JF in the City

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Brèves de la louze intersidérale

Fil des billets - Fil des commentaires

vendredi 3 février 2012

Comment je suis devenue la (presque) Reine du Flip-Flap (*)

(*) Terme de Gymnastique artistique, désignant un saut par renversement arrière (tout un programme, n'est ce pas)

Ami lecteur, je t'en ai parlé: la raison de mon absence en ces lieux pendant quelques temps a notamment été la conséquence d'une mauvaise chute, dont le résultat a été une fêlure ET une fracture du radius (ne faisons pas les choses à moitié), accompagnant l'inévitable entorse du même poignet. Le droit bien sûr, c'est beaucoup plus drôle de se péter la main qui nous est la plus utile. Bref, du LoLiLoL dans mon avant bras pendant 6 semaines... Et aujourd'hui encore, pour être tout à fait honnête.

Et laisse moi te dire que quand tu te pointes au taf le lundi matin avec le bras en écharpe, tout le monde prend un air désolé pour te demander ce qu'il s'est passé: accident de voiture ? Chute dans les escaliers ? Agression ??... Pour répondre, tu prends un air digne et te contente d'un "talon qui s'est coincé dans le rail d'un ascenseur" qui déjà en soi, n'est pas des plus victorieux mais te semble, sur le coup, beaucoup moins pathétique que la réalité. Ajouté au fait qu'il est de notoriété publique que tu es constamment perchée sur des talons de 10 à 12 cm, tu sens un petit souffle de crédibilité couvrir ce presque-mensonge.

Parce que oui, c'est un presque-mensonge. La réalité est telle qu'en lisant cette note, Ami lecteur, tu vas toucher du doigt l'essence même du Glamour.

C'était un samedi soir. J'étais donc dans un ascenseur, la soirée avait été jusqu'ici assez arrosée. Et dans cet ascenseur avec moi, un bel homme dont les circonstances de la rencontre etc... ne sont pas le propos, mais voilà l'essentiel: on se plaisait. Ses gestes, son attention jusque là n'avaient pas laissé place au doute. Nous nous étions par un heureux hasard retrouvés tous les deux seuls dans cet ascenseur, dont la porte coulissante par laquelle nous étions entrés était derrière lui (visualise bien)

Il appuie sur le bouton de destination. Il me regarde. Je le regarde. Sourires entendus... Il s'avance vers moi.

Là, sentant approcher ce moment où tu côtoies les étoiles par la magie d'un baiser fougueux où l'homme se comporte en vrai mâle et te plaque contre un mur pour te montrer que c'est lui qui décide, tu laisses parler ton instinct de femme soumise et décide de la jouer glamour en te laissant aller contre la paroi derrière toi et te retrouver ainsi offerte à son étreinte.

('tain, on se croirait dans un Harlequin)

Donc tu te laisses aller sur la paroi derrière toi.

Sauf que l'ascenseur avait une porte coulissante d'entrée (derrière le mâle, donc) MAIS AUSSI (la fourberie) une porte coulissante de sortie. Derrière toi. Sauf que tu l'avais pas vue. Ni entendue s'ouvrir.

Et voilà donc qu'en te laissant aller en arrière pour accueillir ce que tu croyais être une étreinte enflammée, tu chutes dans le vide, ne pouvant rien faire si ce n'est prier pour que le mur du hall ne soit pas trop éloigné de la porte de l'ascenseur.

C'est une fois avoir pété ton poignet et violemment fini ta chute en fracassant l'arrière de ton crâne sur ce fichu mur bien trop éloigné que tu réaliseras que point d'étreinte il ne fallait attendre: le bel homme s'étant avancé non pas vers toi, mais vers une porte de sortie que tu n'avais pas entendue s'ouvrir.

Bref, le talon dans le rail de l'ascenseur, c'est tout ce que tu as trouvé à dire quand l'éphèbe t'a aidée à te relever. Mais aussi quand tu es arrivée aux Urgences (le lendemain, car bien sûr "Mais non ça va ! Ca va passer ! Hi hi hi !") (conne un jour, conne toujours). Quand tu as téléphoné à tes parents pour leur raconter. Quand tes potes se sont inquiétés. Quand tu es arrivée au taf le lundi matin. Quand tu affichais ton orthèse en accessoire de ta robe de cocktail lors d'un mariage quelques jours après. Quand ta famille lors du repas de Noël, s'est inquiétée des circonstances de ta chute....

poignet.jpg

Et c'est ainsi que l'on comprend chaque jour un peu plus pourquoi je me répète ces quelques mots de Jennifer Aniston comme un Mantra: "Ridicule does not kill. And what does not kill you makes you stronger."

jeudi 11 novembre 2010

En apesanteur (ou presque)

La vie nous offre parfois ces moments uniques, hors du temps...

