Cela a commencé par un mail de mon ami le plus proche, me disant qu’il
s’était maté le film « Mes meilleurs copains » et que ce serait
marrant que je fasse une note du genre « portraits des amis de fac »
quelques années plus tard. Et d’ajouter dans son mail « A force de
vieillir on commence à avoir vraiment la gueule de l'emploi... »
C’est pas faux.
Enfin, certains plus que d’autres, quand même, hein.
Je ne vais pas donner ici les prénoms (certains sont devenus des gens
respectables) (AH AH AH), juste des descriptions. Avec le « 10 ans
avant » et le « 10 ans plus tard ».
Ca ne fera rire que les personnes concernées (enfin, celles qui me lisent) et
moi, mais on s’en fout. C’est pas comme si la bloguerie était un exercice
sérieux en même temps. Ni comme si l’avis des lecteurs m’intéressait (je suis
d’un sournois)
Commençons par l’initiateur de cette idée : Mon Pseudo
Mari. Ce surnom lui a été donné par un de mes petits copains de
l’époque (cas qui sera étudié juste après), parce qu’en fait, on est
certainement plus proches que certaines personnes qui sont en couple. Mais sans
les cochoncetés, donc.
Alors le Pseudo Mari… Connu à l’époque de la fac, nous sommes devenus
proches grâce à une copine commune, toujours au bord du suicide, qui nous
appelait à tour de rôle quand elle avait ingurgité le cocktail médocs/alcool.
Que voulez vous, les couloirs des hôpitaux psychiatriques, ça créé des
liens.
Nous nous trouvons, chère Maryse, avec un spécimen qui est un peu la
caricature du gendre idéal, avec ses bonnes manières et sa tête de 1er de la
classe. Il y a 10 ans, rapidement, nous sommes devenus super proches : il
me chantait du Julio Iglesias dans le creux de l’oreille en cours, avait un
humour trash totalement à l’opposé de l’image qu’il renvoyait, agaçait mon
fiancé (oui… j’ai été fiancée…) par notre si bonne entente, me filait ses notes
quand une manucure ne me permettait pas de venir en cours (j’avais déjà le sens
des priorités).
Nous pensions tous à l’époque qu’il serait incasable parce que c’était pas
le genre à sauter sur tout ce qui bouge ou encore à dévoiler ses sentiments (et
puis sa gueule de puceau n’allait pas aider). Son truc à lui était de voyager
loin et tout seul. Tu vois le genre… Et bien en fait il nous avait à l’époque
dégoté l’une des plus jolies filles de la région. Un truc de fou.
10 ans plus tard ? Ben comme Julio, il n’a pas changé. Il continue de
me chanter « Vous les femmes » quand j’ai une baisse de moral, il a
toujours sa gueule de 1er de la classe (mais ça se voit qu’il n’est plus
puceau, quand même). Bon la jolie fille n’est plus dans le paysage, il n’est
pas franchement casé et comme il n’est toujours pas du genre à s’étaler sur sa
private life et ses sentiments, nous sommes plusieurs à penser qu’il nous
annoncera son mariage pour ses noces de vermeil. D’autant plus, il est parti
vivre à l’autre bout du monde, loin là bas, bien que je lui ai dit « N’y
vas pas, il y a des tempêtes et des naufrages » (et que du coup, il n’est
plus là pour m’inviter au resto les soirs où je déprime) (le con).
Bref, 10 ans plus tard, le même. Et toujours indispensable à quelque
décision que je puisse prendre.
Un de mes meilleurs souvenirs avec mon Pseudo Mari ? Etre assis tous
les deux sur le sable, sans se parler, à regarder le soleil se lever, en
revenant d’une nuit blanche improvisée en Espagne.
Vient ensuite Le Tombeur. Enfin, il y a 10 ans, quand il
s’est pointé au DESS plusieurs semaines après la rentrée, ses rollers à la
main, j’en pensais surtout que c’était un touriste. Quand j’ai constaté que
c’était la caricature du parisien qui snobe un peu les gens du Sud, j’ai même
pensé que c’était un con. Tu vois, on était parti sur des bonnes bases, tous
les deux.
