Question qui est venue à plusieurs
reprises de la part de ces Messieurs (pour ceux qui ne suivent pas de quoi je
parle, aller voir voir
là): le point G...
Question de dis_ngaged: "Le point G est-il une légende urbaine
participant à une volonté de culpabilisation et de dénigrement
de la virilité (sur ce, va se pendre...)"
dis_ngaged, ne te pends pas tout de suite... en espérant que cela ne soit
pas trop tard... Le point G, donc. Surtout qu'en ce moment, nombre de magazines
féminins sont en pleine période "le froid arrive, réchauffons nous et parlons
cul", le sujet est abordé sous toutes les coutures. Mais qu'en est-il
vraiment ? Loin de moi la prétention de parler au nom et pour le compte de
toutes les gonzesses, je ne pourrai évoquer ici que mon avis ainsi que celui
des copines (parce que oué, les gonzesses, ça parle cul entre elles, même que
des fois on est un peu trash).
D'un point de vue basiquement "scientifique", ou en tout cas physique, le point
G se situe sur la face antérieure du vagin, qui correspond à une zone de la
muqueuse particulièrement riche en terminaisons nerveuses. C'est ce que dit le
dico...
Il s'agit donc de l'endroit où pile poil si t'appuies dessus, ta nana elle
monte au 7ème ciel... Sauf que dans les faits, ce n'est pas exactement comme
cela que ça se passe. Parce que déjà, nous, les femmes, nous sommes
multiorgasmiques. Nous avons cette incroyable chance de pouvoir avoir plusieurs
orgasmes de suite, certes d'intensité différente (et encore) mais quand même.
Ensuite, le point crucial ne pourra être atteint que si le mec, au niveau de
notre cerval, pour celles qui en sont dotées, il nous excite à un point tel que
le moindre effleurement peut nous faire pousser des petits cris.
Parce que oui, la jouissance, heureusement, elle n'est pas concentrée sur la
face antérieure de notre vagin. Un regard, un souffle peut nous exciter au plus
haut point. Faire l'amour ne se résume heureusement pas à trouver le bouton sur
lequel appuyer. Dans un état d'excitation ultime, tout contact peut mener au
7ème ciel. Surtout si l'Homme prend le temps de nous caresser, nous explorer,
nous dévorer... On parle d'expérience charnelle où l'on ne fait qu'un, où l'on
offre son corps comme un don, où l'on s'empare de l'autre comme d'une proie. Où
l'humain et l'animal sont inextricablement liés, où notre instinct nous guide,
où toute parcelle de notre peau devient un point G, jusqu'à ce que les
décharges électriques se fassent de plus en plus vives dans notre corps,
jusqu'à la déconnection d'avec ce bas monde...
Donc rassurez vous Messieurs: physiquement, le point G doit sûrement exister.
Mais il n'est pas la clef de notre jouissance.
Fait un peu chaud, là, non ?
