JF in the City

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jeudi 2 septembre 2010

Mes meilleurs copains

Cela a commencé par un mail de mon ami le plus proche, me disant qu’il s’était maté le film « Mes meilleurs copains » et que ce serait marrant que je fasse une note du genre « portraits des amis de fac » quelques années plus tard. Et d’ajouter dans son mail « A force de vieillir on commence à avoir vraiment la gueule de l'emploi... »

C’est pas faux.

Enfin, certains plus que d’autres, quand même, hein.

Je ne vais pas donner ici les prénoms (certains sont devenus des gens respectables) (AH AH AH), juste des descriptions. Avec le « 10 ans avant » et le « 10 ans plus tard ».
Ca ne fera rire que les personnes concernées (enfin, celles qui me lisent) et moi, mais on s’en fout. C’est pas comme si la bloguerie était un exercice sérieux en même temps. Ni comme si l’avis des lecteurs m’intéressait (je suis d’un sournois)

Commençons par l’initiateur de cette idée : Mon Pseudo Mari. Ce surnom lui a été donné par un de mes petits copains de l’époque (cas qui sera étudié juste après), parce qu’en fait, on est certainement plus proches que certaines personnes qui sont en couple. Mais sans les cochoncetés, donc.

Alors le Pseudo Mari… Connu à l’époque de la fac, nous sommes devenus proches grâce à une copine commune, toujours au bord du suicide, qui nous appelait à tour de rôle quand elle avait ingurgité le cocktail médocs/alcool. Que voulez vous, les couloirs des hôpitaux psychiatriques, ça créé des liens.

Nous nous trouvons, chère Maryse, avec un spécimen qui est un peu la caricature du gendre idéal, avec ses bonnes manières et sa tête de 1er de la classe. Il y a 10 ans, rapidement, nous sommes devenus super proches : il me chantait du Julio Iglesias dans le creux de l’oreille en cours, avait un humour trash totalement à l’opposé de l’image qu’il renvoyait, agaçait mon fiancé (oui… j’ai été fiancée…) par notre si bonne entente, me filait ses notes quand une manucure ne me permettait pas de venir en cours (j’avais déjà le sens des priorités).

Nous pensions tous à l’époque qu’il serait incasable parce que c’était pas le genre à sauter sur tout ce qui bouge ou encore à dévoiler ses sentiments (et puis sa gueule de puceau n’allait pas aider). Son truc à lui était de voyager loin et tout seul. Tu vois le genre… Et bien en fait il nous avait à l’époque dégoté l’une des plus jolies filles de la région. Un truc de fou.

10 ans plus tard ? Ben comme Julio, il n’a pas changé. Il continue de me chanter « Vous les femmes » quand j’ai une baisse de moral, il a toujours sa gueule de 1er de la classe (mais ça se voit qu’il n’est plus puceau, quand même). Bon la jolie fille n’est plus dans le paysage, il n’est pas franchement casé et comme il n’est toujours pas du genre à s’étaler sur sa private life et ses sentiments, nous sommes plusieurs à penser qu’il nous annoncera son mariage pour ses noces de vermeil. D’autant plus, il est parti vivre à l’autre bout du monde, loin là bas, bien que je lui ai dit « N’y vas pas, il y a des tempêtes et des naufrages » (et que du coup, il n’est plus là pour m’inviter au resto les soirs où je déprime) (le con).

Bref, 10 ans plus tard, le même. Et toujours indispensable à quelque décision que je puisse prendre.

Un de mes meilleurs souvenirs avec mon Pseudo Mari ? Etre assis tous les deux sur le sable, sans se parler, à regarder le soleil se lever, en revenant d’une nuit blanche improvisée en Espagne.

Vient ensuite Le Tombeur. Enfin, il y a 10 ans, quand il s’est pointé au DESS plusieurs semaines après la rentrée, ses rollers à la main, j’en pensais surtout que c’était un touriste. Quand j’ai constaté que c’était la caricature du parisien qui snobe un peu les gens du Sud, j’ai même pensé que c’était un con. Tu vois, on était parti sur des bonnes bases, tous les deux.

