JF in the City

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mardi 27 septembre 2011

Appelez moi Mademoiselle Blablabla !

Avant toute chose, parce que vu le titre, vous devez savoir de quoi je vais vous causer, quelques petites informations d'ordre personnel afin que vous sachiez quelles sont les choses ancrées en moi quand on parle de féminisme... Les femmes publiques que j'admire sont : George Sand, Rosemonde Pujol et Coco Chanel. Un écrivain, une résistante, une chef d'entreprise self made. J'aurai pu aussi parler de Nancy Wake ou de Simone Veil (ah oui, et puis y'a Madonna aussi, mais pas pour ses performances vocales)

J'ai deux modèles: mes grand-mères. L'une a fait partie, étant adolescente, de l'armée révolutionnaire espagnole et a été contrainte de se réfugier en France pour continuer son combat tout en sauvant sa peau. L'autre, Chef d'entreprise à la tête d'une usine de tissage tout en étant mère de 6 enfants, a pris beaucoup de risques pour aider des juifs pendant la Seconde Guerre.

Cela vous donne une idée de l'image que j'ai de la Femme: combative, affirmée, libre de ses choix. Personnellement, mes actes et décisions, professionnels et personnels, ont toujours été dictés par une seule aspiration: que de là où elles sont, toutes deux puissent être fières de moi. Et ma seule ambition est de me laisser la possibilité d'avoir toujours le choix.

C'est ma façon de voir le féminisme: s'assurer de la liberté que la femme n'a pas toujours eue mais qu'elle a toujours eu la force de s'accorder.

Alors oui, cette liberté est loin d'être acquise pour toutes. Oui, il y a des hommes qui asservissent les femmes, oui il y a des inégalités, et c'est à mon sens à ce niveau là que le combat féministe doit se jouer, sans jamais tomber dans l'agressivité et la logique castratrice dont usent malheureusement certains leaders féministes.

Alors quand je vois que le combat du jour, qui revient assez régulièrement en bon marronnier, est l'abolition du terme "Mademoiselle", je sors de mes gonds. Pour plusieurs raisons:

- Tout d'abord, n'y a t il pas des sujets autrement plus importants et qui mériteraient bien plus d'être médiatisés que l'appellation "Madame" vs "Mademoiselle" ? Je ne nie pas que d'autres sujets sont débattus et défendus, bien heureusement, mais n'y a t il pas quelque chose de déplacé et d'une vulgarité sans nom de venir débattre de ce sujet alors qu'en 2011, bien que cela fasse un moment que nous sommes sortis de notre grotte, les inégalités font toujours des victimes parmi les seniors, les handicapés, les femmes et les personnes dont la peau n'est pas jugée de la bonne couleur ?

- Ensuite, j'entends l'argument selon lequel le terme Mademoiselle vient d'une définition Napoléonienne, qualifiant ainsi la jeune femme encore mineure, puisque non mariée (la majorité des femmes étant acquise à l'époque avec le mariage), rendant ce terme aujourd'hui discriminant (tout comme l'est devenu le terme "patronyme", pour votre bonne information...). Là dessus, soyons bien clairs: le terme Mademoiselle ne correspond à aucun état civil, n'étant pas reconnu légalement. Pour la Loi, vous êtes Madame ou Monsieur, qui revient au distingo Femme/Homme. Il n'y a donc aujourd'hui plus aucune reconnaissance légale de la définition donnée par Napoléon.

Du coup, contre quoi luttent donc les Chiennes de garde aujourd'hui ? Contre un usage qui est pour certaines une coquetterie. Voilà le combat de certaines féministes aujourd'hui: lutter contre une coquetterie.

Sans déconner.

Alors que les raisons pour lesquelles certaines, dont je fais partie, tiennent autant à leur "Mademoiselle" aillent à l'encontre des idées de certaines féministes, ok. Que ce soit par célibat assumé, illusion d'éternelle jeunesse ou simple appréciation auditive selon laquelle "Mademoiselle" est tout de même plus chantant que "Madame", où le problème ? En quoi est on sur le prétendu "sexisme ordinaire" revendiqué par Mesdames (je fais attention) Muret ou Waki ?

S'il vous plaît, Mesdames Chiennes de garde et autres, revenez à la raison. Arrêtez d'élever une voix agressive pour des combats qui sont indécents et ne reflètent en rien les inégalités véritables qui elles, doivent concentrer toute notre énergie.