Il y a quelques jours, j'étais invitée à une projection, dont je vous parlerai d'ailleurs très vite. La soirée a débuté par un charmant cocktail, avec son lot de petit bavardages autour de bulles alcoolisées, au 8ème étage de l'immeuble. Jusqu'au moment où il nous a fallu descendre au rez de chaussée pour rejoindre la salle de projection.

Comme vous pouvez l'imaginer, petit attroupement devant les ascenseurs. L'un deux s'ouvre, deux hommes y pénètrent et invitent les convives à descendre avec eux. Occupée à récupérer ma veste, je ne fais pas très attention, jusqu'au moment où je me me retrouve devant l'ascenseur et décide d'y monter.

C'est alors que je lève le nez et réalise que le deux hommes dans l'ascenseur sont en fait deux charmants éphèbes (*) souriants, m'invitant à les rejoindre. L'ascenseur est grand, nous serons bien à trois.

Là, tout a fonctionné au ralenti. Dans ma tête, j'entends la voix de Barry White qui commençe à susurrer "It feels so good, You lying here next to me, Oh, what a groove..."

Je rentre mon ventre, courbe l'échine et fais pointer mes seins. Je sens que je vis un moment hors du temps, une véritable tension sexuelle monte entre les deux charmants éphèbes et votre dévouée. Je sens une petite brise soulever ma robe légèrement et faire onduler ma crinière. Je baisse les yeux et souris. Je sens le charme agir et je le laisse faire. C'est chaud, c'est bon. Ma main droite ramène mes cheveux derrière mon oreille, dans un geste timide et séducteur. D'un pas délicat et léger je monte dans l'ascenseur.

... Cette saloperie d'ascenseur qui se met alors à sonner. Genre volume au maximum.

"BIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIP"

En langage ascenseur, cela signifie "Vire ton gras du cul d'ici, connasse".

(C'est tout)

(*) Bon en vrai il s'agissait de Vinvin et d'un autre homme que je ne connais pas, il n'y a pas vraiment eu de tension sexuelle ni de brise légère dans mes cheveux, mais j'ai donné la priorité aux besoins narratifs (hin hin)

mardi 7 septembre 2010

Brève de la louze

Peuple de l'internet mondial, bonjour ! Dis donc, t'as du comprendre depuis quelques temps, si tu es un peu assidu, que je suis la Reine de la gaffe ou en tout cas, du moment de solitude.

Tu sais, ce moment où tu regardes la ligne bleue des Vosges en prenant un air dégagé, genre "tout va bien, je maîtrise", gonflé à l'amour propre et à la mauvaise foi, alors qu'en fait, dans le dedans de toi, c'est juste la grosse honte et t'es tout rouge du dedans ? Ben ça, c'est un peu mon quotidien.

Pour les bienheureux qui font partie du carré VIP qui me suit sur Twitter, ces moments là je leur en parle. Parce que Twitter, c'est une info en 140 caractères maxi, donc ça fait genre que j'envoie des blagues Carambar à mes happy few. Ah ça, on se marre (eux, surtout)

Jamais avare de rigoler de moi même (je pratique donc aussi bien l'autodérision que le narcissisme), je créé donc ce jour une nouvelle catégorie de note, pour tous ces petits moments de joie (et de ridicule). Ce seront mes "Brèves de la louze intersidérale". Et ça commence aujourd'hui. Voilà. Accroche ta main à ma taille et on démarre.

Bon alors allons y... Imaginez: je suis au bureau. Mon portable sonne, je ne peux pas répondre. Je décide donc de rappeler plus tard.

Plus tard arrive. Le numéro qui a cherché à me contacter est une ligne fixe. Qui commence par 01.58. etc...

Du coup, je décide de rappeler de mon téléphone fixe. Or, il faut faire le zéro pour sortir. Ce que je zappe totalement. Du coup, je me retrouve à appeler le 15; puisque je suis pas "sortie" (connerie de téléphone, aussi). Et là, une Dame décroche:

Elle: "Bonjour Madame, que peut on faire pour vous ?"

Moi: "Bonjour, vous avez essayé de me joindre sur mon portable, je m'appelle Miss Blablabla"

Elle: "Madame, vous êtres au 15, c'est vous qui nous téléphonez et qui avez besoin de nous"

Moi (n'ayant pas tout à fait écouté son verbillage): "Ben écoutez, je sais ce que je dis, vous m'avez appelée sur mon portable il y a 1/4 d'heure ! Vous êtes qui ?"

Elle (compatissante):"Vous êtes au 15 Madame, et vous avez besoin d'aide. Que peut on faire pour vous ? Où êtes vous ?"

Moi (qui réalise enfin le bordel): "Non, ça ira, merci"

Oui parce qu'en fait, le 15, c'est le SAMU. Voilà voilà...