JF in the City

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Tout et n'importe quoi

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jeudi 28 juillet 2011

True Romance

C'est l'histoire d'une lettre...

D'une lettre d'amour, donnée à la dérobée, lue à l'abri des regards, dans un train.

D'une lettre pleine d'amour, d'un amour clandestin, passionné, sincère.

D'une lettre d'amour déchirée, comme on détruirait une preuve.

C'est l'histoire d'un homme...

D'un homme qui observe cette femme dans ce train, et est touché de la voir lire cette lettre d'amour.

D'un homme qui est fasciné de voir cette femme descendre du train et retrouver mari et enfants, laissant la lettre déchirée par terre, dans le train.

D'un homme curieux et sentimental qui estime que les mots d'amour n'ont pas à finir dans une poubelle.

C'est une histoire banale...

C'est une histoire de femme adultère.

C'est une histoire avec de beaux sentiments.

C'est une histoire de silences.

C'est une histoire de tango, aussi.

Lettre_d_amour.JPG

lundi 4 juillet 2011

[RETOUR VERS LE FUTUR] Scalpel Nightmare

Bonjour les gens. Je me rends compte que j'ai mis "hors ligne" toutes mes notes antérieures à 2007. Pour plein de raisons qui n'ont plus lieu aujourd'hui. Et il s'avère qu'il y avait quelques notes que j'aimais bien. Dont celle ci dessous: écrite le 1er août 2006, sous les encouragements de Folie Privée (honte aux prépubères à l'ignorance crasse qui ne connaissent pas le talent de cette blogueuse de la grande époque où le 2.0 était une cour de récré où on lolait vachement), cette note reflète beaucoup de choses de moi, notamment ma fascination pour le morbide, qui à une époque m'a fait hésiter à prendre la voie du Droit Pénal et qui aujourd'hui, me fait parfois penser à des trucs un peu hallucinants que je n'ose confesser qu'à quelques proches (qui me disent Bonjour de loin, depuis) (je comprends pas).

Bref, je vais ressortir quelques notes du grenier, histoire de faire connaître à mes plus récents lecteurs ce que c'était avant. Quand nous étions jeunes, beaux et déjà cons.

(âmes sensibles, s'abstenir)
D'humeur joyeuse aujourd'hui (malgré une soirée beaucoup trop arrosée et donc un cerveau en phase de décomposition), je me rends compte que je ne vous ai pas parlé de cette autre expérience ludique en morgue (la première est ).
Alors commençons par le contexte: août 2000, encore étudiante (plus pour longtemps), j'effectuais un stage auprès d'un juge d'instruction. Stage d'un petit mois, réellement passionnant, le juge en question ayant une réelle personnalité et le coeur sur la main. Premier jour: quelques appréhensions. Ben oué, le droit pénal n'est pas exactement ma spécialité, je ne sais pas trop ce que l'on va me demander de faire, mais en même temps il y avait une réelle excitation de découvrir les coulisses du Palais. (Parenthèse pédagogique: s'il y a un étudiant en droit qui passe par ici, cours donc faire un stage en juridiction !!!)

Donc je débarque le lundi matin, et on commence par l'audition d'une personne accusée de pédophilie (histoire d'être tout de suite dans l'ambiance), et on enchaîne avec un type qui a tiré à bout portant sur un autre mec avec un fusil à pompe. Vous imaginez ma joie de découvrir toutes ces choses, moi, la grande sensible à l'estomac pas bien solide...
Fin de l'audition du Monsieur au fusil, et le Juge me propose: "Il y a l'autopsie de la victime jeudi, est-ce que tu veux y aller?". Hors de question de me démonter dans ce nouvel univers où la femme n'est pas exactement présente, je réponds donc par l'affirmative (mon orgueil féministe est parfois assez déplacé, j'en conviens).
Arrive donc le jeudi. Je vais direct chez les flics, puisque c'est celui qui va prendre les clichés qui m'emmène à la morgue. (Pour info: une jeune étudiante en robe d'été est toujours très bien reçue chez les flics...)
Arrivée à la morgue: tiens je connais le médecin légiste. Non seulement il connaît mon Père, mais en plus, sa fille était à la fac avec moi (une vraie connasse, mais bon, ce n'est pas le sujet). Bien évidemment, je me présente la bouche en coeur: "Blablabla, fille du Docteur Blablabla. Je suis aussi à la fac avec votre fille ! Oui, nous nous connaissons très bien toutes les deux, oui oui" (tu parles, on ne pouvait pas s'encadrer).