Et surtout, respectez la liberté de celles qui s'amusent de l'usage du Mademoiselle. Parce qu'en aucun cas le féminisme ne doit nous enlever notre attribut le plus fabuleux: notre féminité, avec ses contradictions et ses coquetteries.

I_m_not.JPG

Sinon, Mademoiselle est aussi le nom vernaculaire d'espèces de poissons de la famille des perciformes. Les morues, elles, sont de la famille des gadiformes.

vendredi 18 mars 2011

Dukan, Scarsdale, et autre Montignac... Je vous emmerde.

C'est vendredi, c'est permis... Ce sera coup de gueule. Comme chaque année, nous voyons fleurir dans les kiosques tous les magasines de gonzesses qui titrent à qui mieux "Perdez 5 kg en 1 semaine", "Comment mincir vite sans vous priver" et autre verbillage racoleur tendant à nous faire croire que nous ne connaîtront la félicité qu'en taille 34.

Et ça me gonfle sévère. Parce que bien heureusement, il ne faut pas nécessairement avoir les fesses qui rentrent dans un 34 pour être belle.

Loin de moi l'idée de lancer un débat visant à opposer brindilles et plantureuses. Non, rien à voir. Ce qui me saoûle, c'est cette impression constante qu'il faut rentrer dans un certain schéma et ainsi être mieux cataloguée.

Désormais, et les choses vont en empirant depuis quelques années, le diktat est partout. Si tu prends plaisir à bouffer, tu te sens obligée de te justifier en disant que tu es épicurienne (et sur la semaine qui suit, tu vas bouffer ta culpabilité et du fromage blanc). Si tu oses prendre un dessert au resto, tu remarqueras ce petit regard perfide de la serveuse sur tes cuisses (et là pareil, va te falloir une semaine pour ronger ta culpabilité et cesser d'imaginer des cellules graisseuses se cachant sous ton lit).

Si tu as de la chance, tu vas avoir un jour un petit ami qui va te dire que tu as un gros cul. Mais qu'il t'aime quand même (si tu es dans ce cas, fuis le plus loin possible...). Bref, après le politiquement correct, voici venu le temps du physiquement correct, qui vire plus à la dictature qu'à la démocratie de la courbe.

Et du coup, on oublie juste qu'une belle femme est une femme épanouie, qui s'assume, qu'elle fasse du 34 ou du 46. Alors s'il vous plaît les filles, keep cool sur ces histoires de régimes et autres figures imposées. Faites ce qu'il faut pour vous aimer, mais ne le faite pas juste pour rentrer dans un schéma qui n'est pas forcément le votre.

(next time, je recommence mes débilités)

jennifer-aniston-.jpg Jennifer_Aniston_02.jpg

vendredi 5 novembre 2010

Lettre ouverte à Boris, de chez Desigual

Petit rappel: Mardi 2 novembre, je publie une note intitulée "Tweet or Twit ?". Le Mercredi 3 novembre, je vois une déferlante de commentaires débouler sur cette note. Des commentaires tous très enthousiastes, de personnes qui de toute évidence n'ont jamais lu mon blog. Premier réflexe: je pense à du Spam. Surtout quand je vois que certains commentateurs évoquent la marque Desigual. Suite logique: je ferme les commentaire et fais une mise à jour sur la dite note, précisant que je n'apprécie pas que mon blog soit pris pour une tête de gondole à mon insu.

Et voilà que hier soir, 4 novembre, je reçois un mail de Boris, de chez Desigual (sans trop savoir ce qu'il y fait, mais bon), m'expliquant le pourquoi du comment. Voici le mail:

"Bonjour missblablabla,

Comme tu t'en es rendu compte ton article de blog « Tweet or twit » a été depuis hier l'objet d'un flashmob digital de la part des fans de Desigual dans le cadre du concours Happy Hunters. L’idée était de répandre l’allégresse sur Internet en faisant connaître à nos fans les blogs que nous estimons de qualité.

Nous espérons que cette invasion de commentateurs n'a pas perturbé le bon fonctionnement de ton blog et que nombre de nos fans deviendront des lecteurs assidus de ta prose.

Et parce que nous voulons vraiment que tu sois HAPPY aussi nous t'offrons le vêtement Desigual de ton choix à choisir sur le site www.desigualhappyhunters.com à partir de mercredi 10/11. Envoie-nous une copie d'écran de celui que tu as choisi avec la taille ainsi que ton adresse et nous te l'expédierons au plus vite.