On ne fréquentait pas vraiment les mêmes gens (sauf le Pseudo Mari, qui s’est par la suite souvent trouvé le cul entre deux chaises) : lui sortait tout le temps (le couteau entre les dents), moi je vivais mes derniers mois de burka, un peu repliée sur moi-même, envisageant de plus en plus sérieusement de rompre ces fiançailles de merde dans lesquelles je m’étais laissée embarquée. Et puis j’ai enfin rompu et vécu en quelques mois la vie d’étudiante que je n’avais pas trop eue jusqu’alors : sortir, picoler, rigoler.

Et je ne sais comment, un soir peut être un peu arrosé, ben je l’ai trouvé moins prétentieux et con. Et puis il ondulait bien son boule sur le dancefloor. D’un coup, il devenait sympathique. Bref, nous avons été camarades de jeu(x) quelques temps puis ce salopard m’a larguée par téléphone (grande classe).

Mais en vrai, le Tombeur s’est avéré être un type bien, du genre sur lequel tu peux compter. Et s’il a eu des engueulades, quelque chose de fort s’est construit, une vraie amitié, singulière et tellement sincère. Comme quoi, faut laisser sa chance au produit.

10 ans plus tard ? Nos deux fichus caractères font qu’on continue de se provoquer gentiment, mais il est aujourd’hui comme un frère : chiant et protecteur. Toujours présent quoi qu’il arrive. Et que je l’adore. Est-ce qu’il a changé ? Non, et heureusement. Mais il s’est construit. Et c’est une belle personne.

Un de mes meilleurs souvenirs avec le Tombeur ? Il y en a plusieurs mais ce qui me touche est sa faculté d’éblouissement, comme lorsque nous écoutions (il y a fort fort longtemps) de la musique classique ensemble et qu’il s’émerveillait du mouvement d’un instrument. Ou lorsqu’à l’occasion d’une balade à Saint Guilhem du Désert, il a été capable de nous parler de la couleur d’un arbuste pendant des plombes (il nous en parle encore aujourd’hui…)

Bon en fait, cette idée de note était une idée à la con. Je voulais faire un truc drôle et voilà que je fais dans la note sucrée pour parler de gens que j’aime, que je considère comme ma famille de cœur et que grave ça me colle la blatte, parce que malheureusement, on ne se voit pas assez.

Et puis les trucs vraiment drôles, je ne peux pas forcément en parler sans prendre le risque que l’un d’eux me jette la fatwa.

Ceci dit, je serai bien curieuse de voir ce que ça donnerait s’ils se prenaient au jeu de l’exercice du portrait « 10 ans plus tard » me concernant… Chiche ? (ah... on me dit dans l'oreillette que oui, chiche...) (merde)

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lundi 30 août 2010

"So many songs in my mind, maybe less cause I've drunk so much wine..."

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samedi 28 août 2010

"Viens petite sur mon scooter..."

...Cela a commencé comme cela. On le sait, les hommes aiment faire rêver les femmes. Et c'est ainsi que l'on vit des moments hors du temps...

Ou carrément lunaires.

J'ai donc récemment été embarquée un soir sur un scooter et le beau gosse en question a voulu me faire rêver. A sa façon. Et on peut dire qu'il a de l'imagination, le bougre.

Je te raconte. Et pour la facilité du récit, trouvons lui un nom (soyons respectueux des réputations de chacun, hein). Vu que tout cela s'est passé dans le Sud et qu'ici on apprécie les espagnolades, appelons le Juan Carlos. Ça sonne bien ça, Juan Carlos.

Donc Juan Carlos m'embarque sur son scooter et nous voilà rendus sur une des paillotes locales en vue. Bon sauf que là, la saison se termine, qu'il n'y a pas foule, voire même c'est presque désert. On s'en fout, on va pas se laisser aller, on boit nos mojitos.

C'est là que les choses m'ont échappées et que je ne sais sur quel délire c'est parti, mais Juan Carlos décide de me faire découvrir Palavas-Les-Flots by night.