On ne fréquentait pas vraiment les mêmes gens (sauf le Pseudo Mari, qui
s’est par la suite souvent trouvé le cul entre deux chaises) : lui sortait
tout le temps (le couteau entre les dents), moi je vivais mes derniers mois de
burka, un peu repliée sur moi-même, envisageant de plus en plus sérieusement de
rompre ces fiançailles de merde dans lesquelles je m’étais laissée embarquée.
Et puis j’ai enfin rompu et vécu en quelques mois la vie d’étudiante que je
n’avais pas trop eue jusqu’alors : sortir, picoler, rigoler.
Et je ne sais comment, un soir peut être un peu arrosé, ben je l’ai trouvé
moins prétentieux et con. Et puis il ondulait bien son boule sur le dancefloor.
D’un coup, il devenait sympathique. Bref, nous avons été camarades de jeu(x)
quelques temps puis ce salopard m’a larguée par téléphone (grande
classe).
Mais en vrai, le Tombeur s’est avéré être un type bien, du genre sur lequel
tu peux compter. Et s’il a eu des engueulades, quelque chose de fort s’est
construit, une vraie amitié, singulière et tellement sincère. Comme quoi, faut
laisser sa chance au produit.
10 ans plus tard ? Nos deux fichus caractères font qu’on continue de se
provoquer gentiment, mais il est aujourd’hui comme un frère : chiant et
protecteur. Toujours présent quoi qu’il arrive. Et que je l’adore. Est-ce qu’il
a changé ? Non, et heureusement. Mais il s’est construit. Et c’est une
belle personne.
Un de mes meilleurs souvenirs avec le Tombeur ? Il y en a plusieurs
mais ce qui me touche est sa faculté d’éblouissement, comme lorsque nous
écoutions (il y a fort fort longtemps) de la musique classique ensemble et
qu’il s’émerveillait du mouvement d’un instrument. Ou lorsqu’à l’occasion d’une
balade à Saint Guilhem du Désert, il a été capable de nous parler de la couleur
d’un arbuste pendant des plombes (il nous en parle encore
aujourd’hui…)
Bon en fait, cette idée de note était une idée à la con. Je voulais faire un
truc drôle et voilà que je fais dans la note sucrée pour parler de gens que
j’aime, que je considère comme ma famille de cœur et que grave ça me colle la
blatte, parce que malheureusement, on ne se voit pas assez.
Et puis les trucs vraiment drôles, je ne peux pas forcément en parler sans
prendre le risque que l’un d’eux me jette la fatwa.
Ceci dit, je serai bien curieuse de voir ce que ça donnerait s’ils se
prenaient au jeu de l’exercice du portrait « 10 ans plus tard » me
concernant… Chiche ? (ah... on me dit dans l'oreillette que oui,
chiche...) (merde)
...Cela a commencé comme cela. On le sait, les hommes aiment faire rêver les
femmes. Et c'est ainsi que l'on vit des moments hors du temps...
Ou carrément lunaires.
J'ai donc récemment été embarquée un soir sur un scooter et le beau gosse en
question a voulu me faire rêver. A sa façon. Et on peut dire qu'il a de
l'imagination, le bougre.
Je te raconte. Et pour la facilité du récit, trouvons lui un nom (soyons
respectueux des réputations de chacun, hein). Vu que tout cela s'est passé dans
le Sud et qu'ici on apprécie les espagnolades, appelons le Juan Carlos. Ça
sonne bien ça, Juan Carlos.
Donc Juan Carlos m'embarque sur son scooter et nous voilà rendus sur une des
paillotes locales en vue. Bon sauf que là, la saison se termine, qu'il n'y a
pas foule, voire même c'est presque désert. On s'en fout, on va pas se laisser
aller, on boit nos mojitos.
C'est là que les choses m'ont échappées et que je ne sais sur quel délire
c'est parti, mais Juan Carlos décide de me faire découvrir Palavas-Les-Flots by
night.