Si tu as la moindre question sur la campagne n'hésite pas à me contacter ou à jeter un oeil sur la vidéo de présentation : http://www.youtube.com/watch?v=-k7O3H-FNas

Amicalement,
Boris.
Desigual"

Et voici ma lettre ouverte en réponse à Boris:

Cher Boris,

Merci pour ton mail (tu me tutoies, j'en fais donc de même... Nous sommes jeunes, nous sommes foufous, c'est le web 2.0, soyons donc familiers quand bien même nous ne nous connaissons pas). Merci pour ton mail, donc, bien que je regrette qu'il m'ait été adressé au moins 24 heures trop tard.

Je t'explique.

Tu me dis que Desigual a organisé un "flashmob digital" pour ses fans, sur des blogs considérés "de qualité", dans le but de répandre l'allégresse.

Je trouve ça super que les gens soient heureux, qu'ils le disent, le partagent, génèrent de l'amusement et un peu de folie. En revanche, que l'on prenne mon blog en otage, cela ne génère chez moi aucun sourire ni amusement particulier.

Pour parler un peu sérieusement, d'un point de vue juridique, tu n'es pas sans savoir que je suis responsable du contenu de mon blog. Civilement et pénalement. Cela parait donc logique que je surveille ce qu'il s'y passe et que je contrôle les commentaires qui y sont déposés. Et c'est donc logique qu'il est hors de question que ce contrôle m'échappe, étant seule responsable légale.

Donc qu'une marque prenne l'initiative d'organiser un "flashmob digital" (personnellement, j'appelle ça du spamming, ce dont tu dois bien avoir conscience, me demandant si cela n'a pas "perturbé le bon fonctionnement" de mon blog) sur un ou plusieurs blogs, sans prendre la peine de prévenir en amont le(s) blogueur(s) concerné(s) et de recueillir leur accord, est tout simplement un manque de respect basique mais également la démonstration du peu de considération qui est accordé à ces blogueurs que vous considérez être "de qualité".

Par ailleurs, je trouve déplacé dans ton mail que tu vantes la possibilité que les Fans de Desigual deviennent, grâce à cette opération marketing, des "lecteurs assidus de (ma) prose": si mes statistiques ont en effet eu une érection le jour de ce spamming et bien que je ne tienne aucunement rigueur au Fans de la marque qui ont, tout comme moi, été utilisés à des fins mercantiles, je ne cours pas après un nombre de pages vues et ne tiens nullement à augmenter mes statistiques par tout moyen. Et encore moins à mon insu.

Enfin, concernant le fait que Desigual veuille que je sois "Happy" en m'offrant un vêtement de la marque, je me dois de décliner cette proposition, que je trouve insultante. Non pas que je n'aime pas les vêtements de la marque, bien au contraire: jusqu'à ce jour, j'en appréciais les collections.

Mais en aucun cas je ne saurais accepter qu'une marque me croit suffisamment vénale et sotte pour accepter que l'on spamme mon blog et que l'on détourne le support dont je suis légalement responsable à mon insu "en échange" d'une fringue.

Tu constateras donc, mon cher Boris, que je suis loin d'être happy. Et si j'ai souhaité faire une réponse publique, c'est tout simplement parce que je tenais à dénoncer haut et fort les agissements de certaines marques peu scrupuleuses et peu respectueuses des blogueurs.

Sur ce, je m'en vais retourner à mon cours de machramée et te souhaite une très belle fin de semaine.

Miss Blablabla

vendredi 15 octobre 2010

Let's talk about boobs

(Dis donc, c'est qu'on deviendrait presque bilinguish ici !)

Bon causons un peu de choses sérieuses. Comme vous n'êtes pas sans le savoir, le mois d'octobre est le mois de la lutte contre le cancer du sein. Je suis femme, je me sens donc bien évidemment concernée, même si médicalement, je ne suis pas exactement un modèle, rechignant toujours à aller voir le Docteur (non, n'aies pas peur), que ce soit pour un simple rhume que pour des trucs plus important.

(je suis d'un con... je sais)

Il n'en reste pas moins que le cancer du sein, tout aussi dramatique que toute autre forme de cancer, touche le symbole même de la féminité et de fait, interpelle peut être plus les sensibilités.

Pour avoir malheureusement eu l'occasion d'observer, même de loin, ce que c'est que de lutter contre ce mal, de le vaincre mais avec des effets collatéraux psychologiquement violents, un corps amputé et enfin, longtemps plus tard, reconstruit, je ne peux rester silencieuse.

