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Coup de coeur Lecture !

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jeudi 14 août 2008

Mes livres des vacances

15 jours de vacances, même s'ils comprennent une semaine de sport, sont toujours l"occasion de bouqunier tranquillement, dans un hamac, sur une serviette de bain (soupir)... Ayant conscience que lire au soleil est générateur de sieste prolongée, j'avais pris dans mes valises deux policiers (ça se lit tellement bien en été !) et un bouquin sur lequel j'étais tombé totalement par hasard à l'aéroport. Dans l'ordre chornologique, j'ai donc lu:

dans-les-bois-hc.jpg "Dans les bois", d'Harlan Coben. J'avais déjà lu deux livres de cet auteur, et soyons franc, ce dernier opus ne fait pas dans l'originalité: une personne disparue, son frère qui la cherche partout (ce qui est globalement toujours le même thème dans les livres de Coben...). Mais soyons honnêtes: Coben a le talent de nous emporter dans ses histoires. Même si on devine quelle va en être l'issue, il sait suffisamment intriguer et parfois même nous surprendre pour que nous dévorions les pages. Le problème, c'est que quand la chute du roman est aussi élevé qu'une blague de Toto, ben on est déçu. Encore une fois, "Dans les bois" a un dénouement déçevant par rapport au rythme du livre. Comme à chaque fois, je me dis que je ne m'y laisserai plus prendre. Tout en sachant très bien que je craquerai une nouvelle fois l'été prochain...

Mary_Higgins_Clarck.jpg "Deux petites filles en bleu", de Mary Higgins Clark. Je sais, je n'ai pas fait dans le policier récent, alors que le premier opus de Millenium attend sagement sur ma table de nuit que je daigne enfin l'ouvrir... c'est un peu la honte. Mais, encore une fois, il s'agissait de lire sans se prendre la tête, et il faut dire que Mary est un peu l'auteur idéal pour cela. tous ces romans se finissent bien, c'est plein de bons sentiments. Ma mère a lu tous ses bouquins, me les vendant comme "à ne pas manquer". "Un cri dans la nuit" m'avait laissé perplexe sur les goûts de lecture de la Reine Mère, il en est de même pour les deux gamines en bleu. Pour faire bref, j'ai surtout eu l'impression de lire le scenario du prochain téléfilm policier de M6: on s'emmerde un peu, mais on persiste parce que quand même, on veut vérifier que la fin est bien celle que nous imaginons depuis la 3ème page. Et finalement, on n'est pas déçu: c'est bien la fin imaginée depuis le début. Autant Coben sait emporter le lecteur, Higgins Clark ne fait que nous raconter des histoires qui tentent de nous angoisser. En fait, j'aurai du lire un bouquin de Bellemare, pour avoir des émotions fortes...

Le20sexe.jpg "Le vingtième sexe", de Rosemonde Pujol. Grand grand coup de coeur pour ce livre que je suis en train de finir. Je suis tombée dessus totalement par hasard à l'aéroport, je ne connaissais pas l'auteur, je ne voyais pas ce que le titre cachait. J'ai lu quelques pages, et j'ai accroché tout de suite. Rosemonde Pujol est née en 1917, enfant naturelle (bâtarde, comme on le disait si bien à l'époque), elle a suivi la voie toute tracée qui l'a menée vers les religieuses... pour être ensuite tour à tour officier de la résistance, rare femme diplômée de l'école d'électricité, journaliste économique, écrivain notamment d'un plaidoyer du plaisir féminin ("Un petit bout de bonheur"). Impressionnant. Dans le "20ème sexe", elle nous raconte, à travers son regard de femme pleine d'humour, la place des femmes dans l'histoire de France. Celle qui nous est proche. Et forcément, ce témoignage passionne. Parce que je peux m'empêcher de penser à ma grand mère maternelle, résistante du régime franquiste, entrée à 15 ans dans l'armée républicaine espagnole pour sa liberté, avant de se retrouver en camp de détention du côté de Barcarès. A mon autre grand mère, qui a été tour à tour chef de son entreprise de tissus, orthoptiste... mais aussi mère de 6 enfants. Et parce que je suis une femme, née enfant naturelle a une époque où c'était encore compliqué à gérer pour les parents, consciente de la chance que j'ai de pouvoir choisir ma vie, d'occuper un poste à responsabilité dans une grosse boite, de prendre la pilule, de voter, d'avoir mon indépendance. Sans être chienne de garde (au secours...), je connais ma chance et je sais que je la dois aux combats passés.
Je recommande vivement la lecture du "20ème sexe", parce qu'il faut savoir quels ont été ces combats.

lundi 17 mars 2008

Cruel dilemme...

