JF in the City

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mardi 3 juin 2008

La loose est en moi (mais on va pas se laisser faire !)

Ou comment je suis passée du côté obscur de la force (en étant aujourd'hui totalement dénuée, de force). Oui ami lecteur, voilà plus d'une semaine que je n'ai pas écrit en ces lieux. J'en suis désolée, je sais bien que mon absence a un effet anxiogène sur toi. Mais remet toi, làààààà... tout va bien. Ou presque. Parce que mon absence est bien évidemment justifiée, comme tu peux l'imaginer. D'abord, j'ai fait plein de trucs: essayage de nouveaux produits dans la lutte contre le capiton (l'été approche, la guerre est ouverte) dont je souhaite te parler, poupougnage du visage et du corps avec des produits bio (ma peau, miraculée après ces soins, tient à témoigner des découvertes faites: le bio, ça se mange, mais ça se tartine aussi sur la face. Et oué...), mais aussi un shooting de la mort qui tue (que pendant 1/4 d'heure tu te prends grave pour une star. Et puis tu rentres chez toi, mater sur Arte la vie de Maradona en attendant que les pâtes soient al dente...)
Bref, plein de choses à te raconter, ami lecteur. Mais c'était sans compter sur mon ennemie de toujours, celle qui guette le moment opportun pour sortir de son trou. La loose, c'te salope. Parce que là, elle m'a sauté dessus, et je n'arrive plus à m'en débarrasser...
Cela commence la semaine dernière: deux cas d'intoxication alimentaire au bureau. Il en fallait un troisième: c'est sur Bibi que c'est tombé. La fête. Parce que c'est là que tu découvres toutes les ressources de ton corps pour te faire souffrir. Et puis, une petite intoxication toute seule, c'est pas drôle. C'est tellement mieux couplée d'une petite gastro. Alors en voiture Simone, n'oublie pas ton Smecta ! Et voilà que le vendredi après midi tu rentres chez toi, souffrante et pleine de culpabilité d'être partie du taf (ma conscience professionnelle aura ma peau)
Tiens, d'ailleurs, à propos de Smecta, visualise bien, ami lecteur, le moment où tu as l'impression que l'on t'arrache les tripes. Tu parviens péniblement à te sortir de ton lit, toute gluante de sueur, pour te préparer un Smecta, censé colmater ce qui te reste d'estomac. Alors tu prépares le truc vite fait, tu avales cul-sec cette horrible chose au goût de terre, et une fois le bordel ingurgité, un pseudo neurone te fait regarder le paquet: date de péremption> Novembre 2006. Joie, joie, joie. Voilà que je trouve le moyen de m'empoisonner au Smecta...
Cette savoureuse aventure continue quand tu dois trouver la force de sortir, pour te trainer jusqu'à une boutique SNCF. Parce que oui, avant l'arrachage de boyeaux, j'avais dans l'idée de descendre dans mon Sud natal. Dommage. Et comme leur fichu numéro de tél ne fonctionne pas (ou que j'avais trop le cerveau à l'envers pour comprendre), me voilà dehors pour aller changer mon billet de train. Et bien sûr, un vendredi soir à 18h30, c'est l'heure où les mamies et autres femmes enceintes (qui pourtant, pourraient acheter leur billets sur le net) (ces connes) décident de venir acheter les allers retours qui vont pimenter leur été. Parce que oui, devant moi, il y en a une qui a acheté des billets pour tous les week end, jusqu'à septembre. Pendant que toi, tu agonises, en te disant que si tu vomissais dans le porte parapluie, peut être qu'ils se décideraient tous, là, à s'activer un peu pour que tu puisses enfin changer ton billet et rentrer te recoucher.
Je passe donc sur l'heure passée dans cette fichue boutique SNCF (où je priais pour que l'on me pique et qu'on abrège ainsi mes souffrances), sur le week end allongée (et de bien piètre humeur), sur l'absence angoissante de nourriture (reverrais je un jour la couleur du chocolat ?), sur la fièvre qui me poursuit encore un peu aujourd'hui (que fait cet éléphant rose dans mon bureau ?!), sur les kilos de riz ingurgités (Kouchner est dans mon placard de cuisine, semble t il)...
Oui, ami lecteur, je passerai sur tout cela. Car il me faut être forte et te donner l'exemple (je suis influente oui ou non ?!): je vaincrai l'ennemie, et très vite, je reviendrai te faire part de toutes les choses sympas évoquées en début de ce post.
Sois fort toi aussi, et tu sauras patienter. Ou pas.

lundi 28 avril 2008

Louise, faut qu'on cause...