Et à quelques mètres de là, la victime. C'est un homme. Première réflexion (débile, il est vrai): il semble que le zizi rétrécie vachement quand l'homme trépasse. A moins que cela n'ait été de naissance (le pauvre). Puis le médecin légiste, trop content de prendre sous son aile une fille de confrère et "amie" de sa fille (c'te salope), s'est mis en tête de tout me faire voir. Oui, TOUT. Alors on commence par me mettre de nez sur la plaie (au niveau du bide) pour me montrer comment on reconnait que le coup était à bout portant. Et de près, l'odeur, on la sent super bien, croyez moi.

Puis on attaque le protocole: ouverture du bide au scalpel pour la pesée de tout ce qu'il y a dedans. Là, quand on ouvre, ça pue. Une horreur. Je vais donc faire un tour dehors, histoire de prendre l'air. Le médecin légiste vient s'assurer que tout va bien. Imaginez: il est en tenue, masque et tout et tout, le scalpel dégoulinant dans la main. Et comme tous les gens du Sud, il parle avec les mains. Une obsession: pourvu qu'il n'y ait pas un bout de chais pas quoi sur le scalpel qui me tombe dessus...

Comme il faut sauver l'honneur, je re-rentre. On en est à la tête. Qu'on ouvre à la scie manuelle. Et là, j'ai vraiment eu du mal. Ce n'était plus possible. Ce pauvre homme allongé, avec tout ce qui est normalement dedans qui se trouvait dehors, et la peau du visage soulevée par le médecin qui pour blaguer me dit "Vous avez vu, il portait un masque !!!" (humour carabin, quand tu nous tient...)

Bref, j'ai fait mon plus beau sourire et je suis ressortie. Il ne faut pas abuser des bonnes choses, et j'estimais avoir suffisamment testé mes limites à ce niveau là. Alors je présente les choses dans un esprit de rigolade, car tout cela est tellement laid et bizarre qu'il faut mettre une distance, ne pas trop s'impliquer. Sinon, on se rend compte à quel point des choses atroces peuvent arriver. Ou même pire: réaliser que la personne que l'on autopsie était jeune, avait une vie, une famille.

Alors pour mettre de la distance quand je suis sortie de là, j'ai pensé à la soirée à laquelle je me rendais le soir chez une copine. C'était soirée barbeuk. Joie.

jeudi 24 mars 2011

T'envoyer en l'air régulièrement tu dois, sinon d'infarctus tu mourras

BalletSchool.jpg
(Crédit Photo)

Bon les amis l'heure est grave. Vient encore de tomber une étude scientifique concernant notre sexualité et notre santé. A croire que les matheux sont rien que des libidineux qui cherchent perpétuellement une idée pour faire une étude qui leur permettra de se toucher la nouille sans honte.

J'ai dit "à croire". Je n'ai pas dit que c'était nécessairement le cas.

(Je vous ai dit que j'avais eu un Bac scientifique ?)

Revenons au sujet. Donc après nous avoir fait flipper notre race en nous disant que les cochoncetés buccales étaient au moins aussi dangereuses que de s'envoyer 2 paquets de clopes par jour, voilà qu'on nous dit que si nous n'avons pas une activité sexuelle régulière, nous avons les mêmes risques de crise cardiaque que les grosses feignasses qui ne font jamais de sport..

On nous colle déjà une pression d'enfer avec les 5 fruits et légumes par jour, il faut encore qu'on nous en rajoute sur la patate avec les 3 copulations hebdomadaires indispensables.

(tu la sens cette petite boule dans ton ventre qui commence à se former et va devenir une grande vague de stress ?)

Avec une info pareille, je ne peux qu'avoir une pensée émue pour tous les no life qui n'ont pas vu le loup depuis des lustres et qui vivent dans la sédentarité la plus totale niveau turlute. Non seulement vous avez une vie de merde, mais en plus va falloir vous dépêcher d'agir sinon vous allez crever jeunes.

Et j'en viens à une conclusion pourtant évidente. En fait, le Sex Friend est un accessoire indispensable. C'est celui qui te permet non seulement de t'éclater, mais aussi grâce auquel tu vas pouvoir vivre de longues et belles années. Bon, c'est pas lui qui t'apportera la tisane le soir à la chandelle, quand assise auprès du feu, dévidant et filant, tu penseras à Ronsard qui te célébrait du temps que tu étais belle.

Il n'en reste pas moins quand attendant le crépuscule de ta life, faut s'éclater. Et qu'on a la plus belle raison qui soit: c'est bon pour la santé. J'irai même un peu plus loin en ajoutant que le Sex Friend étant bon pour la santé, tous les moyens que nous utilisons pour le mettre dans notre lit (et qu'il ait envie d'y revenir) devraient être remboursés par la Sécurité Sociale.

Il serait un peu temps que la Ministère de la Santé se penche sur le sujet.