J'adore m'inventer des faux gros problèmes: cela permet ainsi de se dire que les vrais soucis, eux, sont quelque peu relatifs... (On trouve la relativité où l'on peut) Alors pour oublier le retour dans la grisaille parisienne après une semaine de bonheur à deux sous le soleil des Caraïbes et le torrent d'interrogations nées d'une première journée de travail forte en rebondissements, me voilà contrainte de détourner mon attention. Et donc de me créer un faux gros problème. Qui sera aussi l'occasion d'ouvrir une rubrique "Coup de coeur Lecture !".
Je vous présente donc le faux gros problème de la semaine: mais quand vais je trouver le temps de lire tous ces bouquins que je viens d'acheter ? Ou: comment essayer de trouver une justification pour des vacances immédiates de 15 jours ?
Ben oué. Alors revenons en au début: j'adore lire. Me plonger dans un nouveau monde, m'attacher à des personnages. Leur créer une attitude, des expressions, une garde robe, selon les indications de l'auteur, affreux manipulateur qui nous mène par le bout du nez nous lecteurs, qui adorons cela... J'aime le contact d'un livre, l'odeur des pages, l'aspect qu'il prend à force d'être promené dans mon sac, bien que je sois particulièrement attentive à le garder en bon état, à ne pas abîmer ses pages. J'ai toujours cette nostalgie de quitter des personnages auxquels je me suis attachée, au point parfois de ralentir la lecture des derniers chapitres afin de prolonger le plaisir. Plaisir que j'aime réveiller en offrant un livre que j'ai aimé. Mais cette démarche est souvent difficile, car relève pour moi de l'intime: je dévoile ce qui m'a touchée, émue. Je me dévoile donc un peu, il faut donc que cela soit un être cher qui reçoive cette offrande.
Bref, je m'égare. Donc j'aime lire. Et autant vous dire que de trainer sur un transat au soleil est pour moi totalement indissociable d'une bonne lecture. Et sous les cocotiers, j'ai bronzé avec "Les yeux jaunes des crocodiles" de Katherine Pancol.
crocodiles.jpg Je sais, cela fait un bon moment qu'il est sorti. J'arrive après le déluge. Oui, mais j'ai des excuses. D'abord, pour moi, Pancol c'est l'auteur (je met pas de "e" à la fin, je trouve ça moche la féminisation à tout va façon chienne de garde) que ma mère aime. Depuis des lustres, je l'entends me dire que Pancol elle écrit bien, que ça me plairait etc... Comme toute fille qui se respecte, j'ai eu une certaine défiance vis à vis de ses romans. Forcément. Mais les crocos m'ont fait des yeux doux, le bouche à oreille à été positif, j'ai donc tenté le coup. Et me suis retrouvée plongée dans une croisées de vie. Il y a une femme, récemment abandonnée par son mari, mais il y a aussi sa soeur, sa mère, son beau père, ses filles... Une croisée de destinées, de rapports à la vie, l'amour. On peut se retrouver un peu dans chaque personnages, dans leurs contradictions, leur incertitudes, leur lâcheté parfois.
J'ai beaucoup aimé. Alors cela n'est pas sans regret que la semaine dernière, à 7000 km de mon chez moi, j'ai du lire les dernières pages et ainsi abandonner ces personnages si attachants... Et quelle ne fut pas ma surprise en découvrant ce week end que la suite était sortie, et m'attendait, là, prête à être emballée dans un joli papier rouge pour que l'aventure continue !
Et oui, l'avantage de ne pas être super en avance sur la lecture des livres à leur sortie, c'est que la suite est plus rapidement sur votre table de chevet... Voici donc "La valse lente des tortues", suite des crocodiles, dont je ne manquerai pas de vous parler dès qu'il sera terminé.
tortues2.jpg Mais là où le dilemme se pose, c'est qu'en découvrant cette bonne surprise, je découvrais également (faut pas partir en vacances, il se passe trop de trucs quand on n'est pas là...) qu'Anna Gavalda sortait enfin son nouveau livre: "La consolante".
La_consolante.jpg
Si on résume, je me suis donc offert ce week end, derniers jours de vacances, plus de 1200 pages à dévorer. Comment vais je faire ? Les lire en cachette au bureau ? Risqué, et puis c'est mieux quand on est confortablement installé avec un thé chaud à portée de main... Les lire lors des trajets ? Impossible, je ne suis plus une victime de la RATP depuis que j'ai ma bagnole de fonction, et je n'ai pas assez d'embouteillages sur ma route... Lire jusqu'à plus d'heure le soir ? C'est ce qui me pend au nez, bien que cela ne soit pas la meilleure solution non plus, car je vais plafonner à 3h de sommeil par nuit, et perdre en efficacité au bureau...
Je ne vois donc qu'une seule solution: quémander 15 jours de vacances supplémentaires. Parce qu'en fait, je ne suis pas encore totalement reposée. Et puis il y a des priorités, merde.