Alors je profite de mon blog pour vous rappeler que la lutte contre le cancer c'est aussi et peut être surtout, la prévention. Plus le cancer est détecté tôt, plus il y a de chance de gagner la guerre.

Donc les filles, il est essentiel de surveiller attentivement les modifications de votre poitrine: toute nouvelle grosseur, au sein ou à l'aisselle, tout modification de la forme ou de la taille de vos seins, tout changement de l'aspect de la peau du sein ou de l'aréole doivent être signalés à votre médecin.

Par ailleurs, votre gynéco doit procéder au moins une fois par an à une palpation.

Et pour des informations complètes, parlez en avec votre médecin et n'hésitez pas à aller sur le site dédié www.cancerdusein.org

Et dans la prochaine note, on recause futilités, parce que c'est quand même ce que l'on sait faire de mieux par ici :-]

cancer-sein-tumeur.jpg

(Mise à jour : Le précédent cliché illustrant cette note a été retiré. L'objet est de faire prendre conscience, pas de permettre aux relous de se rincer l'oeil et de faire des commentaires, par mails, sur Twitter, à la con. Et quant à savoir qui a posé pour cette photo, dont je suis l'auteur, raison pour laquelle il n'y avait pas mention de "Crédit Photo": peu importe, c'est pas l'objet, c'est pas le sujet. Elle trouve juste dommage que ce cliché, dont la pose était réfléchie et avait un sens, fasse de l'ombre au sujet abordé. Donc, d'un commun accord, on l'a supprimé.)

mardi 16 mars 2010

J'aime pas ma voisine

Et pourtant, au départ, j'y ai cru, à un beau roman de voisinage... Mais en fait, non. On en est même bien loin.

Bon, ok, vous insistez, je vous raconte.

Je suis donc arrivée dans mon 16ème populaire il y a 14 mois. Il y a des choses que j'aime bien, dans ce quartier et d'autres qui me révulsent (les bars qui ferment tôt, le manque cruel de places de stationnement et la détermination des flics à vouloir déplacer ma bagnole jusqu'à la fourrière dès que je tourne le dos) (ils sont un peu relous niveau blague)

Et globalement, on peut dire que le quartier est assez vieux en terme de population (même si je dois avouer avoir croisé du beau gosse pas loin) (j'me comprends)

Bref. Autant te dire que quand je suis arrivée dans ce quartier, à un moment de ma vie particulièrement joyeux et top délire (en plus), je me disais que quand même, cela allait un peu être la mort du petit cheval dans ma tête.

Quelle ne fut pas ma joie alors, de découvrir que ma voisine de palier était une jeune femme d'environ mon âge, toute mimi, pas très souriante donc forcément timide. Bref, là comme ça, j'ai pensé que l'avoir sur mon palier était plutôt cool.

Erreur fatale.

Rapidement, j'ai su que j'avais à faire avec une pimbêche.

Voisinage.jpg

Cela a commencé dès mon déménagement. Pour la faire simple, outre les meubles qui allaient m'être livrés suite à achat dans l'urgence, je me suis tapé toute seule mon déménagement. Pourquoi ? Parce que je suis suffisamment con pour ne pas vouloir déranger les gens, donc je n'en ai parlé presque à personne. Ce qui est débile: ça m'a ruiné les mains pour plusieurs mois, je te raconte pas la gueule de mes manucures à l'époque.

Bref, donc j'ai promené du carton lourd pendant quelques jours. C'est à cette occasion que la petite voisine m'a montré le meilleur d'elle même en ne me tenant pas une porte, que je m'étais donc prise dans la gueule (avec le carton dans les bras, c'est plus drôle).

Là, j'ai compris que cela allait être compliqué entre nous.

Puis vint la fois où elle reçu son amoureux. Un anglais. Qui parle fort. Et qui fait beaucoup de bruit quand il a un orgasme.... Comment vous dire.... Imaginez, il est 3h du matin, ton sommeil est aléatoire (c'est encore la grande époque de la grosse fiesta dans ta tête), et là tu entends la petite voisine miauler au clair de lune. Mais genre enragé, le miaulement. Et quelques minutes plus tard (tu notes au passage que l'anglais ne semble pas super endurant), voilà Monsieur qui se met à grogner. Un espèce de truc gutural bizarre et limite flippant.

Du coup, pour pas être en reste et leur faire comprendre que d'une certaine manière, tu étais là aussi, tu les applaudis bien fort et tu chantes God save the Queen à tue-tête.