Oui, moi, Miss Blablabla, blogueuse influente et connasse du 16ème à mes heures, je me retrouve sur un scooter, à arpenter Palavas, la nuit.

(rigole pas, le pire n'est pas encore arrivé)

Sauf que Palavas, à 1h30 du mat', fin août, c'est un peu la mort du petit cheval niveau ambiance. Mais c'est pas grave, Juan Carlos reste dans son délire du "on va faire la tournée des endroits nazes". Comme je suis blonde et beurrée comme un petit Lu, je trouve l"idée super. Et nous voilà devant le Casino de Palavas.

Et de causer 5 min avec le clan des vamps (50 balais bien tassés, maquillées comme des voitures volées), qui sortent du Casino et expliquent à Juan Carlos (il a la côte avec le 3ème âge) qu'elles partent parce qu'elles n'ont rien trouvé à se mettre sous la dent.

Et donc scoop: à Palavas, la nuit, tu croises des veuves joyeuses qui ont le couteau entre les dents. Et trop de blush.

(les trainées)

Encouragés par cet échange, nous allons direct au Dancing du Casino. Et là, grosse grosse ambiance... trois couples en train de danser sur "Can't take my eyes off of you". Moyenne d'âge ? Elevée, sans nul doute. Je passe sur la commande de coupes de champagne Piper le Dauphin (c'est un peu l'autoroute du rire, avec Juan Carlos), l'interdiction formelle qui nous a été signifiée de danser avec nos coupes (WTF ??), les vieux qui se collent des mains aux fesses et font des figures de style sur la piste de danse. Bref, ça chauffe grave dans les bermudas.

Le pompom, c'est le 1/4 d'heure slow qui a débuté peu de temps après notre arrivée... On a quand même eu droit à L'été indien et une obscure soupe d'Hervé Vilard. Bon ok, on était dans un délire des endroits les plus nazes de la planète mais rapidement, Juan Carlos et moi sommes arrivés au bout du rollmops et avons enfourché le scooter à la recherche d'un autre haut lieu des soirées palavasiennes.

C'est comme ça que nous sommes arrivés dans LA boite de Palavas, celle qui se trouve aux arènes. Le Latina quelque chose (Piper le dauphin semble avoir causé de sérieux dommages collatéraux au niveau de ma mémoire).

Là encore, foule en délire: au moins 10 personnes sur le dancefloor. Mais au moins, il y avait de la jeunesse.
C'est à n'y rien comprendre: où sont donc passés tous les aficionados du camping censés échouer ici ? Bref, nous n'avons pas failli (l'alcool aidant, faut avouer) et sommes (un peu) restés. Enfin, le temps de deux verres, quoi. Et de quelques cigarettes (la Loi Evin semble ne pas être arrivée jusque là) (et c'est tant mieux, parce qu'à part picoler et fumer en rigolant sur des conneries, y'avait pas grand chose d'autre à faire au Latina truc). Et d'observer des boutonneux gigoter mollement devant des Loanas en devenir, jupes-tutus et licorne tatouée de circonstance.

Bref. Tu comprends maintenant pourquoi je parlais de soirée lunaire.

Le pire, c'est que c'était une très bonne soirée et que ce genre de délire, c'est tout à fait mon truc.

Ou alors, il est urgent que je rentre à Paris pour retrouver tout sens commun.

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(oui parce que quand même, à Palavas, il y a du level mais on voit ça aussi, le lendemain d'une soirée hors du temps)

jeudi 26 août 2010

Les jolies choses

Aujourd'hui, ce blog a 5 ans. Autant le dire tout de suite, c'est un ancêtre de ce monde merveilleux de la blogosphère, où l'on passe tant de temps à se regarder le nombril, à se tirer dans les pattes, à critiquer, encenser, détester ce que l'on a un temps aimé... Bref, on se croirait à la Cour.

C'est n'importe quoi, donc.

Mais 5 ans de blog, ce sont aussi de belles rencontres. Je le dis chaque année à l'occasion de l'anniversaire du bloug, mais c'est incroyable de constater comme de jolies choses sont arrivées grâce à l'internet mondial. Aujourd'hui, autour de moi, parmi la garde rapprochée, la plupart des personnes ont été rencontrées via ce blog. Ne serait ce que pour ça, j'ai été bien inspirée il y a 5 ans quand, par ennui et curiosité, j'ai ouvert les portes.