Oui, moi, Miss Blablabla, blogueuse influente et connasse du 16ème à mes
heures, je me retrouve sur un scooter, à arpenter Palavas, la nuit.
(rigole pas, le pire n'est pas encore arrivé)
Sauf que Palavas, à 1h30 du mat', fin août, c'est un peu la mort du petit
cheval niveau ambiance. Mais c'est pas grave, Juan Carlos reste dans son délire
du "on va faire la tournée des endroits nazes". Comme je suis blonde et beurrée
comme un petit Lu, je trouve l"idée super. Et nous voilà devant le Casino de
Palavas.
Et de causer 5 min avec le clan des vamps (50 balais bien tassés, maquillées
comme des voitures volées), qui sortent du Casino et expliquent à Juan Carlos
(il a la côte avec le 3ème âge) qu'elles partent parce qu'elles n'ont rien
trouvé à se mettre sous la dent.
Et donc scoop: à Palavas, la nuit, tu croises des veuves joyeuses qui ont le
couteau entre les dents. Et trop de blush.
(les trainées)
Encouragés par cet échange, nous allons direct au Dancing du Casino. Et là,
grosse grosse ambiance... trois couples en train de danser sur "Can't take my
eyes off of you". Moyenne d'âge ? Elevée, sans nul doute. Je passe sur la
commande de coupes de champagne Piper le Dauphin (c'est un peu l'autoroute du
rire, avec Juan Carlos), l'interdiction formelle qui nous a été signifiée de
danser avec nos coupes (WTF ??), les vieux qui se collent des mains aux fesses
et font des figures de style sur la piste de danse. Bref, ça chauffe grave dans
les bermudas.
Le pompom, c'est le 1/4 d'heure slow qui a débuté peu de temps après notre
arrivée... On a quand même eu droit à L'été indien et une obscure soupe d'Hervé
Vilard. Bon ok, on était dans un délire des endroits les plus nazes de la
planète mais rapidement, Juan Carlos et moi sommes arrivés au bout du rollmops
et avons enfourché le scooter à la recherche d'un autre haut lieu des soirées
palavasiennes.
C'est comme ça que nous sommes arrivés dans LA boite de Palavas, celle qui
se trouve aux arènes. Le Latina quelque chose (Piper le dauphin semble avoir
causé de sérieux dommages collatéraux au niveau de ma mémoire).
Là encore, foule en délire: au moins 10 personnes sur le dancefloor. Mais au
moins, il y avait de la jeunesse.
C'est à n'y rien comprendre: où sont donc passés tous les aficionados du
camping censés échouer ici ? Bref, nous n'avons pas failli (l'alcool
aidant, faut avouer) et sommes (un peu) restés. Enfin, le temps de deux verres,
quoi. Et de quelques cigarettes (la Loi Evin semble ne pas être arrivée jusque
là) (et c'est tant mieux, parce qu'à part picoler et fumer en rigolant sur des
conneries, y'avait pas grand chose d'autre à faire au Latina truc). Et
d'observer des boutonneux gigoter mollement devant des Loanas en devenir,
jupes-tutus et licorne tatouée de circonstance.
Bref. Tu comprends maintenant pourquoi je parlais de soirée
lunaire.
Le pire, c'est que c'était une très bonne soirée et que ce genre de délire,
c'est tout à fait mon truc.
Ou alors, il est urgent que je rentre à Paris pour retrouver tout sens
commun.
(oui parce que quand même, à Palavas, il y a du level mais on voit ça
aussi, le lendemain d'une soirée hors du temps)
Aujourd'hui, ce blog a 5 ans. Autant le dire tout de suite, c'est un ancêtre
de ce monde merveilleux de la blogosphère, où l'on passe tant de temps à se
regarder le nombril, à se tirer dans les pattes, à critiquer, encenser,
détester ce que l'on a un temps aimé... Bref, on se croirait à la
Cour.
C'est n'importe quoi, donc.