(Maman, si tu lis cette note -malgré mon interdiction formelle que tu viennes ici-, je te jure que je suis encore vierge) (et que du coup, je vis dangereusement)

lundi 7 mars 2011

The Reblochon saved our lives

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Comme toute trentenaire cultivant ses petites névroses, je fais plein de trucs inutiles, mais qui me rassurent. Des espèces de TOC qui donnent un sens aux choses, même les plus anodines, même les plus extravagantes. Et oui, même les plus dénuées de sens.

Il m'arrive donc de donner du sens au non sens.

Ce qui révèle une certaine propension à se nouer le cerveau sur tout et n'importe quoi. Et vu ma blondeur, c'est essentiellement sur du n'importe quoi.

(je sais, t'es pas surpris)

Parmi ces petites choses débiles qui donnent du sens au non sens, je fais des listes. Pour tout. Les Pour/Contre d'une situation, d'une personne, d'une décision à prendre. Des listes de courses, de choses à faire avant mes 35 40 ans (WARNING: la liste se rallonge), des petites puputes qui cherchent à se faire lever par le twittos qui a la plus grosse influence (je commence à avoir besoin d'un parchemin tellement la pupute se reproduit vite, dis donc), des choses que je ne comprends pas chez les hommes (envoie le parchemin là aussi), des métiers que j'aurais du faire...

Et des listes de listes, donc, aussi.

(c'est sans fin)

Mais le véritable sens du non sens, c'est avec mes théories. J'ai à peu près une théorie sur tout. La théorie de la blondeur, la théorie de l'Homme-Téfal (celui qui s'attache pas...), la théorie du mojito (... non, rien),...
Bref, autant te dire que quand on parle avec moi, on voit très vite que je suis titulaire d'un Bac C et que je suis un esprit supérieur qui a besoin de réfléchir tout le temps.

(je te vois rigoler, toi, là bas au fond !) (salaud)

Et ma théorie la plus brillante est celle du Reblochon.

THE REBLOCHON THEORY

(en étazunien, c'est pour mieux exporter ma science) (je suis sûre que ça va passionner The Nature)

Alors, l'histoire au départ: en 1986, catastrophe de Tchernobyl. Avec toutes les conséquences affreuses que cela a pu avoir. Et comme vous le savez, puisque nos politiques l'ont affirmé sans sourciller et qu'il est bien connu que tout ce que dit un politique est vérité vraie, la France a été épargnée.

Que le nuage se serait arrêté au niveau des Alpes, repoussé par l'anticyclone des Açores.

Et bien on nous ment. On nous cache tout, on nous dit rien. Oui, le nuage s'est bien arrêté au niveau des Alpes, mais cela n'a rien à voir avec le machin des Açores. Non, c'est grâce au Reblochon.

Parce que les savoyards, quand ils ont vu le nuage, ils sont monté tout en haut des montagnes, reblochons à la main. Une fois arrivés au sommet, ils ont agité leurs bras très fort, menaçant ainsi le nuage de leurs reblochons. Certains supposent que le tout était accompagné d'une danse savoyarde... Je ne saurais me prononcer, mais l'hypothèse n'est pas exclue. Bien que la seule force du Reblochon me paraisse à elle seule suffisante.

Et le nuage n'a pas traversé les Alpes.

The Reblochon saved our lives.

CQFD.

(any question ?)

lundi 3 janvier 2011

2011, Année de... (Heu... on y réfléchit encore un peu et on vous dit, hein)

Bonjour les gens !

Alors que la plupart d'entre vous est très probablement encore en train de décuver d'un réveillon bien trop arrosé, voire même de pleurer sur sa balance le trop plein de foie gras et autres réjouissance de gavage de fin d'année, je prends deux minutes pour vous poser une question: 2011, ce sera l'année de quoi ?

Non parce qu'ici et là on entend "année de la gonz'" (pas mal sur le principe, mais franchement moins drôle que 2009 qui était l'année de la meuf, et auditivement assez naze), et autres trouvailles dont le bon goût peut laisser à désirer (donc je vais éviter de les retranscrire).

Bref, 2011 semble ne pas vouloir rimer avec grand chose. Et c'est peut être ce qui va en faire une année spéciale. Une année où tout est possible. Une année où nous allons explorer mille possibilités... Bien que cette option semblait plus choir à une éventuelle "2012 année de la partouze", mais libre à chacun de s'ouvrir à de nouvelles perspectives quand il le souhaite.

Chacun son rythme, quoi.

Tout ça pour vous dire quoi, en cette 1ère note de l'année ? Hé bé... rien de bien original, sauf que je vous la souhaite bien bonne. Cette année. Et surtout, surtout, qu'elle soit l'occasion pour vous de bonnes tranches de rires.