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Non mais qu'est ce que tu nous as fait, là ? Tu as voulu t'encanailler avec Justin et Timbaland (ceci dit, cela peut se comprendre...), mais est ce encore bien de ton âge ...? Parce que vu le résultat, on se demande si cela ne serait pas vrai que tu vas bientôt avoir 50 balais...
Il faut dire que tu nous avais habitués à mieux: toujours un train (voire deux) d'avance, que ce soit en mode ou dans tes albums, multiple dans tes facettes, tes choix, tes sexualités... Madonna voulait dire liberté. Et ton perfectionnisme pousse à l'admiration. Et aujourd'hui... Faut que j'avoue, j'avais été prévenue. Mais à ce point là...
Vendredi est donc sorti ton dernier album, "Hard Candy".
Un bonbon tellement hard qu'on a les rétines qui saignent à regarder la pochette du CD (non mais franchement, qui nous a collé une direction artitistique aussi calamiteuse ???) et à l'écoute, rapidement, les tympans crient au secours... Sans déconner, c'est quoi ce fiasco ? Clairement, c'est l'album d'une vieille qui tente de faire croire à la jeune génération qu'elle est encore dans le coup. Et qui passe totalement à côté. Timbaland, oui, c'est bien, mais là, c'est juste du déjà entendu. Justin, oui, pourquoi pas, mais tout le reste est tellement foireux...
Et cette tenue de catcheuse ou autre boxeuse en couverture de l'album, mais d'où ça sort un accoutrement pareil ? Pour faire court, chère Louise, ça ne va pas du tout ce que tu nous as fait là. En même temps, tu es encore là où on ne t'attendait pas. Dommage que ce soit à la place d'une belle femme qui tente de démontrer qu'elle peut toujours être dans le coup et de ce fait, se place d'elle même dans le clan des vieux pathétiques qui imitent à défaut d'innover.
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Mais comme on n'est pas des sauvages, si tu insistes et que tu me files une invitation pour ton concert, je viendrais...

lundi 25 février 2008

Cramée

Vu dans Wikipédia: "Le docteur Freudenberger a proposé ce questionnaire dans son livre Symptoms of Burnout, afin d'évaluer son état psychologique et de diagnostiquer un éventuel burnout. Il faut répondre à chaque question en donnant une note de 0 à 5 points, 0 pour indiquer que ce n'est pas vrai pour vous et 5 pour indiquer que cela vous décrit bien.

Vous fatiguez vous plus facilement ?

Vous sentez vous plutôt fatigué qu'énergique ?

Est-ce que les gens vous ennuient lorsqu'ils vous disent "tu ne sembles pas bien en ce moment" ?

Travaillez vous de plus en plus dur tout en produisant de moins en moins ?

Êtes-vous de plus en plus cynique et désenchanté ?

Ressentez-vous souvent une tristesse inexpliquée ?

Oubliez-vous vos rendez-vous ou vos affaires plus fréquemment ?

Êtes-vous plus irritable ?

Êtes-vous plus nerveux ?

Êtes-vous plus déçu par les gens qui vous entourent ?

Voyez-vous les membres de votre famille ou vos proches amis moins fréquemment ?

Êtes-vous trop occupé pour faire des choses simples comme passer des coups de téléphone, lire des articles ou envoyer des cartes à vos amis ?

Avez-vous des problèmes physiques plus fréquents (douleurs, maux de tête) ?

Vous sentez vous désorienté quand l'activité de la journée se finit ?

Est-ce-que les moments de joie sont rares ?

Êtes-vous incapable de rire d'une plaisanterie à votre sujet ?

Est-ce que le sexe semble apporter plus d'ennui que de joie ?

Avez-vous peu de chose à dire aux gens ?

Et pour évaluer vos réponses:
0-25 : pas de problème.

26-35 : état de stress débutant.

36-50 : état à risque de burnout.

51-65 : état de burnout.

plus de 65 : état dangereux"

Mon résultat ? 67. Cuite à point.

mercredi 24 octobre 2007

Et pendant ce temps là, à Ciudad Juarez...

... tout le monde continue de faire comme si de rien n'était...
disparues.gif

"Depuis 1993, plus de 400 femmes ont été tuées dans les villes de Ciudad Juárez et de Chihuahua, dans le nord du Mexique.
Au moins 137 d'entre elles ont subi des sévices sexuels avant de mourir.
De nombreuses organisations non gouvernementales mexicaines estiment par ailleurs que plus de 400 femmes ont "disparu".
Dans beaucoup de cas, la brutalité manifeste avec laquelle ces femmes ont été tuées dépasse le simple homicide.
Nombre d'entre elles ont été enlevées, retenues prisonnières pendant plusieurs jours et soumises à des violences sexuelles avant de mourir, le plus souvent étranglées ou battues à mort.
La majorité de ces femmes appartiennent à des couches sociales défavorisées, beaucoup étant des ouvrières employées dans les usines de sous-traitance (les maquilas) où sont fabriqués à bas prix des produits destinés à l'exportation.
Les autorités n'ont pas jusqu'à présent mis en place les moyens suffisants pour empêcher les crimes en question, les élucider, et en punir les auteurs. 28 femmes au moins ont encore été assassinées en 2005 à Ciudad Juárez et à Chihuahua..." (source: Amnesty)

croix_ciudad_juarez.gif

mercredi 21 mars 2007

Con de clebs

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"Comme chacun sait, les caniches sont des genres de chiens frisés détenus par des retraités poujadistes, des dames très seules qui font un report d’affection ou des concierges d’immeuble tapis dans leurs loges obscures.
Ils peuvent être noirs ou abricot. Les abricots sont plus teigneux que les noirs, qui sentent moins bon. Tous les caniches aboient hargneusement à la moindre occasion mais spécialement quand il ne se passe rien. Ils suivent leur maître en trottinant sur quatre pattes figées sans bouger le reste de leur petit tronc de saucisse. Surtout, ils ont des petits yeux noirs et fielleux, enfoncés dans des orbites insignifiantes.
Les caniches sont laids et bêtes, soumis et vantards. Ce sont les caniches. "

« L’élégance du hérisson », de Muriel Barbery. Prix Georges Brassens 2006.

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