Mais 5 ans de blog, ce sont aussi de belles rencontres. Je le dis chaque
année à l'occasion de l'anniversaire du bloug, mais c'est incroyable de
constater comme de jolies choses sont arrivées grâce à l'internet mondial.
Aujourd'hui, autour de moi, parmi la garde rapprochée, la plupart des personnes
ont été rencontrées via ce blog. Ne serait ce que pour ça, j'ai été bien
inspirée il y a 5 ans quand, par ennui et curiosité, j'ai ouvert les
portes.
Mais en vrai, ce qui compte le plus aujourd'hui, ce n'est pas cet
anniversaire, mais une arrivée. Une arrivée au Monde, dans nos vies, de celui
que l'on attend depuis 9 mois.
Sa Maman est comme ma petite soeur, c'est vous dire à quel point le coup de
fil de ma Tante ce matin m'a émue. Parce qu'on aime être réveillé par les
jolies nouvelles. Parce qu'heureusement il y a du choupi dans la vie. Et parce
que la famille, bousculée violemment ces derniers mois, va enfin avoir sa dose
de douceur.
C'est donc la larme à l'oeil d'émotion et de bonheur que je souhaite un
grand ouelcome au petit Alexis :-]
(Ceci est le bidou de ma cousine, même pas en rêve vous utilisez cette
photo sans autorisation)
Crédit Photo: p-sk.fr (allez voir,
voilà un photographe avec du talent inside)
(Public de mon coeur, ne te formalise pas sur l'intensité dramatique du
titre. Ceci n'est qu'une Nième note fifille connasse)
Attention les gars, l'heure est grave. Je sais à quel point mon journal
intime de l'internet mondial vous passionne et pour toi public, je vais
dévoiler une part de mon intimité. Je veux dire par là, un peu plus que le bout
de chair que j'ai déjà pu exhiber sur la toile du World Wide Web. Un truc de
l'intimité vraie.
(il se passe des trucs de fou par ici)
(je sens que la foule est en délire, c'est top, clap your hands les
gens)
Parce que oui, quoi de plus intime que l'odeur de la peau ? Hé bien
grâce au choix cornélien qui se pose à moi, tu vas connaître l'odeur de mon
épiderme (un truc que grave ça rapproche le fan de l'idole que je
suis)
C'est quoi ce choix cornélien ? Voilà l'histoire: depuis des siècles,
je suis fidèle au même parfum. Quand je dis fidèle, c'est à ma façon quoi...
j'ai tâtonné à gauche et à droite pour finalement toujours revenir à mes
premières amours. A savoir N°5 de Chanel.
Et voilà que depuis quelques temps déjà, inconditionnelle de la tubéreuse
que je suis, j'ai craqué pour une édition éphémère de Prada "Infusion de
Tubéreuse".
Sauf que qui dit "éphémère" dit
"super-pénible-à-trouver-c'est-relou".
Et voilà qu'hier, je trouve un parfum qui semble pouvoir tout effacer dans
mon coeur tant il me fait craquer. Sauf que le nom est juste un peu de la
louze: "Forever and Ever Dior" (de Dior, donc, ce qui est complètement dingue).
Et qu'il manque un je ne sais quoi à la fragrance pour que ce soit le Big Love
Total.
(A gauche, Dior. A droite, Prada. Au fond à droite, absolument divine
bien que floue, ma grand-mère)
Ne sachant plus à quel flacon me vouer, j'ai mélangé les deux fragrances. Et
comment te dire... Ben juste, c'est la tonalité après laquelle je cours depuis
des années. Qui me rappelle un truc que je ne sais pas définir et qui me
correspond.
Quand je dis qu'il se passe des trucs de dingue.
Donc pour tous ceux qui pousseront la fanitude jusqu'à son extrême, plutôt
que de m'envoyer des mails salaces (oui parce que ça commence à bien faire,
quand même), vous pouvez vous aussi jouer aux chimistes et ainsi connaître mon
sillage.
Si avec ça on me traite encore de Diva qui ne sait pas être proche de son
public, je n'y comprends rien.