Je ne vais pas céder à la mode des bilans et autres rétrospectives de l'année passée: ce qui est derrière doit y rester, dès lors que l'on a su en tirer les leçons qui vont bien.

Belle année à vous tous, et comme dit Jen Aniston, philosophe à ses heures: "Don't make plans, make options.”

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lundi 27 décembre 2010

Què és això ?

Oui, keske donc que ce blog où il ne se passe plus rien ? Bon, je vais arrêter les excuses à deux balles, juste je n'ai pas vraiment le temps, ou en tout état de cause, pas vraiment envie de le prendre (le temps). A cela se rajoutent la quantité de travail croissante, la fatigue cumulée, mes sempiternelles angoisses nocturnes, les pots à gauche et à droite, la phase digestive post-Noel... Bref... T'as compris l'idée.

Mais comme je ne suis pas bégueule et que tout de même, balancer quelques mots sur cet espace commencerait presque à me manquer, en ajoutant dans l'équation une flématite aigüe couplée d'un manque d'inspiration titanesque, je vous fais un coucou en passant et profite de l'occasion pour bloguer un truc inutile mais qui vous fera patienter 5 min quand vous serez dans votre TGV qui aura 50 min de retard (paraît que c'est le quota minimum cette année).

C'est donc le baobab bien ancré dans le creux de ma main que je vous ressors un truc qui date de Mathusalem, mais que j'ai eu toutefois le bon goût de mettre à jour (parce que souvent femme varie, tout ça).

(tous ces efforts que je fais pour toi, lecteur) (j'espère que tu as le bon goût d'apprécier)

(bon en vrai, c'est que je suis dans un trip de faire des listes pour tout et n'importe quoi et ressortir cette antiquité était bien dans le mood du jour)

Voici donc le jeu des 7 erreurs !

7 choses que vous voulez faire avant de mourir

  • Bien vivre
  • Bien rire
  • Bien aimer
  • Bien travailler
  • Bien gagner de l'argent
  • Bien dépenser mon argent
  • Avoir plein de remords

7 choses que vous faites bien

  • *Pan* *Pan* (private joke) ;-]
  • Le Tiramisu
  • M'ennuyer (en ayant l'air de réfléchir au sens de la vie)
  • Rire (de tout) (et surtout de moi)
  • Mentir (parfois à moi même, d'ailleurs)
  • Boire du champagne avec mes copines
  • La blonde (j'ai d'ailleurs une certification ISO)

7 choses que vous ne pouvez/savez pas faire

  • Etre patiente
  • La cuisine
  • Le repassage
  • Manger 5 fruits & légumes par jour
  • Respecter un rdv personnel fixé trop longtemps à l'avance
  • Mettre mon orgueil dans ma poche
  • Supporter, au delà d'un certain seuil de tolérance (réduit, le seuil), la bêtise crasse...

7 choses qui vous attirent dans le sexe opposé

  • Le combo mains+avant-bras (moultes fois évoqué ici, toujours inexpliqué)
  • L'humour
  • La sensualité
  • L'intelligence
  • La bienveillance du regard
  • Les dents (comme pour les chevaux, l'hygiène bucco-dentaire du bipède mâle est significative)
  • Un certain machisme...

7 choses qui vous attirent chez le même sexe

  • L'humour
  • La loyauté
  • La vivacité
  • L'élégance
  • La capacité de déconne
  • L'écoute
  • La sincérité (rare sont celles qui peuvent me dire quand j'exagère... Mais celles qui le font, le font bien ;-] )

7 choses que vous dites souvent

  • Bordel
  • Oh putain !
  • Oui mais non
  • Merde
  • Chais pas
  • Je m'en fous
  • Love sur toi

(nous noterons la richesse de vocabulaire de l'individu...) (ahem)

7 béguins pour des célébrités (je trouve ça débile le terme "béguin", donc je vais parler des célébrités qui dégagent un truc à haute teneur en sensualité)

  • Sean Connery
  • Bono
  • Julio Iglesias (Et oui ! Excusez moi, mais jeune, il était beau comme un camion !)
  • George Clooney
  • La voix de Marc Lavoine. Et celle de Gérard Darmon aussi, tiens.
  • Monica Bellucci
  • Marilyn Monroe

Bon ensuite, la dernière étape, c'est transmettre de jeu à 7 personnes, mais comme je suis une enfant égoïste qui ne prête pas ses jouets, c'est no way.

mardi 2 novembre 2010

Tweet or twit ? (*)

(oué, et pas "Trick or Treat" qui certes, était de saison encore avant hier, mais est déjà à la ramasse le 2 novembre)

Bonjour les gens ! Pour ceux qui ont un peu suivi (ils sont trois, je les ai comptés), j'étais ce week end dans mon Sud natal. Et on peut dire que j'ai bien choisi mon moment, puisqu'à la capitale il faisait beau et bon, tandis qu'en bord de Méditerranée, c'était un peu tempête, pluie, début d'inondations, alerte Orange sur le département... Bref, on m'avait réservé un bon accueil. J'étais toute en joie contenue.