Bon j'avoue, c'est pas le meilleur moyen de détendre le string de la voisine, cette histoire de Dieu qui a sauvé la Reine.

Mais bon, c'est pas ma faute si elle n'a aucun humour.

Et puis il y a l'autre fois où Aglaé (ma coloc à quatre pattes qui mange de la croquette frelatée) a décidé de m'échapper au moment où je rentrais le soir. Elle s'est pointée devant la voisine qui a été méchante avec elle (genre elle a voulu la pousser du pied).

Là, on peut dire que la guerre était ouverte (d'où elle bouscule ma coloc, cette conne ?!)

Depuis, tout entre nous passe par le regard. Et dans la petite phrase qui pique (enfin moi, surtout).

Cela a commencé avec cette fois où je la croise, un soir dans le hall. Même pas elle dit "bonsoir" (même pas elle a un minimum de politesse, donc). Je lui ai donc dit un grand "Bonsoir !", suivi de "Ce sont des choses qui se disent, entre voisins".

(1 pour moi, 0 pour la belette)

Et ce matin, cela a été le pompom. Je sors de chez moi. En même temps que la fouine. Elle a deux serrures, j'en ai trois. Et bien au lieu d'attendre quelques secondes pour que je puisse prendre l'ascenseur avec elle (6 étages), elle s'est barrée.

Grande classe.

Là où j'ai rigolé, c'est que 10 minutes plus tard, je la croise à la Poste. J'avais un colis à retirer, elle un recommandé à envoyer.

Visiblement, la princesse n'a pas trop l'habitude du snail mail et galérait pour savoir comment acheter la vignette qui va bien à la machine automatique. L'air penaud, elle vient vers moi l'oeil suppliant. Je lui ai donc montré sur quel bouton appuyer. En lui précisant, dans un grand sourire, que "C'est a peu près comme patienter deux secondes dans un ascenseur: ce n'est pas à la portée de tout le monde".

Tu peux ramasser tes dents, maintenant, connasse.

lundi 8 mars 2010

Journée de la gonzesse

Salut les gens.

(oui, je suis reviendue) (même si en vrai, j'ai cru une nouvelle fois trépasser pendant mes -petites- vacances, étant ENCORE malade. Je crois que mon corps essaie de me dire un truc, va peut être falloir que je songe à l'éventualité de l'écouter. Un jour.)

Me revoilà donc sur la grande toile de l'internet mondial: tu penses bien, étant revenue au boulot, j'ai à nouveau du temps pour écrire ici (sans rire). Et manque de bol, le jour où je reviens, c'est la Journée mondiale de la Femme.

Mona_Kuhn_3.jpg

Si tu me suis un peu, ami lecteur, tu auras noté qu'avec une régularité consternante de ma part, le 8 mars est chaque année l'occasion pour moi de m'énerver un peu. Non pas que ce soit mon genre, car on le sait bien, je n'ai aucun caractère et je suis lisse comme une toile cirée. C'est en tout cas ce que disent certaines copines blogueuses, qui se reconnaitront sans nul doute (les putes).

(ça, c'est fait)

Le 8 mars, la journée mondiale de la Femme, donc. Ce truc m'énerve. Non pas que je sois contre le féminisme: chacun fait ce qui lui plaît, hein. Bien que je dois avouer que le côté Chienne de garde hystérique qui brandit son soutif à tort et à travers en bramant comme une poissonnière, c'est pas exactement mon truc.

Mon truc à moi vient plutôt de mes origines. De deux grands-mères qui ont su à leur époque, être pour l'une chef d'entreprise/résistante active/mère d'une famille nombreuse, et pour l'autre résistante dans l'armée républicaine espagnole/réfugiée de guerre/mère de famille.

Mon truc à moi, c'est d'essayer au quotidien, par mes valeurs, mes convictions, mon travail, d'être à la hauteur de l'héritage qu'elles m'ont laissé: la fierté d'être femme.

Attention, je ne me cache pas la réalité de certaines femmes dans le monde, je réagis essentiellement à la façon dont certaines se gaussent de leur féminisme une journée par an.

Et je pense que le serpent se mord la queue lorsqu'on revendique une égalité en consacrant, par une journée dédiée, une différence. Bref, si nous sommes l'égale de l'homme, pourquoi avoir besoin d'une journée spécifique pour nous ? La logique m'échappe...