Mais en vrai, ce qui compte le plus aujourd'hui, ce n'est pas cet anniversaire, mais une arrivée. Une arrivée au Monde, dans nos vies, de celui que l'on attend depuis 9 mois.

Sa Maman est comme ma petite soeur, c'est vous dire à quel point le coup de fil de ma Tante ce matin m'a émue. Parce qu'on aime être réveillé par les jolies nouvelles. Parce qu'heureusement il y a du choupi dans la vie. Et parce que la famille, bousculée violemment ces derniers mois, va enfin avoir sa dose de douceur.

C'est donc la larme à l'oeil d'émotion et de bonheur que je souhaite un grand ouelcome au petit Alexis :-]

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(Ceci est le bidou de ma cousine, même pas en rêve vous utilisez cette photo sans autorisation)

Crédit Photo: p-sk.fr (allez voir, voilà un photographe avec du talent inside)

vendredi 13 août 2010

Mon coeur vacille et tangue...

(Public de mon coeur, ne te formalise pas sur l'intensité dramatique du titre. Ceci n'est qu'une Nième note fifille connasse)

Attention les gars, l'heure est grave. Je sais à quel point mon journal intime de l'internet mondial vous passionne et pour toi public, je vais dévoiler une part de mon intimité. Je veux dire par là, un peu plus que le bout de chair que j'ai déjà pu exhiber sur la toile du World Wide Web. Un truc de l'intimité vraie.

(il se passe des trucs de fou par ici)

(je sens que la foule est en délire, c'est top, clap your hands les gens)

Parce que oui, quoi de plus intime que l'odeur de la peau ? Hé bien grâce au choix cornélien qui se pose à moi, tu vas connaître l'odeur de mon épiderme (un truc que grave ça rapproche le fan de l'idole que je suis)

C'est quoi ce choix cornélien ? Voilà l'histoire: depuis des siècles, je suis fidèle au même parfum. Quand je dis fidèle, c'est à ma façon quoi... j'ai tâtonné à gauche et à droite pour finalement toujours revenir à mes premières amours. A savoir N°5 de Chanel.

Et voilà que depuis quelques temps déjà, inconditionnelle de la tubéreuse que je suis, j'ai craqué pour une édition éphémère de Prada "Infusion de Tubéreuse".

Sauf que qui dit "éphémère" dit "super-pénible-à-trouver-c'est-relou".

Et voilà qu'hier, je trouve un parfum qui semble pouvoir tout effacer dans mon coeur tant il me fait craquer. Sauf que le nom est juste un peu de la louze: "Forever and Ever Dior" (de Dior, donc, ce qui est complètement dingue). Et qu'il manque un je ne sais quoi à la fragrance pour que ce soit le Big Love Total.

Profumo.JPG

(A gauche, Dior. A droite, Prada. Au fond à droite, absolument divine bien que floue, ma grand-mère)

Ne sachant plus à quel flacon me vouer, j'ai mélangé les deux fragrances. Et comment te dire... Ben juste, c'est la tonalité après laquelle je cours depuis des années. Qui me rappelle un truc que je ne sais pas définir et qui me correspond.

Quand je dis qu'il se passe des trucs de dingue.

Donc pour tous ceux qui pousseront la fanitude jusqu'à son extrême, plutôt que de m'envoyer des mails salaces (oui parce que ça commence à bien faire, quand même), vous pouvez vous aussi jouer aux chimistes et ainsi connaître mon sillage.

Si avec ça on me traite encore de Diva qui ne sait pas être proche de son public, je n'y comprends rien.

Et pendant ce temps là, à Vera Cruz...

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(rien à voir, mais je me comprends)

lundi 2 août 2010

Coucher, oui. Dormir, non.

Voilà bien LE sujet récurrent aussi bien dans les soirées filles que lorsque la gent féminine interroge l’un de ses potes de confiance : est-il pertinent de s’envoyer sauvagement en l’air dès le 1er soir ?