En plus, il y avait Mike Brant dans la télé des parents et ça, ça te change ton rapport aux fenêtres.

(je sais, ce n'est pas du meilleur goût, mais je me suis mise -encore- à la diète, et c'est pas fait pour me mettre de bonne humeur)

Et pendant tout ce temps là, j'ai gardé un oeil sur Twitter et je dois avouer que tout cela m'a laissé perplexe (Twitter, pas Mike)

PARENTHESE EDUCATIVE A L'USAGE DES NON INITIES: Keskedonc que Twitter ? Ben c'est un réseau social, comme on aime à les nommer, qui te permet d'envoyer des petits messages (140 caractères maxi) à la communauté des gens qui ont décidé de te "suivre" et qui te permet toi même de "suivre" des gens pour connaître leurs petits messages à eux. Ces petits messages, qui apparaissent sur ta "Timeline", peuvent comporter des liens, des photos mais avouons le, rarement ils ont une portée philosophique (format oblige) (genre...). Et les gens peuvent se répondre et/ou faire suivre les informations. C'est un peu foufou.
On peut aussi s'envoyer des DM (Direct Message) entre personnes qui se suivent, ce qui reste un bon moyen de drague et autre proposition de t'envoyer un taxi te chercher (certains draguent le couteau entre les dents) (oui donc il y a des crevards partout, quoi)

FIN DE LA PARENTHESE EDUCATIVE

Je disais donc, perplexe. Parce que c'est comme pour tout: quand tu n'es pas dans le jus, tu y vois plus clair sur plein de trucs. Et c'est là que je me suis rendue compte que Twitter, c'est un peu comme un grand bocal avec plein de poissons dedans, que chacun mène sa vie en se préoccupant plus ou moins de ce qu'il se passe à côté.

bocal.jpg

Parce qu'en vrai, on est curieux, voire un peu voyeur de ce que l'autre décide de partager, mais grosso merdo, sa vie, on s'en fout. Rares sont les gens qui réalisent l'absence de quelqu'un sur sa TimeLine, sauf peut être au détour d'un malentendu.

Donc un grand bocal. Que quand il y a une nouvelle/un gadget qui sort, pouf pouf, tu as le grand bocal qui s'agite et les petits poissons qui se mettent à nager dans tous les sens, tout affolés. Exemple: la mort de Michael Jackson. Tout le monde sur Twitter regrettait la disparition de Farah Fawcett (enfin, surtout les hommes, qui y voyaient le fantasme de leur adolescence) et blam ! MJ passe l'arme à gauche.Et là, c'est devenu la grande panique sur Twitter. Tout le monde y est allé de son exclu, de son clip In Memoriam, de sa blague vaseuse...

Un tsunami dans le bocal.

Tu vois le topo.

Personnellement, je suis sur Twitter en profil fermé. Ce qui en soit est déjà un paradoxe: je veux bien communiquer, échanger, mais faut faire partie du carré VIP. C'est n'importe quoi, je sais, mais mes contradictions sont mon Moi et mon Moi emmerde ceux à qui cela déplait (la concession n'est définitivement pas son truc)

J'ai à chaque fois bien du mal à comprendre pourquoi les gens veulent me suivre: mes tweets génèrent une certaine fierté de ma part quand il sont du niveau blague Carambar. Ou alors je commente des petites choses qui m'arrivent au quotidien, voire j'invente des trucs, j'extrapole, je m'invente un univers (c'est souvent plus drôle) et je ne vois pas en quoi cela peut intéresser les gens... Ce que je veux dire par là, c'est que c'est PIRE encore que les conneries qu'on trouve sur ce blog.
Vous voyez le niveau, quoi.
Bref, il y a du vrai (un peu) et de l'imaginé (beaucoup) mais les gens ont l'air de globalement en rire. Alors c'est plutôt cool (oui, ne me demandez pas la finalité du truc pour moi, je suis bien incapable de vous répondre, à part de dire que c'est cool quand les gens rient parce que je twitte qu'à la vue d'un beignet de courgette, je me suis écriée "Il a frit, il a tout compris" ) (voilà voilà...)