Voilà bien LE sujet récurrent aussi bien dans les soirées filles que lorsque
la gent féminine interroge l’un de ses potes de confiance : est-il
pertinent de s’envoyer sauvagement en l’air dès le 1er soir ?
Ah ben c’est que nous avons des vraies questions de fond, nous autres les
filles.
Et des vraies angoisses, aussi. Parce que cette question là, elle revient
pour une seule et récurrente raison : l’angoisse de perdre notre aura de
Femme du Monde dès le 1er soir (bref, très hypocritement, on est ok pour des
cochoncetés, mais on ne veut pas passer pour des filles faciles qui se jettent
tout aussi vite qu’elles ne se sont allongées)
Et c’est parce que j’ai la prétention d’apporter plus qu’un coup d’épée dans
l’eau que je vous expose ici ma réflexion : tout ça, c’est rien que des
conneries. C’est en tout cas ce que m’as répondu, il y a quelques années de ça,
mon meilleur ami. D’ailleurs, il a une technique imparable. A la fille qui lui
dit, sur les coups de 2h du matin, après le marathon apéro-restaurant-petit
balade à refaire le monde-dernier verre à la maison: « Oh non, pas le 1er
soir, on peut attendre un peu », il répond tout simplement « T’inquiète,
c’est 2h du matin, nous en sommes donc déjà au 1er matin » (oui, mon pote
il est très English Blazer de l’attitude).
Et visiblement, il a un ROI assez satisfaisant.
Parce qu’après tout, faut être un peu terre à terre : les garçons n’ont
pas besoin d’attendre ou pas de coucher avec une nana pour savoir ce qu’ils
comptent en faire.
S’il n’envisage rien de sérieux avec une fille, le mec ne va pas s’emmerder
avec des histoires de 1er ou 3ème soir, hein. Et de la même façon, s’il
respecte la fille qu’il a en face de lui, il ne va pas se formaliser si elle
couche tout de suite ou pas.
En revanche, si elle est frigide, il va se formaliser. Mais ce n’est pas le
sujet.
Bref, cette histoire de coucher ou pas le 1er soir, c’est un concept
totalement féminin.
Toutefois, c’est vrai qu’il y a des choses à éviter, histoire de garder sa
respectabilité, même si on a passé la nuit à hululer son extase dans le pieu du
mâle. Et la plus importante, c’est de garder sa part de mystère. Oui, l’homme
est un chasseur, qui veut impressionner la femelle et lui donner du rêve.
L’homme a besoin de traquer sa proie. Et plus il aura l’impression qu’elle lui
échappe, plus il voudra la chasser, la volonté de percer le mystère devenant
son moteur. Et retenez bien ça : «De part de mystère tu n’auras point, si
ta gueule au réveil tu montres au petit matin ».
Et oué.
Non parce que regardons les choses en face : aux yeux de qui peut on
encore être mystérieuse quand on a révélé, au petit matin, son haleine de
fennec, le cheveu rock’n roll (et avec un peu de chance, légèrement
grassouilleux), les yeux gonflés et injecté de sang ?
Bon ok, je parle peut être d’un réveil un peu ultime, là. Mais même les
lendemains de soirées sobres, on a rarement le teint frais dès la 1ère heure
(et puis soyons honnêtes, c’est rarement lors d’une soirée sobre qu’on couche
pour la 1ère fois, hein)
Bref. Faut pas se réveiller auprès de son amant. Si l’histoire devient
sérieuse, il aura bien le temps, plus tard, de constater avec fascination
comment une belle plante peut être transformée en sorcière par une nuit de
sommeil. Mais comme les enfants, les hommes n’ont pas besoin de tout savoir
tout de suite.
Donc les filles, si je dois vous donner un conseil pour la période estivale
(grande période de chopage) (c’est ce qu’ils disent dans ELLE), ce sera
celui-ci : avoir le bon sens de garder un peu de son mystère et penser,
après la 1ère partie de jambes à l’air, à s’éclipser pour aller dormir chez
soi.