Ah ben c’est que nous avons des vraies questions de fond, nous autres les filles.

JamesWhiteCindyCrawford.jpg

Et des vraies angoisses, aussi. Parce que cette question là, elle revient pour une seule et récurrente raison : l’angoisse de perdre notre aura de Femme du Monde dès le 1er soir (bref, très hypocritement, on est ok pour des cochoncetés, mais on ne veut pas passer pour des filles faciles qui se jettent tout aussi vite qu’elles ne se sont allongées)

Et c’est parce que j’ai la prétention d’apporter plus qu’un coup d’épée dans l’eau que je vous expose ici ma réflexion : tout ça, c’est rien que des conneries. C’est en tout cas ce que m’as répondu, il y a quelques années de ça, mon meilleur ami. D’ailleurs, il a une technique imparable. A la fille qui lui dit, sur les coups de 2h du matin, après le marathon apéro-restaurant-petit balade à refaire le monde-dernier verre à la maison: « Oh non, pas le 1er soir, on peut attendre un peu », il répond tout simplement « T’inquiète, c’est 2h du matin, nous en sommes donc déjà au 1er matin » (oui, mon pote il est très English Blazer de l’attitude).

Et visiblement, il a un ROI assez satisfaisant.

Parce qu’après tout, faut être un peu terre à terre : les garçons n’ont pas besoin d’attendre ou pas de coucher avec une nana pour savoir ce qu’ils comptent en faire.

S’il n’envisage rien de sérieux avec une fille, le mec ne va pas s’emmerder avec des histoires de 1er ou 3ème soir, hein. Et de la même façon, s’il respecte la fille qu’il a en face de lui, il ne va pas se formaliser si elle couche tout de suite ou pas.

En revanche, si elle est frigide, il va se formaliser. Mais ce n’est pas le sujet.

Bref, cette histoire de coucher ou pas le 1er soir, c’est un concept totalement féminin.

Toutefois, c’est vrai qu’il y a des choses à éviter, histoire de garder sa respectabilité, même si on a passé la nuit à hululer son extase dans le pieu du mâle. Et la plus importante, c’est de garder sa part de mystère. Oui, l’homme est un chasseur, qui veut impressionner la femelle et lui donner du rêve. L’homme a besoin de traquer sa proie. Et plus il aura l’impression qu’elle lui échappe, plus il voudra la chasser, la volonté de percer le mystère devenant son moteur. Et retenez bien ça : «De part de mystère tu n’auras point, si ta gueule au réveil tu montres au petit matin ».

Et oué.

Non parce que regardons les choses en face : aux yeux de qui peut on encore être mystérieuse quand on a révélé, au petit matin, son haleine de fennec, le cheveu rock’n roll (et avec un peu de chance, légèrement grassouilleux), les yeux gonflés et injecté de sang ?

Bon ok, je parle peut être d’un réveil un peu ultime, là. Mais même les lendemains de soirées sobres, on a rarement le teint frais dès la 1ère heure (et puis soyons honnêtes, c’est rarement lors d’une soirée sobre qu’on couche pour la 1ère fois, hein)

Bref. Faut pas se réveiller auprès de son amant. Si l’histoire devient sérieuse, il aura bien le temps, plus tard, de constater avec fascination comment une belle plante peut être transformée en sorcière par une nuit de sommeil. Mais comme les enfants, les hommes n’ont pas besoin de tout savoir tout de suite.

Donc les filles, si je dois vous donner un conseil pour la période estivale (grande période de chopage) (c’est ce qu’ils disent dans ELLE), ce sera celui-ci : avoir le bon sens de garder un peu de son mystère et penser, après la 1ère partie de jambes à l’air, à s’éclipser pour aller dormir chez soi.

Coucher, oui. Dormir, non.

CQFD

vendredi 30 juillet 2010

Vous avez les questions, nous avons (peut être) les réponses

L'internet mondial regorge d'outils parfaitement inutiles sur lesquels on adore perdre son temps. Surtout les blogueurs, qui sont quand même un peu branleurs dans leur genre... suivez mon regard...