Bref, tout ça pour vous dire que ce week end, je me suis rendue compte que ma TimeLine Twitter, c'est un bocal, dans lequel nagent les petits poissons que j'ai choisi. Parmi eux, des gens que je connais en vrai ou pas, des marketeux, des juristes/avocats, des journalistes, des choupis, des gens connus, des beaux gosses, des thons, une morue et même une sardine et une Mme Bulot. C'est dire la variété des espèces.

Quand je veux, je peux aller regarder ce qu'il se passe dans le bocal, sans qu'on me voit. Quand je veux, je peux l'ignorer, aussi longtemps que je veux, les habitants n'ont pas besoin de moi pour se nourrir (et donc survivre). De temps en temps, je peux aussi soulever le couvercle et faire une "Coucou".

En fait, je me sens un peu comme un big brother. Et il y a autant de big brother que de personnes sur Twitter. Tout ce petit monde tourne en rond, s'observe, s'ignore, se raconte qu'il boit l'apéro avec un tel, qu'il est à l'Apple Store, dans une cabine d'essayage (en envoyant la photo à ses followers pour l'aider à choisir sa robe de bal), au resto (photo des plats à l'appui), à la plage (cliché des orteils devant un océan bleu turquoise), partage une musique avec un lien Deezer, envoi un lien YouTube d'un clip des années 90's, pose des questions en direct à l'invité d'une émission de radio...

Toutes ses vies se croisent, s'entremêlent parfois, des vraies amitiés y sont nées, d'autres s'y sont perdues. C'est à la fois magique, addictif et terriblement effrayant.

Après, reste à savoir QUI est vraiment Big Brother ?

(je vous dis pas comment je suis angoissée)

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(*) Quand tu vas sur Google Traduction, Tweet = gazouillement et Twit = crétin. Hihihi.

MISE A JOUR: Bon a priori cette note est victime de spamming en masse. J'ai donc fermé les commentaires. Je suis chez moi ici, on ne prend pas mon blog pour une tête de gondole, hein (m'énerve...)

vendredi 22 octobre 2010

Hasards et coïncidences (... Stupeur et tremblements ?)

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Bonjour les gens ! Tu y crois toi, qu'hier encore, Le Tombeur me disait que j'écrivais pas beaucoup par ici ?!

Oui. Bon.

C'est pas totalement faux.

Mais tu vois, ami lecteur, j'ai un vrai métier et même si j'adore entertainer mon public ici, ben c'est pas ça qui me fait bouffer, hein. Ni qui fait beaucoup vibrer mes neurones, soyons francs. Parce qu'on n'est pas non plus ici pour réfléchir au sens de la vie. Ou alors, on fait genre qu'on n'est pas là pour ça, mais des fois, si, un peu.

(je sens que je t'ai perdu en cours de route)

Alors je viens te donner des nouvelles. Histoire que tu sois rassuré. Et en attendant une note avec un vrai sujet. Et qui fasse genre "on sait structurer les choses (des fois)".

(ahah)

Alors 1ère nouvelle: Je vais bien. Un peu fatiguée par manque de sommeil. Mais globalement, je danse la vie, je chante la vie. Ou un truc du genre.

L'autre nouvelle: Je n'ai pas gagné le concours Listerine.
(Ooooooooooooh.....)
Je sais, c'est fou, mais c'est comme ça. Alors un grand grand bravo aux trois gagnantes, parce qu'elles le valent bien, que leurs photos sont très belles et qu'avec une telle victoire, on ne peut que s'incliner et applaudir de ses deux petites mains (Elles, au moins, elles ont un public qui les soutient) (je dis ça... JE DIS RIEN !!) ;-]

Encore une autre nouvelle: Samedi dernier, j'ai drôlement bougé mon booty, dis donc ! M'en suis allée avec une bande de jeunes très Veteran Friendly de l'attitude à ma première WAT90s. Et ben c'était trop de la boulette ! Toute cette musique de mes années fac, c'était bon, ça fait du bien. Au point qu'à la prochaine, j'embarque ma copine Morue avec moi. On verra bien si la bande de jeunes sera encore Veteran Friendly de l'attitude (j'ai un doute) (les jeunes sont souvent un peu ingrats). Et ce sera l'occasion de vérifier si ma hanche bionique tient mieux le coup cette fois ci.

(Ma vie est une aventure, t'as vu ça ?)