Je ne vais pas rentrer dans un débat stérile et j'avoue qu'imaginer les commentaires qui ne vont pas manquer de suivre cette note me fatigue d'avance (cf. Les années précédentes...).

Juste, cette journée ne fait que reflèter un non sens. Et puis, si on regarde un peu les autres "journées de...", il y a de quoi avoir peur...

Parce que c'est vrai qu'il y a des causes qui méritent une mise en lumière redondante. D'autres, comme celle d'aujourd'hui, qui ne doivent avancer que par des actes du quotidien, et non par une hypocrisie calendaire.

Mais bon, je respecte la fierté de certaines d'avoir "leur" journée qui leur permet d'avoir des réducs en parfumerie, et pour mémoire, voilà un petit aperçu des prochaines "journée de..." qui nous attendent, histoire qu'on voit bien que notre cause n'est pas la seule...

26 mars: journée nationale de la courtoisie au volant
28 mars: journée nationale du fromage
11 mai: journée du pied
14 juin: journée mondiale du tricot
31 août: journée mondiale du blog (AH AH AH)
9 octobre: journée mondiale de la Poste
26 octobre: journée mondiale des pâtes
13 novembre: journée mondiale de la gentillesse

Il n'y a pas à dire, avoir sa propre journée c'est hyper valorisant...

Crédit photo: Mona Kuhn

jeudi 7 janvier 2010

Erreur de casting

Ben tiens, je vais rebondir sur une note des Ménagères, qui aujourd'hui nous causent d'un échange de mails et qu'il y en a ras le bol de ces agences de RP qui ne prennent même pas le temps de lire ce qu'écrivent les blogueurs auxquels elles s'adressent comme si on était pote de chambrée.

Oui, je vais donc rebondir sur ce qui a été écrit ailleurs, et vous faire le même coup du copié-collé d'un échange de mails (je n'ai aucune personnalité aujourd'hui) (les autres jours non plus ? Ah)

Donc que s'est il passé ? Alors je n'ai pas reçu le même mail que Dom & Manou. Me concernant, il s'agissait d'une agence qui voulait "recruter" un blogueur pour qu'il intervienne dans une émission de paris sportifs (oui, là, déjà, vous vous demandez pourquoi ils m'ont écrit à moi. Et bien je ne sais toujours pas).

Voici donc le mail que j'ai reçu le 22 décembre dernier:

"Bonjour, R&G Productions est une société qui produit une émission diffusée chaque samedi matin depuis un an sur France 2, intitulée « Côté Match ». C’est un programme de pronostics sportifs (durée 26’) présentée par Laurent Luyat entouré d’experts foot (Basile Boli, Didier Roustan, Emmanuel Petit, Marco Simone …) et rugby (Fabien Galthié). Leurs paris sont réalisés à partir des cotes fournies par la Française des Jeux, seul opérateur de paris sportifs légal à ce jour en France.
Nous souhaitons faire évoluer le concept de l’émission qui s’appellera désormais « Paris sportifs » en y intégrant des « blogueurs », experts en paris sportifs, qui viendront sur notre plateau TV livrer leurs paris. Le principe étant à chaque fois de donner à chaque blogueur une mise de départ de 50 € qu’ils devront répartir sur plusieurs matchs et différentes natures de paris (1ère équipe qui marque, score exacte, 1N2 à la mi-temps, 1N2 à la fin du match, etc).

En surfant sur les blogs et les sites consacrés aux paris sportifs, nous avons remarqué la pertinence de vos propos et de vos paris. Aussi nous nous permettons de vous contacter afin de voir avec vous si vous seriez tenté de participer à notre émission. Sachant qu’il s’agit d’une intervention d’une ou deux minutes en fin d’émission où vous expliqueriez vos choix en matière de paris.

Nous sommes à votre disposition pour en discuter, voire vous rencontrer le mardi 5 janvier à partir de 18 heures dans nos bureaux afin d’effectuer un premier essai devant une caméra.

Merci de bien vouloir nous contacter si cette initiative vous intéresse afin de nous confirmer votre venue. Vous pouvez aussi nous poser dès à présent vos questions si vous souhaitez plus de précision.Personne à contacter : Blablabla...

Donc là, j'apprends que mon blog est spécialisé en paris sportifs et que mes propos sont pertinents. Bien bien bien... En fait, tout cela me fait marrer, et j'opte pour l'appel à "la personne à contacter", pour lui dire que c'est gentil d'avoir pensé à moi mais qu'à moins d'envisager une potiche dans leur émission, je ne corresponds pas exactement à ce qu'ils cherchent.