L'internet mondial regorge d'outils parfaitement inutiles sur lesquels on
adore perdre son temps. Surtout les blogueurs, qui sont quand même un peu
branleurs dans leur genre... suivez mon regard...
(oui, moi, par exemple)
Voilà donc que j'ai voulu essayer Formspring. Keskedonc, Maryse ?
C'est bien simple: il s'agit d'un truc où les gens te posent des questions, de
façon anonyme ou pas, et si tu joues le jeu, hé ben tu réponds. Le truc
délire.
Bon le truc, c'est que ce site existe depuis des lustres, que tous les
blogueurs qui sont de l'influence s'en sont lassés depuis belle lurette. C'est
donc une nouvelle fois après le déluge que je me suis réveillée et ai voulu
avoir mon formulaire du printemps (traduction littérale) (Aï ame totali
fluent). J'ai donc demandé à mes followers sur Twitter de me poser des
questions.
Comment vous dire... Bon, sur le principe de base, à savoir l'inutilité du
bouzin, nous sommes tous d'accord. Mais ptain, le level de certaines questions,
quoi...
Je dois tout de même avouer que certaines m'ont fait rire ("la taille compte
t elle ?" ... non mais sérieux les gars, il y en a encore qui croient aux
filles qui disent "c'est pas grave", "ça n'a pas d'importance" ???), d'autres
m'ont replongée dans mes classiques (grosses références à La cité de la peur ou
au Astérix de Chabat et la fabuleuse impro de Baer), mais je dois relever
quelques points qui m'ont fait halluciner:
- plusieurs questions sur mes mensurations et ma perception de moi: j'ai
joué le jeu, j'ai répondu. Mais honnêtement, passer des plombes sur savoir
comment je me trouve... Quel intérêt ?
- plusieurs questions aussi sur "mon type de mec" et ce qui me plait chez un
homme: Heu...? Quelqu'un a t il vraiment cru que j'allais répondre un truc
délirant genre "plus il est bête, obtus, laid et toquard, plus je kiffe"
??
- j'ai également eu droit à une énième demande d'exemplaire non recadré de
la photo que vous voyez ci dessus dans le header... Je le répète donc une
énième fois: non, il n'y aura pas de version non recadrée qui circulera. Vous
en avez déjà bien vu assez du temps du "Bal des blogueuses", on va pas faire du
réchauffé.
- le pompom a été la dernière question (enfin, la dernière à l'heure à
laquelle je rédige cette note) (on en est déjà à 80, quand même):
"clitoridienne ou vaginale ?" Question posée, cela ne surprendra personne, de
façon anonyme. Là, on a tranquillement atteint le niveau de la mer. Ou encore
plus bas, j'hésite encore...
Bref, globalement, cela m'a fait marrer, mais cela commence déjà à me
lasser. Donc si ça vous chante, vous pouvez encore poser des questions, on
verra si je prends le temps d'y répondre, ayant un peu autre chose à faire ce
week end (j'ai bronzing dans le Sud, je ne peux pas être partout).
Mais si vous vous lancez, n'hésitez surtout pas à relever le niveau de la
foire aux questions: n'hésitez pas à être plus subtils et drôles que
certains... (parce que là, je suis au bout du rollmops)
(Crédit photo: Delphine Manivet, qui
fait des créations magnifiques et originales)(presque ça donnerait envie de se
marier, dis donc)
Bonjour les gens de l'internet mondial !
(oui, la tenancière continue sur son rythme de croisière...)
Ce week end, j'étais de mariage: l'un de mes amis de fac passait la bague au
doigt à sa chère et tendre (qui a juste le bon goût de ressembler à Grace
Kelly: c'est vous dire si la mariée était belle)
Et donc ce week end, mes deux amis les plus proches (dont l'un était témoin)
et moi, nous sommes allés en goguette dans la campagne pour boire des mimosas
(*) et manger du dragée. Sachant que l'un deux n'a rien trouvé de mieux que
d'aller vivre à l'autre bout du monde, vous imaginez le bonheur de se retrouver
tous les trois (séquence émotion)
Côté cérémonie, je passe sur le fait que l'entrée des futurs époux dans
l'Eglise a juste soulevé chez moi une vague d'émotion digne d'un film pour
filles (je suis une grande sensible) ou sur le fait que j'ai moult fois
regretté de ne pas être venue avec mon appareil photo (faut être con, tout de
même)
Non, je vais plutôt vous parler du truc récurrent dans les mariages: on
cherche toujours à caser les célibataires qui seront présents.