(oui, moi, par exemple)

Voilà donc que j'ai voulu essayer Formspring. Keskedonc, Maryse ? C'est bien simple: il s'agit d'un truc où les gens te posent des questions, de façon anonyme ou pas, et si tu joues le jeu, hé ben tu réponds. Le truc délire.

formspringme.jpg

Bon le truc, c'est que ce site existe depuis des lustres, que tous les blogueurs qui sont de l'influence s'en sont lassés depuis belle lurette. C'est donc une nouvelle fois après le déluge que je me suis réveillée et ai voulu avoir mon formulaire du printemps (traduction littérale) (Aï ame totali fluent). J'ai donc demandé à mes followers sur Twitter de me poser des questions.

Comment vous dire... Bon, sur le principe de base, à savoir l'inutilité du bouzin, nous sommes tous d'accord. Mais ptain, le level de certaines questions, quoi...

Je dois tout de même avouer que certaines m'ont fait rire ("la taille compte t elle ?" ... non mais sérieux les gars, il y en a encore qui croient aux filles qui disent "c'est pas grave", "ça n'a pas d'importance" ???), d'autres m'ont replongée dans mes classiques (grosses références à La cité de la peur ou au Astérix de Chabat et la fabuleuse impro de Baer), mais je dois relever quelques points qui m'ont fait halluciner:

- plusieurs questions sur mes mensurations et ma perception de moi: j'ai joué le jeu, j'ai répondu. Mais honnêtement, passer des plombes sur savoir comment je me trouve... Quel intérêt ?

- plusieurs questions aussi sur "mon type de mec" et ce qui me plait chez un homme: Heu...? Quelqu'un a t il vraiment cru que j'allais répondre un truc délirant genre "plus il est bête, obtus, laid et toquard, plus je kiffe" ??

- j'ai également eu droit à une énième demande d'exemplaire non recadré de la photo que vous voyez ci dessus dans le header... Je le répète donc une énième fois: non, il n'y aura pas de version non recadrée qui circulera. Vous en avez déjà bien vu assez du temps du "Bal des blogueuses", on va pas faire du réchauffé.

- le pompom a été la dernière question (enfin, la dernière à l'heure à laquelle je rédige cette note) (on en est déjà à 80, quand même): "clitoridienne ou vaginale ?" Question posée, cela ne surprendra personne, de façon anonyme. Là, on a tranquillement atteint le niveau de la mer. Ou encore plus bas, j'hésite encore...

Bref, globalement, cela m'a fait marrer, mais cela commence déjà à me lasser. Donc si ça vous chante, vous pouvez encore poser des questions, on verra si je prends le temps d'y répondre, ayant un peu autre chose à faire ce week end (j'ai bronzing dans le Sud, je ne peux pas être partout).

Mais si vous vous lancez, n'hésitez surtout pas à relever le niveau de la foire aux questions: n'hésitez pas à être plus subtils et drôles que certains... (parce que là, je suis au bout du rollmops)

dimanche 18 juillet 2010

Mariage à la campagne

Robe_de_mariee_delphine_manivet.png

(Crédit photo: Delphine Manivet, qui fait des créations magnifiques et originales)(presque ça donnerait envie de se marier, dis donc)

Bonjour les gens de l'internet mondial !

(oui, la tenancière continue sur son rythme de croisière...)

Ce week end, j'étais de mariage: l'un de mes amis de fac passait la bague au doigt à sa chère et tendre (qui a juste le bon goût de ressembler à Grace Kelly: c'est vous dire si la mariée était belle)

Et donc ce week end, mes deux amis les plus proches (dont l'un était témoin) et moi, nous sommes allés en goguette dans la campagne pour boire des mimosas (*) et manger du dragée. Sachant que l'un deux n'a rien trouvé de mieux que d'aller vivre à l'autre bout du monde, vous imaginez le bonheur de se retrouver tous les trois (séquence émotion)

Côté cérémonie, je passe sur le fait que l'entrée des futurs époux dans l'Eglise a juste soulevé chez moi une vague d'émotion digne d'un film pour filles (je suis une grande sensible) ou sur le fait que j'ai moult fois regretté de ne pas être venue avec mon appareil photo (faut être con, tout de même)

Non, je vais plutôt vous parler du truc récurrent dans les mariages: on cherche toujours à caser les célibataires qui seront présents.