J'ai donc téléphoné, en laissant un message tout choupie et souriant et en donnant mes coordonnées. Pour qu'on me rappelle.
Je n'ai pas eu de réponse: pas d'appel, pas de mail. Rien suite à mon message.

Je me dis donc, sur le coup, en toute logique, qu'ils se sont rendus compte de l'erreur de casting et je passe à autre chose (Noel, la bûche, l'alcool etc...). Et puis de toute façon, un tour de bocal me suffit à zapper l'histoire, tellement tout cela a peu d'importance.

Et puis v'là t'il pas que lundi (4 janvier, donc), je reçois ce mail, de la part de celui à qui j'avais laissé un message:

"Bonjour,

Comme prévu, le rendez-vous avec les blogueurs est fixé le mardi 5 janvier à partir de 18 h dans nos bureaux. Merci de me confirmer votre présence.

Genre: "cocotte, tu sera gentille de bouger ton cul pour nous dire si tu viens ou pas à notre casting de la muerte.

Et là, cela a commencé à me gonfler un peu tout en me faisant sourire, parce que tout de même, ils sont bien ridicules, certains, avec leurs fichiers pas mis à jour et totalement erronés.

Alors du coup, j'ai pris sur mon temps précieux pour répondre à ce Monsieur:

"Monsieur,

Le 22 décembre dernier, j'ai reçu un mail de M. XXX m'informant de ce rdv. Son mail mentionnait votre numéro de portable, pour toute information que nous souhaiterions avoir.

Je vous ai donc appelé sur votre portable le 22 décembre dernier. J'ai laissé un message avec mes coordonnées. Vous n'avez à aucun moment jugé utile de me rappeler.

Comme à aucun moment vous n'avez jugé utile de regarder de plus près le blog des personnes que vous avez contactées.

Alors pour votre information, et afin qu'en 2010 vous en sachiez un peu plus qu'en 2009 sur les blogueurs que vous contactez, mon blog ne parle absolument pas de paris, sous quelque forme qu'ils soient, sportifs ou autres.

Pour être bien claire, je me fous totalement du foot, du rugby ou tout autre sport en général.

Je m'en tamponne le coquillard des paris, quelque soit leur objet.

Mon truc à moi, se sont les choses qui intéressent les filles. Les expos, le théâtre, les vernis à ongles et George Clooney.

De fait, à moins que vous ne soyez le sosie de George, que vous soyez célibataire, hétéro, sorti des jupes de votre mère et financièrement indépendant, je ne vois aucune raison pour que vous persistiez à me proposer de venir à votre "rdv blogueurs" de demain.

C'est vrai que tout cela aurait pu être dit plus simplement: vous n'aviez qu'à me rappeler le mois dernier. Et peut être avoir un ton moins cavalier dans votre mail.

Mais les longs mails et un peu d'impatience de ma part n'excluent pas sourire et bonne humeur, c'est la raison pour laquelle je vous souhaite une très belle année 2010, dénuée d'erreur de casting !

Belle soirée à vous,

MissBBB"

Et bien même pas il m'a répondu. Non seulement ils ne sont pas professionnels, mais ils sont également totalement dénués d'humour.

Je suis déçue, vous pouvez pas imaginer comment.

1Le_foot_est_ma_raison_de_vivre.png

NB: J'ai laissé le nom de l'agence, ça leur fera les pieds. En même temps, comme ils ne sont pas venus sur mon blog avant de m'envoyer un mail, je doute qu'ils y viennent maintenant. Mais bon.

vendredi 17 avril 2009

Mode "connasse" ON

Il y a des jours où on a eu du mal à se lever et quand on s'est bien précipité pour arriver au boulot pas trop tard et à peu près présentable, ben on regrette toute cette précipitation.

Ce matin, j'aurai mieux fait de rester couchée. Parce que merde, quand même, hein.

Alors pour braver l'immobilisme et l'incompétence notoire à laquelle je suis confrontée au taf, pour passer outre les conneries qu'on me demande de faire et qui viennent me faire perdre du temps alors que je pourrai bosser sur des trucs plus intéressants et intellectuellement d'un autre niveau, pour continuer de lutter contre la solution de facilité qui s'offre à moi (on me veut toute ailleurs, mais après réflexion, quitter Paris n'est pas une bonne idée) (Je crois), il m'a fallu trouver une arme.

Du genre destruction massive des mauvaises ondes.

...

...