Le truc relou. Et drôle, du coup. (Ou pas, en fait)
La dernière fois que l'on m'avait fait le coup, je m'étais retrouvée à côté
du cousin de la mariée, qui a passé des plombes à me raconter à quel point il
vivait mal sa rupture. C'était super.
Là nous avions le spécimen bipède mâle du Sud, beau gosse, qui comme par
hasard était placé à la même table que moi... Il y avait un truc téléphoné, je
crois..
Autant vous dire que cela met tout de suite à l'aise, surtout quand les
potes font la campagne de pub de l'homme en question depuis la veille. Et quand
tu sais que ces cons là lui ont également bien signifié mon célibat (au
secours)
Tu es aussi tout de suite à l'aise quand le photographe vous prend pour un
couple et fait des photos de vous ("Rapprochez vous... encore... prenez là dans
vos bras"... ahem...)
Cela devient le comble quand tes potes passent leur soirée avec des "Alors
?!" , des clins d'œil "complices", des coups de coudes d'une discrétion sans
faille. Manquait plus qu'ils demandent au DJ de nous mettre "Take a chance on
me" (oui parce qu'il y avait du niveau, côté musique). Tout pour que je finisse
dans ma coquille, comme vous pouvez l'imaginer.
Résultat: en rentrant à l'hôtel, mais deux potes m'ont donné du "Ben alors,
qu'est ce que tu as foutu ? Il ne te plaît pas ?" "Ben si... "Alors
pourquoi il rentre pas avec toi ?" (genre je suis une fille facile) (... heu,
non, rien...). Bref, tu finis par les envoyer chier.
Pour la parenthèse, j'ai eu aussi droit à "C'est cool parce qu'avec toi, on
peut avoir des vrais discussions de mecs"...Ce qui à mon avis remet un peu en
cause mon statut de femme mondaine, mais passons.
Tout cela pour vous dire que depuis, je suis installée en position du yogi,
à réfléchir au sens de la vie et ma nouvelle manucure. Et j'en déduis que les
potes qui jouent les entremetteurs, c'est le moyen idéal pour passer pour celle
qui a déroulé du câble et devenir vieille fille.
(à moins que je fasse peur aux garçons, ce qui n'est pas exclu)
Vais aller poser un cierge à Sainte Rita, tiens.
(*) Mimosas: Champagne et jus d'orange... Un truc d'alcoolique mondain.
Forcément, j'ai adoré.
(Oui, vous pouvez faire des petits sauts de cabri sous coke pour marquer
votre joie, je suis reviendue) (Youhou, quoi)
Un mois de silence blogostique, bloguesque, sur ce
blog, et il s'en est passé des choses, pfiouuu... Et notamment un truc de
dingue: j'ai fait de l'accrobranche. Je veux dire par là: j'ai joué à Jane, en
sautant dans le vide accrochée à une liane. T'imagines même pas le défi pour
moi.
Je t'explique.
Il s'agissait de passer une journée en forêt, histoire de faire comprendre à
une poignée de blogueurs l'importance du bois dans notre vie. Et comme le
blogueur, sorti de son Twitter et du 2.0 (3.0 ? Ah. Je ne sais plus très
bien où nous en sommes) il a du mal à se concentrer, il faut trouver un truc
ludique pour éveiller l'enfant en lui. On nous a donc fait faire de
l'accrobranche (mais peut être a t on tenté d'en éliminer quelques uns parmi
nous, nous ne le saurons jamais)
Alors commençons par le truc sérieux (je vais pas être longue, partez pas
tout de suite). Tout cela était organisé
par le PEFC. Kesskedonc ? Ben c'est un label de certification
international, existant depuis 1999, dont l'objet est de garantir une gestion
durable de nos forêts. Le tout basé sur les trois fonctions de celle ci:
environnementale (préservation de la biodiversité, par ex), économique
(exploitation du bois, notamment) et sociale (accueil du public). Ce qui est
quand même rudement bien pour les poumons de notre jolie planète. Et vas donc
voir le site du PEFC: c'est instructif et on entend des piou-pious.