Le truc relou. Et drôle, du coup. (Ou pas, en fait)

La dernière fois que l'on m'avait fait le coup, je m'étais retrouvée à côté du cousin de la mariée, qui a passé des plombes à me raconter à quel point il vivait mal sa rupture. C'était super.

Là nous avions le spécimen bipède mâle du Sud, beau gosse, qui comme par hasard était placé à la même table que moi... Il y avait un truc téléphoné, je crois..

Autant vous dire que cela met tout de suite à l'aise, surtout quand les potes font la campagne de pub de l'homme en question depuis la veille. Et quand tu sais que ces cons là lui ont également bien signifié mon célibat (au secours)

Tu es aussi tout de suite à l'aise quand le photographe vous prend pour un couple et fait des photos de vous ("Rapprochez vous... encore... prenez là dans vos bras"... ahem...)

Cela devient le comble quand tes potes passent leur soirée avec des "Alors ?!" , des clins d'œil "complices", des coups de coudes d'une discrétion sans faille. Manquait plus qu'ils demandent au DJ de nous mettre "Take a chance on me" (oui parce qu'il y avait du niveau, côté musique). Tout pour que je finisse dans ma coquille, comme vous pouvez l'imaginer.

Résultat: en rentrant à l'hôtel, mais deux potes m'ont donné du "Ben alors, qu'est ce que tu as foutu ? Il ne te plaît pas ?" "Ben si... "Alors pourquoi il rentre pas avec toi ?" (genre je suis une fille facile) (... heu, non, rien...). Bref, tu finis par les envoyer chier.
Pour la parenthèse, j'ai eu aussi droit à "C'est cool parce qu'avec toi, on peut avoir des vrais discussions de mecs"...Ce qui à mon avis remet un peu en cause mon statut de femme mondaine, mais passons.

Tout cela pour vous dire que depuis, je suis installée en position du yogi, à réfléchir au sens de la vie et ma nouvelle manucure. Et j'en déduis que les potes qui jouent les entremetteurs, c'est le moyen idéal pour passer pour celle qui a déroulé du câble et devenir vieille fille.

(à moins que je fasse peur aux garçons, ce qui n'est pas exclu)

Vais aller poser un cierge à Sainte Rita, tiens.

(*) Mimosas: Champagne et jus d'orange... Un truc d'alcoolique mondain. Forcément, j'ai adoré.

dimanche 27 juin 2010

Promenons-nous En Forêt façon Colo (PEFC, donc)

Salut les gens !

(Oui, vous pouvez faire des petits sauts de cabri sous coke pour marquer votre joie, je suis reviendue) (Youhou, quoi)

Un mois de silence blogostique, bloguesque, sur ce blog, et il s'en est passé des choses, pfiouuu... Et notamment un truc de dingue: j'ai fait de l'accrobranche. Je veux dire par là: j'ai joué à Jane, en sautant dans le vide accrochée à une liane. T'imagines même pas le défi pour moi.

Je t'explique.

Il s'agissait de passer une journée en forêt, histoire de faire comprendre à une poignée de blogueurs l'importance du bois dans notre vie. Et comme le blogueur, sorti de son Twitter et du 2.0 (3.0 ? Ah. Je ne sais plus très bien où nous en sommes) il a du mal à se concentrer, il faut trouver un truc ludique pour éveiller l'enfant en lui. On nous a donc fait faire de l'accrobranche (mais peut être a t on tenté d'en éliminer quelques uns parmi nous, nous ne le saurons jamais)

Alors commençons par le truc sérieux (je vais pas être longue, partez pas tout de suite). Tout cela était organisé par le PEFC. Kesskedonc ? Ben c'est un label de certification international, existant depuis 1999, dont l'objet est de garantir une gestion durable de nos forêts. Le tout basé sur les trois fonctions de celle ci: environnementale (préservation de la biodiversité, par ex), économique (exploitation du bois, notamment) et sociale (accueil du public). Ce qui est quand même rudement bien pour les poumons de notre jolie planète. Et vas donc voir le site du PEFC: c'est instructif et on entend des piou-pious.

