne sais pas qu’elle heure il est, je ne suis même pas sûr de vouloir le savoir. A quoi bon ?

Tu finis par sortir de la chambre. Dans le coin de mon regard, je vois ta silhouette d’emmerdeuse filer vers la cuisine. Je ne te regarde pas, tu ne m’intéresse pas.

Je pense qu’en fait, j’ai fini par te mépriser. Totalement. Je méprise ton gros cul et ton pseudo acharnement à vouloir le raffermir. Je méprise ton manque de volonté qui te fait craquer pour le moindre morceau de chocolat. Je méprise ta folie des sacs et des chaussures. Je méprise tes soirées avec tes copines à hululer pour tout et n’importe quoi. Je te hais. Comment ai-je pu à un moment vouloir te mettre dans mon lit ?

Pour tes seins, sans doute.

Et là je reste immobile, les yeux fixés sur le plafond. Je te sens t’agiter autour de moi, un peu comme si je n’étais pas là. Hier soir, je t’ai annoncé que je te quittais. Que j’en ai rencontré une moins con. Plus supportable. Qui me foutra probablement plus la paix que toi.
Enfin, je l’espère.

Mais surtout, elle a un petit cul. Ca va me changer.

C’est incroyable comme tu as pu rentrer dans une colère monstre, alors que c’était, il faut bien l’avouer, joué d’avance que cela ne collerait pas entre nous.
On a mis un peu de temps, c’est tout. Je ne comprends même pas que cela ait pu te mettre dans un tel état. T’es chiante, quand même.

Ca y est, tu t’es enfin décidée à ouvrir ces satanés rideaux du salon. Tu es lente, tout de même.
En fait, tu m’exaspères. Combien de fois j’ai eu envie de t’étrangler…
Mais maintenant, nous y voilà, c’est enfin terminé.

C’est con, t’as été plus rapide.

Et surtout mieux armée.

Je n’ai même pas senti quand tu as enlevé le grand couteau de mon ventre pour aller le nettoyer.

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jeudi 23 juillet 2009

Crash

Hier soir, j'ai dîné avec une bonne amie que je n'avais pas vue depuis une éternité. Le repas a un peu duré... puisque c'est à la fermeture du restaurant que nous nous sommes séparées. Direction chez moi, en sachant qu'à cette heure là (2h du matin), cela allait être galère pour trouver une place.

Arrivée dans mon quartier, je commence ma ronde pour trouver mon Saint Graal quotidien (une vraie place de stationnement). Je croise les dépanneuses qui font de la place sur les espaces "Livraison" en embarquant quelques victimes vers la fourrière...

Premier tour du quartier: bredouille. C'est pas grave. Malgré l'heure, je n'ai pas trop sommeil, il a cessé de pleuvoir, ma vitre est grande ouverte, je profite de l'air estival et des bruits de la nuit.

A un feu rouge, attendant tranquillement que le feu vert se décide à s'allumer, j'entends au loin un bruit effroyable. Je ne sais pas où cela se passe, ce n'est assurément pas très loin, mais a priori ce n'est pas à portée de vue. Je fais une autre ronde, de l'autre côté du boulevard. Toujours pas de place dispo, je reviens donc de mon côté du boulevard pour un nouveau tour d'immeuble.

Et là j'arrive à un carrefour où chaque matin je suis effarée par la vitesse à laquelle les gens conduisent. Un carrefour où je regarde systématiquement 20 fois avant de m'engager, tellement la visibilité est mauvaise.

Hier soir, ce carrefour là était très lumineux. Il y avait des girophares bleus et jaunes. Des gens qui courraient partout. Une voiture rentrée dans la terrasse d'un restaurant (heureusement vide à cette heure là). Une autre plus sérieusement amochée. Une petite voiture de rien du tout, qui n'avait plus d'arrière et dont l'avant était totalement défoncé. Et dont l'intérieur était tout en vrac, avec des secouristes qui essayaient de ranimer le conducteur.

J'ai donc refait un tour pour chercher un place où me garer. En commençant par me dire que cela aurait pu être moi et me demander qui les secours pourraient bien appeler si une horreur pareille m'arrivait. En pensant aux proches, ceux que j'aime, ceux que je ne vois plus ou tellement moins mais auxquels je suis tant attachée. Et en me disant que putain, la vie ne tient à rien, que d'une minute à l'autre tout peut basculer.

Ce matin, comme tous les matins, je suis passée par ce carrefour. Les voitures allaient toujours aussi vite. La visibilité était toujours aussi mauvaise.

Mais aujourd'hui, il y avait du sable, du plastique et un peu de tôle sur le bas côté.

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