Alors aujourd'hui, je serai Madame Connasse.

madame-connasse2.jpg

Je te laisse, ami lecteur. Faut que j'aille me faire des couettes tresses.

vendredi 6 mars 2009

La gonzesse, une espèce en voie de disparition ? (je vais encore me faire des copines avec cette note...)

Dans deux jours, c'est la Journée de la Femme.

Les autres journées spéciales comme ça, dans le calendrier, sont normalement pour les grandes causes ou les espèces en voie de disparition. Pour pas qu'on les oublie.

Mais là... "Journée Internationale de la Femme".... cela me laisse sceptique. Même s'il est vrai que dans certains pays le sort des femmes est abominable et qu'il est urgent, indispensable d'agir, je ne vois pas le rapport.

Parce que ce que j'en vois, moi, de la Journée de la Femme, habitante de la capitale d'un pays développé, c'est des réducs pour acheter de la lingerie, des fleuristes qui vous harcèlent par voie d'affichage (et tendent à culpabiliser ces pauvres hommes, qui n'ont même pas une Journée qui leur est consacrée), des discours à la con sur "la place de la femme dans notre société"... Non mais sans déconner...

Parce que soyons clairs: s'il existe des discriminations, elles ne concernent pas que les femmes. S'il existe des situations de vie inacceptables, elles ne concernent pas que les femmes. Il y a plus de 30 ans que nos ainées brûlaient leur soutien-gorge et j'ai l'impression que nous en sommes restés là. On continue de gueuler au lieu de se comporter en égales des hommes.

Personnellement, je suis féministe dans le sens où je m'estime l'égale de l'homme. Pas dans le sens "j'ai besoin que les tiers reconnaissent cette égalité". J'ai déjà été confrontée à des réflexions à la con, au boulot notamment, concernant des salariées. Parce qu'elles étaient femmes. Et c'était avec un malin plaisir que je renvoyais un exemple similaire, en évoquant le cas d'un salarié. Histoire de reposer les bases: ça se passe entre êtres humains, point barre.

Si je suis d'accord sur le principe des inégalités à combattre, je ne vois pas en quoi les femmes en seraient les seules victimes. Et de ce que j'entends des discours à droite et à gauche, de ces défenderesses d'un monde meilleur pour les XX, cette position de victime est constamment défendue.
On réclame l'égalité, mais on se comporte en inférieure qui aurait un bout de bifteck à défendre.

Consacrer une Journée à la Femme revient en mon sens à proclamer une inégalité qui n'a plus lieu d'être. En tout cas pas chez nous. Et le mauvais traitement qui peut être fait ailleurs ne sera pas nécessairtement montré du doigt à l'occasion de cette Journée: hérésie, parce que c'est clairement essentiellement à ça que devrait servir cette Journée.

Tout ceci ressemble à un discours politiquement correct pour faire plaisir à une minorité. Et donc ça me gonfle. C'est quoi le prochain truc médiatico-politico-percutant ? "2009 année de la meuf" ?!

Non mais sérieusement...

journee_de_la_meuf.bmp

lundi 9 février 2009

Il y a du pervers pépère dans la blogosphère...

Amies blogueuses, cette note est à votre attention. Car le loup est dans la bergerie et telle ces pourfendeurs des injustices (Francis Lalanne et autre Nikos Aliagas), je me dois de vous alerter.

Je m'en doutais depuis longtemps (avec une tignasse pareille, le sujet cachait forcément quelque chose), j'en ai eu la confirmation hier. Enfin, ce matin, puisqu'il était 1h34 du matin quand Nael m'a envoyé un message FB pour m'avouer, sans l'ombre d'un moindre indice d'un début quelconque de gêne, qu'il tripotait les fesses des inconnues (mais seulement après leur avoir demandé leur prénom, car il est quand même poli, le garçon).

C'est donc un peu le dragueur des soirées blogueurs, où il se passe toujours quelque chose, car il fait ce que personne n'ose...
En même temps, un mec qui exhibe son penchant pour les string Hello Kitty, forcément, il est moyen clean...
hello_kitty.jpg

Donc Mesdemoiselles, gare à vos fesses et au grand chevelu s'il s'approche de vous lors d'une prochaine soirée de la blogo-nombriliste-parisienne, en vous demandant votre prénom: il est fort probable qu'une main baladeuse vienne finir sur votre postérieur.

(Nael, ma poule, va falloir négocier sec si tu veux que j'enlève cette note, mais fallait pas me provoquer...)

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