Quoi d'autre ? Ah oui ! Ce soir je suis retournée voir mon pote César qui fait son stand up (rappelle toi, j'en ai parlé là). Avec d'autres blogueurs, qui ne le connaissaient pas, donc. Ben dis toi qu'il ont aimé ! Ils se sont marrés comme des baleines, ils ont applaudi, ils sont ressortis de là avec un grand sourire et la pêche... J'en déduis que mon enthousiasme n'a rien à voir avec le fait que je connaisse César depuis la fac. C'est juste qu'il a du talent, bordel ! Courrez donc le voir ! Quand il sera célèbre, vous pourrez dire que quelque part, c'est un peu grâce à vous aussi ;-]

D'ailleurs, en rentrant du pestacle, j'ai pu constater à quel point le hasard aime jouer avec nos nerfs. A un feu rouge. Et d'en déduire que sans être rancunière, il y a des choses que je suis bien incapable de pardonner. Et que le passé doit rester là où il est: loin et révolu.

AH SI !! J'allais oublier ! Enfin le chauffage a été allumé dans mon immeuble ! Je te raconte pas le bonheur, après une semaine forte en émotions. Mes pieds retrouvent une couleur rosée, après avoir viré au bleu à plusieurs reprises.

Et pour conclure: on se pose une question métaphysique par ici: et pourquoi pas changer de coupe de cheveux ?

Je sais, ça vous décoiffe.

(Autoroute du rire)

(Roulements de tambour)

(Sous vos applaudissements)

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(oui, mon oeil gauche converge moins bien que le droit. C'est parce qu'il diverge. L'orthophoniste n'y est pour rien, c'est l'orthoptiste qui n'a rien pu faire) (*)

(*) Jeu: sauras tu retrouver le jeu de mots très English Blazer ?

dimanche 10 octobre 2010

Desperately seaking the night bite enigma

Sur Twitter, le facétieux David Abiker me lance une patate chaude. Ou un défi, je ne sais pas bien. J'en comprends seulement qu'il y a une sorte d'énigme autour d'un titre "Bite de nuit". J'en déduis que je suis censée chercher quelque chose.

Sauf que quand on est blonde, un défi à demi mot, sans même une idée de ce qu'on gagne si on le relève, ben ça fait un peu léger niveau compréhension.

Alors je fais comme pour tout. Je googlise. Oui, je fais ça pour tout: un entretien d'embauche: je googlise la boite. Un homme me demande mon 06 en vue d'un tête à tête (et plus si affinités): je le googlise. Et donc quand on me lance un défi sur un titre-énigme: je googlise le titre-énigme.

Je dois avouer qu'avec "bite de nuit" en recherche gougueule, on tombe sur des trucs qui font un peu saigner les yeux.

Étant une jeune femme prude (QUI A RIGOLE ???), j'ai plutôt pris l'option réflexion pour trouver la solution à cette fichue énigme.

Oui, moi. Qui suis blonde. Et tout ça un dimanche en plus. REFLECHIR. J'ai décidé que ce serait mon Koh-Lantah et je me suis mise au brainstorming. Autant vous dire qu'on a frisé l'hystérie collective par ici. A moi toute seule, oui.

Donc, installée sur mon canapé, la tête en arrière pour que les idées remontent plus vite, j'ai commencé à phosphorer.

1ère chose qui m'est venue: l'angoisse que mon père, le jour où j'écris une note avec le mot "bite" partout dedans, rompe notre pacte et lise mon blog. Autant te dire qu'avec mon éducation judéo-chrétienne et mon image de fille parfaite aux yeux de son Papa, j'ai eu une poussée d'angoisse pas possible.

Pour évacuer cette idée, j'ai secoué la tête très fort. Ce qui provoque une migraine d'enfer. Surtout quand tu te cognes la tête contre le mur qui est derrière. Et que ça ne va pas en s'arrangeant quand du coup, ton nez se met à saigner.

(Merci David pour ce merveilleux dimanche. Merci. Mille fois)

Bon, il fallait recommencer du début. Après avoir ouaté mes naseaux et ainsi transformé mes sinus en champ de coton, que presque ça négrospiritualisait dans mon pif, j'ai repris place sur mon canapé. Je vis dangereusement, je sais.

Recommencer donc.

"Bite". "De". "Nuit". Réfléchir ainsi m'a tout de suite fait penser à l'un de nos grands classiques du cinéma d'auteur français. "O.D.I.L. Mais que cherche à dire le tueur ?"

Là, j'en suis arrivée au fait que les voies de la réflexion et les chemins détournés de notre subconscient sont impénétrables.

"Impénétrables"...? Non... Rien.

Revenons au sujet de notre énigme. Parce que là, je me rendais compte des limites de ma blonditude. Cela commençait à me déprimer cette histoire. Au point que j'en étais à deux doigts d'écouter du Vincent Delerm et glisser ma tête dans le freezer de mon frigo. Je n'ai malheureusement pas pu aller au bout de mon idée: un freezer de frigidaire de célibataire, c'est beaucoup trop petit.

Ah ça ! On n'est pas aidé.

Alors je suis retournée à mon premier réflexe. Gougueule.