Et à l'occasion de la sortie d'un livre sur "Le bois dans notre vie" (il y
en a partout, en fait, du bois), nous voici partis en forêt, loin, là bas (mais
sans tempête et sans naufrage)
Tout d'abord, il y a eu M. Julio (pas celui des Eglises, mais celui de la
forêt), qui nous a expliqué plein de trucs. J'avoue, j'ai été surtout subjuguée
par toute la faune sauvage que nous avons croisée: moustiques, oiseaux bizarres
et surtout une énorme serpent prêt à nous attaquer (certes, il faisait la
taille d'un spaghetti, mais quand on est femme, on sait que le serpent est
fourbe, et ce depuis une vague histoire de pomme)
(Monsieur Julio, nous racontant l'histoire de chaque arbre du Parc des
Lémuriens)(le nom du parc n'a pas été choisi au hasard pour sortir
des blogueurs, j'en suis sûre)
On a même vu la cabane de Line Renaud, sauf qu'elle était pas au Canada (des
années que Line nous ment, je trouve ça pas très cool de sa part)
(A moins que ce soit celle de Cabrel, j'avoue avoir un peu décroché des
explications)(en même temps, il n'y avait pas de
cailloux)
Ensuite, on a enfilé nos baudriers et là j'ai compris que je n'étais pas une
blogueuse mode. Parce qu'aucun couturier n'aurait osé faire un tel affront à
mon postérieur, déjà bien mal en point. Je me suis donc fait une raison,
acceptant le fait que blogueuse champêtre ça en jette quand même pas
mal.
(Je suis donc à gauche)(se voir de dos est une expérience
difficile à vivre)(je suis sous Lexo depuis que j'ai vu ce
cliché)
A partir de là, nous avons grimpé aux arbres, traversé des tunnels, joué les
Indiana Jones sur des passerelles que même pas t'imagines l'angoisse, sauté
avec une liane sur un filet qui fut un vrai affront pour mes bras aussi épais
que des ailes de poulet. Et on a bien rigolé aussi.
Et puis à un moment on a fait des AH et des OH, quand on s'est rendu compte
que Superman était là lui aussi.
(On était tous un peu foufous, du coup)
Après une journée qui nous a bien crevé (autant te dire que la chemin en bus
en retour était bien calme), nous avons découvert encore des trucs. Comme le
livre mentionné plus haut sur le bois (où on apprend notamment plein de trucs
sur les fûts de vin) (oui, je suis allée direct à l'essentiel), mais aussi des
instruments qui paraît il, servent en cuisine.
Perso, j'avais pensé à un autre usage, mais paraît que je suis à côté de la
plaque. Si vous avez une idée, je suis preneuse.
(Oui, je ressemble à une poule devant un Rubik's cube)(T'imagines donc à quelle fréquence je cuisine)(on n'est pas
rendu)
Près de 5 ans que ce blog existe, il est temps de tirer ma révérence. Oui je
sais, c'est con, maintenant que j'ai un joli blog etc... Je n'exclue pas
l'éventualité de revenir ici, mais il est temps que je m'éloigne.
Alors un grand merci à tous ceux qui me suivent depuis le début, ceux qui
sont arrivés en cours de route, voire même ceux qui sont arrivés ici par hasard
en tapant sur Gougueule "vieilles qui pissent" et autre "miss blablabla nue"
(ils m'ont apporté un peu d'audience, soyons reconnaissants).
Peut être à plus tard. Ou pas. Ce sera suivant l'humeur: on le sait, la Dona
e mobile.