Et à l'occasion de la sortie d'un livre sur "Le bois dans notre vie" (il y en a partout, en fait, du bois), nous voici partis en forêt, loin, là bas (mais sans tempête et sans naufrage)

Tout d'abord, il y a eu M. Julio (pas celui des Eglises, mais celui de la forêt), qui nous a expliqué plein de trucs. J'avoue, j'ai été surtout subjuguée par toute la faune sauvage que nous avons croisée: moustiques, oiseaux bizarres et surtout une énorme serpent prêt à nous attaquer (certes, il faisait la taille d'un spaghetti, mais quand on est femme, on sait que le serpent est fourbe, et ce depuis une vague histoire de pomme)

Julio_des_bois.jpg
(Monsieur Julio, nous racontant l'histoire de chaque arbre du Parc des Lémuriens) (le nom du parc n'a pas été choisi au hasard pour sortir des blogueurs, j'en suis sûre)

On a même vu la cabane de Line Renaud, sauf qu'elle était pas au Canada (des années que Line nous ment, je trouve ça pas très cool de sa part)

Cabane_au_fond_du_jardin.jpg
(A moins que ce soit celle de Cabrel, j'avoue avoir un peu décroché des explications) (en même temps, il n'y avait pas de cailloux)

Ensuite, on a enfilé nos baudriers et là j'ai compris que je n'étais pas une blogueuse mode. Parce qu'aucun couturier n'aurait osé faire un tel affront à mon postérieur, déjà bien mal en point. Je me suis donc fait une raison, acceptant le fait que blogueuse champêtre ça en jette quand même pas mal.

Baudriers__au_secours_.jpg
(Je suis donc à gauche) (se voir de dos est une expérience difficile à vivre) (je suis sous Lexo depuis que j'ai vu ce cliché)

A partir de là, nous avons grimpé aux arbres, traversé des tunnels, joué les Indiana Jones sur des passerelles que même pas t'imagines l'angoisse, sauté avec une liane sur un filet qui fut un vrai affront pour mes bras aussi épais que des ailes de poulet. Et on a bien rigolé aussi.

Et puis à un moment on a fait des AH et des OH, quand on s'est rendu compte que Superman était là lui aussi.

Superman_of_the_Wood.jpg

(On était tous un peu foufous, du coup)

Après une journée qui nous a bien crevé (autant te dire que la chemin en bus en retour était bien calme), nous avons découvert encore des trucs. Comme le livre mentionné plus haut sur le bois (où on apprend notamment plein de trucs sur les fûts de vin) (oui, je suis allée direct à l'essentiel), mais aussi des instruments qui paraît il, servent en cuisine.

Perso, j'avais pensé à un autre usage, mais paraît que je suis à côté de la plaque. Si vous avez une idée, je suis preneuse.

Poule_devant_un_couteau.jpg

(Oui, je ressemble à une poule devant un Rubik's cube) (T'imagines donc à quelle fréquence je cuisine) (on n'est pas rendu)

(Crédit Photos: Richard Ying)

samedi 22 mai 2010

Ce n'est qu'un au revoir (... ou pas)

Près de 5 ans que ce blog existe, il est temps de tirer ma révérence. Oui je sais, c'est con, maintenant que j'ai un joli blog etc... Je n'exclue pas l'éventualité de revenir ici, mais il est temps que je m'éloigne.

Alors un grand merci à tous ceux qui me suivent depuis le début, ceux qui sont arrivés en cours de route, voire même ceux qui sont arrivés ici par hasard en tapant sur Gougueule "vieilles qui pissent" et autre "miss blablabla nue" (ils m'ont apporté un peu d'audience, soyons reconnaissants).

Peut être à plus tard. Ou pas. Ce sera suivant l'humeur: on le sait, la Dona e mobile.

Love sur vous les gens :-]

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