Et là, j'ai eu la révélation. Oui, dans la lumière blafarde de mon écran, j'ai enfin trouvé ce qu'étais l'énigme de la "bite de nuit".
C'est un truc qui nous vient des anglais. Bon ok, faut être fluent, mais on y est. Faut dire qu'à force de ne coucher qu'entre gens du même sang et à ne pas quitter leur île, ils sont un peu tordus, ces gens d'outre Manche.

Bite_de_nuit.jpg

Même que la bite de nuit (même tardive) est à 5.95£. Ils ne font jamais rien gratuitement, les rosbifs.

Je crois que je la tiens, notre énigme (en tout bien tout honneur).

Source Photo

lundi 2 août 2010

Coucher, oui. Dormir, non.

Voilà bien LE sujet récurrent aussi bien dans les soirées filles que lorsque la gent féminine interroge l’un de ses potes de confiance : est-il pertinent de s’envoyer sauvagement en l’air dès le 1er soir ?

Ah ben c’est que nous avons des vraies questions de fond, nous autres les filles.

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Et des vraies angoisses, aussi. Parce que cette question là, elle revient pour une seule et récurrente raison : l’angoisse de perdre notre aura de Femme du Monde dès le 1er soir (bref, très hypocritement, on est ok pour des cochoncetés, mais on ne veut pas passer pour des filles faciles qui se jettent tout aussi vite qu’elles ne se sont allongées)

Et c’est parce que j’ai la prétention d’apporter plus qu’un coup d’épée dans l’eau que je vous expose ici ma réflexion : tout ça, c’est rien que des conneries. C’est en tout cas ce que m’as répondu, il y a quelques années de ça, mon meilleur ami. D’ailleurs, il a une technique imparable. A la fille qui lui dit, sur les coups de 2h du matin, après le marathon apéro-restaurant-petit balade à refaire le monde-dernier verre à la maison: « Oh non, pas le 1er soir, on peut attendre un peu », il répond tout simplement « T’inquiète, c’est 2h du matin, nous en sommes donc déjà au 1er matin » (oui, mon pote il est très English Blazer de l’attitude).

Et visiblement, il a un ROI assez satisfaisant.

Parce qu’après tout, faut être un peu terre à terre : les garçons n’ont pas besoin d’attendre ou pas de coucher avec une nana pour savoir ce qu’ils comptent en faire.

S’il n’envisage rien de sérieux avec une fille, le mec ne va pas s’emmerder avec des histoires de 1er ou 3ème soir, hein. Et de la même façon, s’il respecte la fille qu’il a en face de lui, il ne va pas se formaliser si elle couche tout de suite ou pas.

En revanche, si elle est frigide, il va se formaliser. Mais ce n’est pas le sujet.

Bref, cette histoire de coucher ou pas le 1er soir, c’est un concept totalement féminin.

Toutefois, c’est vrai qu’il y a des choses à éviter, histoire de garder sa respectabilité, même si on a passé la nuit à hululer son extase dans le pieu du mâle. Et la plus importante, c’est de garder sa part de mystère. Oui, l’homme est un chasseur, qui veut impressionner la femelle et lui donner du rêve. L’homme a besoin de traquer sa proie. Et plus il aura l’impression qu’elle lui échappe, plus il voudra la chasser, la volonté de percer le mystère devenant son moteur. Et retenez bien ça : «De part de mystère tu n’auras point, si ta gueule au réveil tu montres au petit matin ».

Et oué.

Non parce que regardons les choses en face : aux yeux de qui peut on encore être mystérieuse quand on a révélé, au petit matin, son haleine de fennec, le cheveu rock’n roll (et avec un peu de chance, légèrement grassouilleux), les yeux gonflés et injecté de sang ?

Bon ok, je parle peut être d’un réveil un peu ultime, là. Mais même les lendemains de soirées sobres, on a rarement le teint frais dès la 1ère heure (et puis soyons honnêtes, c’est rarement lors d’une soirée sobre qu’on couche pour la 1ère fois, hein)

Bref. Faut pas se réveiller auprès de son amant. Si l’histoire devient sérieuse, il aura bien le temps, plus tard, de constater avec fascination comment une belle plante peut être transformée en sorcière par une nuit de sommeil. Mais comme les enfants, les hommes n’ont pas besoin de tout savoir tout de suite.

Donc les filles, si je dois vous donner un conseil pour la période estivale (grande période de chopage) (c’est ce qu’ils disent dans ELLE), ce sera celui-ci : avoir le bon sens de garder un peu de son mystère et penser, après la 1ère partie de jambes à l’air, à s’éclipser pour aller dormir chez soi.

Coucher, oui. Dormir, non.

CQFD

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